
Quand les masques tombent
Si dans le précédent tome, Satoko s’était fait une amie, elle s’est également attiré des ennemies, et certaines d’entre elles voient d’un très mauvais œil sa relation avec Goto. Pour une fois, Goto ne la surveille pas, et cela n’a rien d’un hasard : Mitsueda, l’homme qui l’avait engagé pour veiller sur Satoko, demande à le voir.
Pendant ce temps, Satoko se retrouve isolée et rapidement menacée par plusieurs femmes. La voilà plaquée au sol, incapable de bouger, tandis que Yukari se tient au-dessus d’elle. Présentée comme une ancienne amante de Goto, Yukari est accompagnée de deux autres femmes qui, en apparence, semblent n’être que de simples exécutantes manipulées dans l’ombre.
Mais Satoko comprend vite la réalité de la situation. Yukari ne fait preuve d’aucune pitié, ni envers elle, ni envers celles qu’elle considère pourtant comme ses alliées. Elle n’hésite pas à les rabaisser devant Satoko, allant jusqu’à les menacer si elles refusent d’obéir à ses ordres, prêtes à leur nuire à leur tour.
Alors que la pression monte et que la situation semble désespérée, Satoko entrevoit une opportunité. Une occasion de reprendre le contrôle et de passer du statut de victime à celui de stratège.
Le poids des regrets
Satoko parvient à reprendre le contrôle de la situation et, pour la première fois, c’est elle qui se retrouve en position de force. Elle a changé, devenant plus froide, plus dure, et animée par une volonté de se venger de ce que Yukari a tenté de lui faire subir.
Heureusement, avant qu’elle ne commette un acte qu’elle pourrait regretter toute sa vie, Goto intervient. Il surgit à temps et menace Yukari, prêt à agir si elle ose encore s’en prendre à Satoko. Pourtant, malgré la tension et la colère, Satoko reste fidèle à elle-même et se laisse rattraper par sa bienveillance. Elle ne souhaite pas que Yukari soit jugée pour ses actes.
C’est alors que Aoi, l’amie de Satoko, qui a assisté à toute la scène, prend la parole. Elle finit par avouer qu’elle est à l’origine de tout cela. Si Yukari a eu connaissance de la relation entre Satoko et Goto, c’est uniquement à cause d’elle. Elle n’a jamais voulu faire de mal à Satoko, bien au contraire : son seul objectif était de faire souffrir Yukari, comme elle-même a pu souffrir par le passé.
Malgré sa cruauté apparente, Yukari apparaît alors sous un autre jour. Elle aussi est une victime, enfermée dans un amour à sens unique. Et désormais, elle en a pleinement conscience : Goto n’a d’yeux que pour Satoko. Face aux conséquences de ses actes, Aoi est submergée par la culpabilité. Elle prend la fuite, incapable d’affronter la situation, avec une seule idée en tête : mettre fin à ses jours.
Si proche de la liberté…
Pour Satoko et Goto, il est enfin temps de quitter l’île. Après avoir soudoyé un passeur, le chemin vers la liberté semble à portée de main, comme si une nouvelle vie s’ouvrait enfin devant eux. Durant la traversée, le silence s’installe, lourd, presque pesant pour Satoko. Elle ressent le besoin de le briser, consciente qu’une fois arrivés, ils devront se séparer. Elle propose alors à Goto de le présenter à son père… non pas comme un époux, mais comme celui qui l’a sauvée. Une demande qui vient heurter Goto, lui qui n’aspirait qu’à une chose : se marier avec elle, un souhait qu’il sait désormais difficile, voire impossible, à réaliser.
Malgré tout, Goto se fait une promesse intérieure : faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire changer d’avis Satoko. Il veut passer du temps avec elle, apprendre à la connaître davantage, devenir un homme digne d’elle et, surtout, la rendre heureuse.
Ces paroles, pleines de sincérité, touchent profondément Satoko. Elle admet alors qu’au début, elle le trouvait effrayant, mais que les choses ont changé au fil du temps. Aujourd’hui, elle est sincèrement heureuse de l’avoir rencontré. Un moment de vérité et d’émotion, malheureusement brisé net lorsque des mercenaires envoyés depuis l’île surgissent et attaquent leur embarcation. Une fois encore, Goto est prêt à tout pour protéger Satoko, quitte à risquer sa propre vie…