Le destin fragile de Satoko Kirigaya
Satoko Kirigaya semble mener une vie parfaite… du moins en apparence. Riche, belle et dotée d’une grande gentillesse, elle possède toutes les qualités que l’on pourrait souhaiter chez une jeune femme à marier. Et justement, c’est là son plus grand souhait : trouver un époux afin d’honorer sa famille et, surtout, rendre son père fier d’elle. Pourtant, derrière cette image idéale se cache une réalité bien plus fragile.
Atteinte d’une grave maladie du cœur, Satoko n’a que seize ans et sa santé est extrêmement fragile. Les médecins sont catégoriques : il est peu probable qu’elle atteigne l’âge adulte. Dans ces conditions, envisager un mariage devient presque impossible.
De son côté, sa demi-sœur Miwako nourrit une jalousie profonde. Elle aussi rêve de se marier, mais l’attention de tous est constamment tournée vers Satoko. Sans même quitter la maison, cette dernière reçoit des centaines de propositions de mariage, tandis que Miwako attend encore celui qui fera d’elle une épouse respectable. Bien sûr, elle espère un homme noble, à la hauteur de son rang.
La relation entre les deux jeunes femmes est donc particulièrement tendue. Elles se contentent de tolérer la présence l’une de l’autre, sans la moindre affection. La mère de Miwako, quant à elle, ne dissimule pas son hostilité. Elle n’éprouve aucun attachement pour Satoko et serait prête à tout pour la voir disparaître.
Heureusement, Satoko peut compter sur le soutien indéfectible de son père. C’est un homme profondément aimant, prêt à tout pour protéger sa fille, et ce sentiment est réciproque. Désireuse de lui faire plaisir, Satoko décide un jour de se rendre en ville pour lui acheter un cadeau. Elle est accompagnée de Kotaro, un ami proche chargé de veiller sur elle. Cependant, la jeune fille est loin de se douter que cette simple sortie en ville va bouleverser son existence et déclencher une série d’événements bien plus graves qu’elle ne l’aurait imaginé.
Une rencontre inattendue
27 juin, 17 h. Satoko est enlevée par trois inconnus. Lorsqu’elle reprend connaissance, elle se retrouve ligotée, les mains attachées et bâillonnée, incapable de parler ou même de comprendre ce qui lui arrive réellement. Face à elle, ses ravisseurs discutent ouvertement de sa beauté. Ils semblent presque regretter ce qu’ils doivent faire, tuer une femme aussi jolie. À cet instant, Satoko comprend peu à peu la réalité de la situation. Sa fin est proche… et ironiquement, ce ne sera finalement pas la maladie qui aura raison d’elle.
Peu après, un autre homme entre dans la pièce. Il s’appelle Goto et son attitude contraste avec celle des autres. Un léger sourire aux lèvres, il est connu pour ses talents d’assassin et sa réputation n’est plus à faire. Sa mission est claire : tuer Satoko. Cependant, il n’a pas l’autorisation de le faire immédiatement. Il doit d’abord la surveiller et veiller sur elle jusqu’à 21 h.
Satoko se retrouve alors face à celui qui est censé devenir son bourreau. Pourtant, contre toute attente, l’homme se montre étonnamment calme, presque attentionné. Il lui propose même quelque chose à manger et prend la décision de retirer le bâillon qui l’empêchait de parler.
Complètement déstabilisée par ce comportement, Satoko ne sait plus quoi penser. Pourquoi celui qui doit la tuer dans seulement quelques heures agit-il avec autant de douceur ? Son regard aussi semble étrange, difficile à lire, et par moments presque effrayant.
Après quelques instants d’hésitation, Satoko trouve finalement le courage de parler. Elle affirme qu’elle ne mérite pas de mourir et tente de lui expliquer sa situation. Dans un élan de désespoir, elle va même jusqu’à lui demander de l’aider à s’échapper. Pour l’assassin, la réponse est simple : il pourrait envisager de la laisser partir seulement si elle pouvait payer plus que ceux qui l’ont engagé. Malheureusement pour elle, sans argent sur elle, la négociation semble déjà perdue d’avance.


Entre terreur et désespoir, une proposition audacieuse
La situation devient encore plus tendue lorsque plusieurs hommes entrent dans la pièce. Leur intention est claire et particulièrement inquiétante : profiter de Satoko avant de la tuer.
À cet instant, Goto montre enfin un aperçu de ce qu’il est réellement. Pour lui, un contrat reste un contrat, et personne n’a le droit d’y toucher. Sans la moindre hésitation, il sort son sabre et, d’un geste rapide, tranche la jambe de l’un des agresseurs. Le message est immédiat et sans appel : personne ne touchera à Satoko, sous peine de perdre un membre.
En voyant cela, Satoko est terrifiée. Pourtant, au milieu de l’horreur de la scène, elle comprend aussi qu’une possibilité vient peut-être de s’ouvrir. Une chance de s’échapper de ce cauchemar.
Il ne lui reste qu’une seule solution : utiliser ce charme qui semble tant attirer les regards. Elle prend alors son courage à deux mains et demande à Goto de l’épouser. Une demande pour le moins inattendue… une victime qui supplie son propre assassin de l’épouser.
Mais contre toute attente, Goto accepte. Sans perdre de temps, il enlève Satoko et l’emmène loin d’ici. Si Satoko n’avait peut-être pas réellement réfléchi à ce qu’elle disait, Goto, lui, semble désormais bien décidé à épouser celle qui vient de se promettre à lui.
Alors que leurs poursuivants se lancent à leur poursuite, il se débarrasse d’eux presque aussitôt, d’un simple mouvement de sabre. Satoko n’en revient toujours pas. Elle qui a toujours rêvé de se marier va finalement se retrouver mariée à un assassin. Mais au fond, a-t-elle vraiment le choix ?