Au début de la fin du monde

DATE DE SORTIE
07/05/2025
AUTEUR
TANAKA Kei
ÉDITEUR
Akata
TYPE
Manga
NOMBRE DE PAGE
176 pages
PRIX
7,10 €

Japon, île de Hokkaido. L’apparition soudaine d’un singe infecté par un étrange virus vient bouleverser le quotidien paisible des habitants. Après avoir été mordues par le primate, plusieurs personnes se transforment en zombies et s’en prennent à leurs semblables… C’est le début d’une épidémie sans précédent qui menace toute la population. Livrés à eux–mêmes, les insulaires essaient tant bien que mal de subsister et de trouver un sens à leur vie durant l’apocalypse.

Paru en 2014 au Japon, Au début de la fin du monde (In the Beginning of the End of the World) est un one-shot désormais disponible en France aux éditions Akata. La mangaka derrière cette œuvre n’est autre que Tanaka Kei, connue pour des titres tels que Junai Station (2009), Nine Ten (2012) ou encore Otaku to Kon Katsu Sure Nante, paru en 2024.

Droit d’auteur : SEKAI NO OWARI NO HAJIMARI NI © Kei Tanaka 2014 / HAKUSENSHA Inc.

Quand le monde bascule

Avez-vous déjà imaginé ce qu’il se passerait si c’était la fin du monde ? Maiko, elle, n’y pensait pas vraiment. Pourtant, son bonheur allait bientôt être bouleversé.

Maiko vivait avec sa mère et pouvait toujours compter sur Mitsuo, son ami d’enfance et petit ami depuis plusieurs années. Seule ombre au tableau : un singe échappé qui se promenait dans les quartiers sud de la ville. Particulièrement agressif, il n’hésitait pas à mordre quiconque s’approchait. Pour Maiko, cela restait secondaire. Sa vie semblait parfaite, surtout depuis qu’elle partageait son quotidien avec Mitsuo. Toujours présent pour elle, il la gâtait avec de délicieux petits plats et la protégeait en toutes circonstances : le petit ami parfait.

Cependant, la situation en ville se détériore rapidement. Une maladie inconnue commence à faire des ravages. Ses symptômes sont terrifiants : délire, troubles du langage, décoloration de la peau et agressivité accrue. Pour le moment, Maiko ne se préoccupe pas vraiment des avertissements : tant qu’elle est avec Mitsuo, tout ira bien… du moins le croit-elle.

Alors qu’ils se promènent, les deux amoureux assistent à une scène effrayante : une femme se fait mordre à la main et la foule panique. Les informations tombent rapidement : la maladie, découverte la semaine précédente, se transmet par morsure des personnes contaminées.

Pris de panique, ils se précipitent chez eux… et découvrent avec horreur que leurs voisins ont eux aussi été transformés en ces créatures étranges. Ce qui semblait encore banal il y a quelques jours se transforme désormais en un véritable cauchemar

Survivre à deux

Sans leurs parents, Maiko et Mitsuo doivent apprendre à se débrouiller seuls. Pendant cinq jours, ils restent cloîtrés chez eux, attendant patiemment une solution.

Malheureusement, rien ne s’arrange et, pire encore, la situation s’aggrave. Tandis que Maiko perd peu à peu espoir, Mitsuo garde la tête haute et fait tout son possible pour soutenir sa petite amie. Malgré sa peur, Maiko se sent particulièrement reconnaissante envers lui et souhaite le remercier. Elle prend alors la décision de se rendre en face de chez elle, chez Mitsuo, pour récupérer de la nourriture. Malheureusement, elle n’est pas seule : une personne infectée se dirige droit sur elle.

Mitsuo, qui a vu la scène de loin, se précipite pour la protéger, au risque de mettre sa propre vie en danger. Par chance, aucun d’eux n’est blessé et ils regagnent la maison sains et saufs. En rentrant, les nouvelles ne sont pas rassurantes : le virus continue de progresser et les mesures de quarantaine semblent inefficaces. Mais à leur grande surprise, un centre d’évacuation est ouvert, leur offrant enfin un espoir. Leur objectif est clair : s’y rendre dès le lendemain, après une nuit de sommeil.

Cette nuit là, les deux amoureux se retrouvent, enlacés, profitant de l’instant comme si c’était le dernier. Ils rêvent à leur vie future : mariés, avec des enfants, loin de tous ces problèmes.

Renaître du chaos

Dès le lendemain, ils se dirigent vers le point d’évacuation. Les rues sont infestées de morts-vivants, et Mitsuo, fidèle à lui-même, veille avec une attention constante sur Maiko.

Alors qu’ils approchent enfin de leur destination, Maiko laisse éclater sa joie. Mitsuo, lui, répond avec une sévérité inhabituelle. Un détail frappe aussitôt Maiko : la peau de Mitsuo est différente. Elle comprend immédiatement : en le protégeant, il a été blessé, un secret qu’il s’était soigneusement gardé de lui révéler pour ne pas l’inquiéter. Mais il n’y a pas de temps à perdre ; il faut trouver un refuge.

Ils se réfugient dans une église, un moment de répit… un lieu pour des adieux silencieux. Mitsuo sait que son heure est venue. Maiko est désemparée. Elle refuse de le laisser partir et, dans sa détresse, ne souhaite qu’une chose : mourir à ses côtés. Elle se sent responsable de sa destinée.

Mitsuo refuse. Son ultime souhait est que Maiko survive et échappe à cet enfer. Dans un dernier geste de bravoure, il sort, élimine les morts-vivants autour d’eux, fixe Maiko une dernière fois… puis met fin à ses jours d’une balle dans la tête. C’est son choix, sa manière de préserver ce qui lui est cher.

Malgré sa douleur, Maiko parvient à trouver refuge au lycée transformé en centre d’évacuation. Elle y retrouve sa mère ainsi que d’autres survivants, mais sa joie de vivre a disparu. Pendant un mois, elle mange à peine, accablée par la tristesse et la perte de Mitsuo. Ce qu’elle ignore encore, c’est qu’un détail inattendu va bouleverser sa vie : une part de Mitsuo demeure en elle, dans son ventre. Un secret qui va tout changer.

CONCLUSION

Bien que je ne sois pas une adepte des one-shot, Au début de la fin du monde m’a immédiatement attirée : des zombies, une histoire d’amour… je dis oui sans hésiter !

Dès les premières pages, j’ai été captivée par la lecture. On découvre un couple adorable qui vit un bonheur absolu. Mais comme souvent dans un manga, ce bonheur est de courte durée. Et effectivement, quelques pages plus loin, survient un drame : la mort de Mitsuo. Avec les illustrations de qualité, l’impact émotionnel est énorme et, forcément, les larmes coulent.

Puis vient l’annonce de la grossesse de Maiko. On pourrait s’attendre à ce que la suite se concentre sur cet événement, mais pas du tout ! De nouveaux personnages apparaissent, et leurs histoires viennent elles aussi bouleverser le lecteur. Pour ma part, j’ai eu plusieurs nœuds à la gorge durant cette lecture : le scénario est poignant et prenant.

Mon seul regret : qu’il s’agisse d’un one-shot. La fin est certes parfaite et suffisante, mais j’aurais aimé découvrir davantage de détails sur les relations des personnages, notamment sur Mitsuo et Maiko et leur petit couple presque parfait… Clairement, je n’arrive pas à oublier le regard qu’il a jeté à sa bien-aimée avant de mourir… inoubliable.

Bref, Au début de la fin du monde est un très beau one-shot qui mérite clairement sa place dans toute médiathèque. Si Tanaka Kei doutait de sa capacité à écrire un manga à base de zombies, elle peut se rassurer : c’est une très belle réussite !

Cet article a été rédigé avec un service presse

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