Prépublié au Japon à partir de 1993, Coji-Coji est une œuvre signée Momoko Sakura, déjà bien connue du public pour son œuvre culte Chibi Maruko-chan. Le manga a finalement été regroupé et publié en 3 tomes en 2018. De notre côté, il aura fallu faire preuve de beaucoup de patience… 33 ans exactement, avant de pouvoir enfin découvrir cette œuvre en France, grâce aux éditions Mangetsu.
Le succès de Coji-Coji ne s’est cependant pas limité au papier. Le manga a également connu une adaptation animée de 101 épisodes, diffusée au Japon, ainsi que plusieurs jeux vidéo, preuve de l’attachement durable du public pour ce petit personnage à l’esprit libre, imprévisible et résolument unique.

Coji-Coji et ses amis
Avant même d’entrer dans le vif du sujet, ce premier tome prend le temps de présenter les nombreux personnages qui composent l’univers de Coji-Coji, grâce à une page dédiée.
C’est l’occasion de faire connaissance de Coji-Coji, une étrange créature venue des étoiles, mais aussi de toute sa petite bande. On y croise Tommy la grenouille, Jiro le poisson, Piaf, ou encore Korosuke le bonhomme de neige. Coji-Coji est également entouré de Zora l’acrobate, Pero-chan, une adorable fillette, et de bien d’autres compagnons qui partagent son quotidien.
Autant dire que Coji-Coji ne manque pas de compagnie. Chaque personnage, unique en son genre, possède sa propre personnalité et son univers bien à lui. Certains se montrent plus étranges ou décalés, comme Buhi-Buhi le diablotin, tandis que d’autres, à l’image de Suzie, restent de véritables énigmes… et c’est peu dire !
Au pays des rêves
Coji-Coji a tout pour être heureux ! Il vit à Märche, le pays des rêves, entouré de ses amis, tous uniques et terriblement attachants. Mais comme tout enfant, il doit aller à l’école… et là, le maître se montre beaucoup moins indulgent.
Les résultats de la classe au contrôle de magie sont catastrophiques, mais personne ne semble mesurer l’importance d’avoir de bonnes notes ! Zora l’acrobate affirme même que ce n’est pas nécessaire pour vivre. Pourtant, même au pays des rêves, l’école reste importante, et le maître va tout faire pour le leur faire comprendre.
Pour motiver ses élèves, il évoque de grandes célébrités… comme Mickey Mouse ! Mais Coji-Coji ne connaît pas Mickey Mouse. Il aimerait même voir une photo de cette célèbre souris… mais impossible : son image est protégée par une étrange entreprise qui détient tous les droits.
Quoi qu’il en soit, Coji-Coji et ses camarades doivent se ressaisir s’ils veulent réussir. Surtout Coji-Coji, qui est sur le point d’échouer… car il ne sait même pas écrire son propre nom ! Pour lui, cela ne semble pas si important : il préfère voler dans le ciel, manger des bonbons et surtout… dormir. La belle vie, quoi !
Autant dire que le maître a bien compris qu’il aura beaucoup de travail pour faire de Coji-Coji un élève modèle.


Quand le jeu de rôle dérape
Aujourd’hui, c’est cours de lecture, et pour l’occasion, le maître parle aux enfants d’un manga ennuyeux… Chibi Maruko-chan ! À sa grande surprise, la plupart connaissent déjà le manga… même Coji-Coji !
Ce manga a eu un tel succès qu’il a même droit à son programme télévisé dans le monde des humains. Résultat : le maître décide de créer un programme pour “vaincre Maruko”, et pour cela, il faut connaître son adversaire sur le bout des doigts.
Un jeu de rôle est alors organisé, et chacun se voit attribuer un rôle. Le rôle de Maruko revient à Lulu, un rôle qui lui va à la perfection sous ses airs angéliques… Mais la pression est trop lourde, et Lulu panique… avant de s’enfuir… en volant ! Résultat : c’est Buhi-Buhi, le diablotin, qui prend sa place… et forcément, ça rend beaucoup moins bien !
Une lettre un peu spéciale
À l’école, tout le monde s’active à écrire une lettre à la petite sœur de Dieu ! Lulu est particulièrement nerveuse : elle ne sait pas comment exprimer son admiration… et il faut dire qu’écrire à Dieu, ce n’est pas rien !
Mais Coji-Coji, lui, ne comprend pas très bien ce qu’est l’admiration. Après réflexion, il décide lui aussi de se lancer dans l’écriture d’une lettre… mais pas à Dieu ! Il a une autre idée derrière la tête : écrire à ses parents, même s’il ne sait pas exactement qui ils sont…
