
Dragon Ball : quand un manga devient légende
Que vous ayez la vingtaine, la trentaine, la quarantaine… la soixantaine (et plus encore), vous avez sans aucun doute entendu parler de Dragon Ball. Et si ce n’est pas le cas… votre place est sans doute sur le bûcher ! Ce manga est bien plus qu’un simple titre : c’est un monument de la culture populaire qui a marqué des générations entières. Créé par Akira Toriyama et publié à l’origine entre 1984 et 1995, Dragon Ball est devenu un incontournable et une source d’inspiration pour tous les amateurs de shōnen.
Même après la mort de son créateur, à qui nous avons une douce pensée, l’œuvre continue de vivre et de passionner des millions de fans. Toriyama a bercé l’enfance de nombreux enfants (et d’adultes) et pour cela nous lui sommes profondément reconnaissants.
Place aux Saiyans !
Pour célébrer cet héritage incroyable, l’éditeur Glénat a décidé de rendre hommage à ce chef‑d’œuvre avec une édition unique : Dragon Ball Full Color (paru en 2013 au Japon). Contrairement à l’édition classique en noir et blanc, cette version propose toutes les pages entièrement colorisées, offrant une immersion totale dans l’univers de Goku et de ses amis. Cerise sur le gâteau, chaque tome contient également des questions en fin de volume, que les fans s’amuseront à résoudre pour tester leurs connaissances et revivre les moments cultes du manga.
Outre la colorisation, le manga est structuré en plusieurs arcs. Après l’enfance de Goku (8 volumes) et l’arc du Roi Démon Piccolo (4 volumes), il est enfin temps de passer à un arc mémorable… l’arc des Saiyans. Cet arc marque un tournant majeur dans la saga : l’arrivée de guerriers venus de l’espace comme Raditz, Nappa et bien-sûr… Vegeta !


Un air de déjà-vu…
Mais alors, pourquoi choisir une édition d’un manga vieux de plusieurs décennies ? C’est une question légitime, surtout quand on sait qu’une version Perfect Edition est déjà sortie en 2009, toujours chez Glénat. Malgré tout, je pense que la Full Color est une très bonne alternative, et ce pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, la collection ! Trouver des mangas vieux de plusieurs années n’est pas toujours évident… à moins d’y laisser un rein… voire deux, et un poumon en supplément. Cette nouvelle édition permet donc à tous les fans, anciens comme nouveaux, de compléter leur bibliothèque sans se ruiner ni passer des heures à chasser les volumes manquants.
Ensuite, le format. La Full Color mesure 14,8 cm x 21,1 cm, ce qui est plus grand que le manga classique et permet vraiment d’en prendre plein la vue. À noter qu’au Japon, lors de sa sortie originale, le manga était resté au format classique, plus petit et plus compact.
Et bien sûr, le point central : la couleur ! Oui, ce détail peut en fâcher certains – tout comme le format. Pour certains puristes, Dragon Ball doit rester en noir et blanc, comme à l’origine, et c’est un sacrilège de le coloriser. Mais pour d’autres, cette colorisation est un beau clin d’œil à la version animée, donnant vie aux scènes et aux personnages d’une façon totalement nouvelle. Sur ce point, c’est totalement personnel : à vous de choisir ce que vous préférez !
Enfin, la répartition des arcs n’est pas un détail anodin. Cette édition organise les chapitres par arcs narratifs, ce qui permet de suivre l’histoire de manière plus fluide et logique. On peut ainsi revivre des événements majeurs comme l’enfance de Goku à l’arc des Saiyans sans se perdre dans le découpage des anciens volumes, et profiter pleinement de chaque moment culte.
Côté qualité, ça donne quoi ?
Maintenant que je vous ai donné toutes les bonnes raisons de céder à la tentation, parlons qualité. Car, au vu de son prix (14,95 €), il est légitime de se demander si l’achat vaut vraiment le coup… surtout quand on sait que beaucoup de tomes vont suivre ! À noter également qu’aucune version numérique n’est disponible, mais là encore, ça mérite une petite place sur le bûcher.
Côté qualité, c’est une bonne surprise. Comme je le disais, le manga est plus grand que la norme, mais il reste très confortable à manipuler. Les pages sont glacées, offrant un toucher agréable et une impression nette, tandis que la colorisation est fidèle à l’animé : les couleurs sont vives, dynamiques et éclatantes, ce qui rend la lecture vraiment immersive. Encore une fois, tout dépend de vos préférences personnelles : certains préféreront le charme intemporel du noir et blanc original, d’autres se laisseront séduire par cette explosion de couleurs. Dans tous les cas, il faut souligner que la qualité de fabrication et d’impression est vraiment au rendez-vous.
Pour le prix, on obtient donc une édition de qualité, qui ravira autant les fans de la première heure que les nouveaux lecteurs, avec un confort de lecture et un rendu visuel qui justifient largement l’investissement.

Un début explosif
Pour vous donner une idée, ce premier tome nous place cinq ans après les événements contre le Roi Démon Piccolo (ou Petit Cœur pour les intimes). La paix est revenue sur Terre, et Goku vit tranquillement sa petite vie, entouré de sa femme et de son enfant, Son Gohan. La vie semble enfin paisible, presque trop tranquille pour notre héros légendaire.
Mais le problème arrive vite : un mystérieux homme, étrangement ressemblant à Goku, fait son apparition sur Terre. Et là… la suite, vous la connaissez ! Raditz est mort… mais Goku également ! À la grande surprise de tous, Raditz n’était en réalité qu’un échantillon… car Vegeta, le prince des Saiyans, accompagné de Nappa, est sur le point d’arriver, et autant dire que la mort de son confrère ne fera qu’alimenter sa soif de vengeance. La tension monte, et les habitants de la Terre n’ont encore aucune idée de ce qui les attend.
À la fin du tome, Goku achève son entraînement auprès de Maître Kaio, repoussant ses limites physiques et spirituelles pour être prêt à affronter cette nouvelle menace venue de l’espace. Kaio lui indique qu’il est désormais prêt et que le moment est venu de descendre sur Terre pour affronter ces nouveaux adversaires. De son côté, Gohan n’est pas en reste. Même jeune, il poursuit un entraînement rigoureux guidé par Piccolo, qui voit en lui un potentiel exceptionnel.