Avant-propos
Imaginez un instant : faire une balade à vélo et tomber nez à nez avec un diplodocus occupé à savourer des plantes… ou encore un adorable tricératops allongé dans l’herbe. Bon, en revanche, ce T-Rex au loin n’est pas vraiment rassurant… Mais tout cela semble impossible… et pourtant, comment réagirions-nous si Jurassic Park existait réellement ?
C’est la question à laquelle Émilie Rauscher a tenté de répondre. Journaliste scientifique spécialisée dans divers domaines, Émilie a été pendant de nombreuses années rédactrice en chef pour des ouvrages dédiés à la science. Mais ce qui la passionne particulièrement, ce sont les dinosaures, ces espèces disparues (pas totalement !) depuis des millions d’années.
À travers Science et Geek, Émilie nous propose de plonger dans cet univers fascinant. Elle nous emmène là où la science frôle la fiction et où l’imaginaire peut soudainement devenir tangible. Grâce à elle, on se prend à rêver : et si nous pouvions observer ces géants préhistoriques dans notre quotidien ? Comment interagirions-nous avec eux ? Les respecterions-nous… ou fuirions-nous à toutes jambes devant un rugissement de T-Rex ? C’est ce que l’on va tenter de comprendre dans ce second ouvrage de Science et Geek, le premier étant consacré à l’univers de Goldorak. Et pour le coup, là, c’est nettement moins effrayant… Quoi que ?
Droit d’auteur : Ynnis Éditions, 2025. Tous Droits Réservés.

Le commencement
Figurez-vous que Jurassic Park n’est pas le tout premier film à mettre les dinosaures sur le devant de la scène. Bien avant les superproductions des années 90, le premier film d’animation à présenter un dinosaure fut Gertie the Dinosaur, en 1914.
Mais c’est véritablement Jurassic Park, issu du roman de Michael Crichton publié en 1990, qui a marqué un tournant dans l’histoire du cinéma (et pas que pour les dinosaures). Le roman captiva par son mélange de science-fiction, de suspense et de questions éthiques sur la manipulation génétique. Trois ans plus tard, en 1993, Steven Spielberg, réalisateur talentueux et visionnaire, adapta le roman en un film qui allait bouleverser la manière de représenter les dinosaures à l’écran.
Le film n’a pas seulement impressionné par son scénario, mais aussi par la révolution technologique qu’il utilisait. À cette époque, Spielberg et son équipe ont combiné deux techniques majeures pour donner vie aux dinosaures. Les dinosaures ont été réalisés grâce aux animatroniques, des robots sophistiqués créés par le studio Stan Winston, déjà célèbre pour Terminator et Alien, et aux images de synthèse (CGI). À titre d’anecdote, Jurassic World : Le Monde d’après utilise pas moins de 18 animatroniques. Au départ, la CGI était encore très récente et peu réaliste, mais elle a permis de montrer des dinosaures en mouvement et des scènes impossibles à réaliser uniquement avec des animatroniques.
Au total, sur 127 minutes, 9 minutes étaient consacrées aux animatroniques et 6 minutes aux effets numériques. Aujourd’hui cela peut sembler minime, mais à l’époque, c’était une véritable révolution.
Les dinosaures fascinent par leur taille, leur forme et leur histoire. Parce qu’ils nous rappellent ces créatures incroyables qui ont réellement existé, ce chapitre s’intéresse aux animaux disparus ou légendaires, comme le Loch Ness ou le Mokélé-mbembé, et à tout ce qui stimule notre imaginaire.
Vivre avec les géants
Comment cohabiter avec ces créatures ? Quels changements cela provoquerait dans nos métiers, nos infrastructures ou même notre alimentation ? Des professions inédites apparaîtraient, des salles de vente spécialisées pourraient émerger, et certains pourraient même goûter à la viande de dinosaure et croyez-le ou non, manger un dinosaure ne serait pas forcément bon pour nous !
C’est là que le concept de « et si Jurassic Park existait vraiment » prend tout son sens. On peut imaginer toutes les conséquences possibles, des plus extraordinaires aux plus inattendues, et se demander comment notre monde s’adapterait à la présence de ces géants préhistoriques. Finalement, on pourrait presque se réjouir qu’ils aient disparu…
Imaginez un T-rex traversant une autoroute, des troupeaux de sauropodes bousculant des champs, ou des ptérosaures planant au-dessus de nos villes. Les métiers changeraient du tout au tout : vétérinaires spécialisés, capture de dinosaures, guides pour visiter les sites de fouilles… Même nos habitudes quotidiennes seraient bouleversées, et je ne serais peut-être plus là pour écrire un article sur la façon de vivre avec ces géants !
Les marchés noirs ne se limiteraient plus à des objets rares, mais à des œufs de dinosaures, et certains gastronomes oseraient peut-être goûter à une viande préhistorique (le caviar paraîtrait presque bon marché à côté d’une côte de T-rex). Chaque rencontre avec un dinosaure serait une leçon de prudence et d’émerveillement… ou au contraire, de cris et de panique !
Bref, si Jurassic Park existait vraiment, notre monde ne serait plus jamais le même.

Jurassic park, en vrai
Bon, tout cela est bien beau à imaginer avec nos « et si » et nos dinosaures en liberté, mais si l’on se penchait vraiment sur ce qui est possible ? En fin d’ouvrage, on découvre un véritable itinéraire à travers la France pour découvrir ces géants d’un autre temps. Bien sûr, les dinosaures que vous verrez ne sont pas vivants et seront très différents de ceux de Jurassic Park, mais les musées, sites de fouilles et pistes d’empreintes offrent déjà une immersion incroyable dans leur monde.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser en France, il existe de nombreux lieux pour découvrir les dinosaures, ou du moins leurs traces et reconstitutions. Le Muséum national d’histoire naturelle de Paris expose des squelettes impressionnants, tandis que les fouilles d’Angeac révèlent des sauropodes colossaux. On peut aussi marcher dans les pas de ces géants sur les sites d’empreintes de Plagne et Loulle, ou visiter le musée des dinosaures d’Espéraza, ainsi que Paléopolis à Gannat et le Muséum de l’Ardèche à Balazuc.