Paru en 2018 au Japon et composé de 7 tomes, L’amie de ma fille (ou Musume no Tomodachui) est désormais disponible en France aux éditions Meian. Il est écrit et illustré par Asami Hagiwara.
Droit d’auteur : MUSUME NO TOMODACH Vol. 2 © Asami Hagiwara 2019

Frôler la limite
La tentation devient de plus en plus difficile à supporter pour Kôsuke, en particulier lorsqu’il se retrouve seul avec Koto dans un café, attendant leur train. Pour Koto, c’est l’occasion parfaite de franchir un pas de plus. Elle se rapproche, penche son visage vers le sien, pose ses mains délicatement sur ses joues… Les lèvres frôlent presque les siennes. Kôsuke sait qu’il ne peut pas céder, mais étrangement, il ne la repousse pas. Son cœur se débat entre raison et désir, tandis que le temps semble s’étirer à l’infini.
Soudain, son téléphone retentit. C’est Miya, inquiète de ne pas voir son père revenir. Kôsuke tend le bras, mais il est incapable de l’atteindre. Il se rapproche, presque, mais quelque chose semble l’en empêcher… un mélange de tension, de culpabilité et de désir qui le paralyse. Heureusement, le train arrive et les rappelle à la réalité. Pour Kôsuke, c’est un soulagement… ou peut-être un soulagement mêlé de frustration et de confusion. Pourtant, il n’a même pas le temps de réfléchir à ce qu’il vient de se passer.
De retour chez lui, Kôsuke fait face à un nouveau problème : la chambre de Miya est sens dessus dessous. L’adolescente est assise sur son lit, le regard froid et distant. Elle avait besoin de lui, mais il n’était pas là. Miya, interprète cette absence comme un nouvel abandon. Pendant ce temps, Koto rentre chez elle, mais son retour n’est pas plus facile. Elle doit affronter la violence et la sévérité de sa mère…
Le début d’un renouveau
Après ces péripéties, Kôsuke commence à se remettre en question. Depuis sa rencontre avec Koto, quelque chose a changé en lui. Son regard sur le monde, sur son rôle de père… Même s’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, cette prise de conscience marque un premier pas important.
Peu à peu, Kôsuke parvient à engager la conversation avec sa fille, Miya. Les mots sont hésitants, parfois maladroits, mais ils sont là. Ensemble, ils décident de se rendre sur la tombe de la mère de Miya. Un lieu chargé de souvenirs et de silences, mais aussi l’occasion idéale pour ouvrir enfin le dialogue.
Kôsuke évoque ses sentiments, son absence, ses erreurs. Il reconnaît ce qu’il n’a pas su voir, ce qu’il n’a pas su entendre. Miya, de son côté, laisse enfin échapper ce qu’elle gardait enfoui depuis trop longtemps. Sa colère, sa tristesse, son sentiment d’abandon. Pour la première fois depuis très longtemps, le père et la fille se parlent vraiment détour.
Cette fois, Miya est déterminée : elle veut remonter la pente, reprendre le chemin de l’école et avancer. Pour Kôsuke, c’est un soulagement immense, presque inespéré. Il retrouve l’espoir qu’il pensait avoir perdu. Mais au fond de lui, il le sait. Ce renouveau signifie aussi autre chose. Si Miya va mieux, alors sa présence auprès de Koto n’a plus la même raison d’être. Ce lien qui s’était tissé est désormais voué à disparaître. Reste alors une question, : Kôsuke est-il vraiment prêt à tourner cette page ?


Sous l’ombre du désir
Alors que Miya reprend le chemin de l’école, elle se remet aux cours que lui a fournis son père. Elle se demande de qui cela peut venir, mais très vite, son regard tombe sur un petit sticker. Aucun doute : il vient de Koto ! Ce geste la touche profondément. Il faut dire que Koto et elle sont amies depuis longtemps, et ce petit détail fait remonter beaucoup de souvenirs.
Mais l’instant de douceur est vite troublé. Miya remarque un étrange pansement dans la poubelle du salon. Un pansement représentant le même personnage que sur le sticker. Comment un pansement si particulier a-t-il pu se retrouver là ?
Lorsque Kôsuke rentre, Miya ne tarde pas à l’interroger. Mais il réagit aussitôt… et pas de la bonne manière. Dans un élan de gêne et de panique, il invente un mensonge : ce pansement viendrait d’une collègue. Immédiatement, il se sent mal, honteux d’avoir menti pour quelque chose d’aussi banal. Rouge de confusion, il se retire dans sa chambre pour souffler et réfléchir.
Au même moment, son téléphone retentit. C’est Koto à l’appareil. Profitant de l’occasion, Kôsuke lui annonce que Miya est sur la bonne voie et lui confie que désormais, il lui confie sa fille… Une façon subtile de mettre fin à cette relation ambiguë.
Mais Koto n’est pas du même avis. Au contraire, son appel a un autre objectif : lui proposer un rendez-vous à l’aquarium. Après avoir raccroché, Koto envoie même une photo d’elle… dans son bain. Si Kôsuke pensait pouvoir tirer un trait sur cette relation, pour Koto, tout ne fait que commencer…