Père Fouettard Corporation

DATE DE SORTIE
07/12/2017
ÉDITEUR
Kurokawa
AUTEUR
Hikaru Nakamura
TYPE
Manga
NOMBRE DE PAGE
194 pages
PRIX
7,95 €

SYNOPSIS du livre

Au Japon, c’est la crise. Pas facile d’avoir un boulot quand on n’a pas de diplômes. Miharu Hino, 22 ans et abonné aux CDD pourris, en sait quelque chose. Et le Père Fouettard, vous connaissez ? Celui qui se balade à Noël avec un fouet et un grand sac pour y plonger les vauriens. Miharu s’apprête à le rencontrer.

Bien loin d’être un affreux moutard, notre héros se retrouve malgré lui au fond du sac du Père Fouettard, en route pour le pôle Nord ! Il y découvre le véritable visage de Noël, plus proche d’une multinationale peu scrupuleuse que d’un atelier coquet.

DATE DE SORTIE
07/12/2017
AUTEUR
Hikaru Nakamura
ÉDITEUR
Kurokawa
PRIX
7,95 €
TYPE
Manga
NOMBRE DE PAGE
194 pages

SYNOPSIS du livre

Au Japon, c’est la crise. Pas facile d’avoir un boulot quand on n’a pas de diplômes. Miharu Hino, 22 ans et abonné aux CDD pourris, en sait quelque chose. Et le Père Fouettard, vous connaissez ? Celui qui se balade à Noël avec un fouet et un grand sac pour y plonger les vauriens. Miharu s’apprête à le rencontrer.

Bien loin d’être un affreux moutard, notre héros se retrouve malgré lui au fond du sac du Père Fouettard, en route pour le pôle Nord ! Il y découvre le véritable visage de Noël, plus proche d’une multinationale peu scrupuleuse que d’un atelier coquet.

Père Fouettard Corporation (ou Black Night Parade) est un manga paru pour la toute première fois au Japon en 2016. En France, c’est Kurokawa qui nous permet de découvrir cette aventure à la fois féérique et totalement loufoque depuis le 7 décembre 2017.

Actuellement composé de 11 tomes (9 en France), le manga est toujours en cours de publication.

Père Fouettard Corporation

Un Noël qui tourne au cauchemar

Miharu a 22 ans. Et même s’il a toute la vie devant lui, il est déjà considéré comme un raté. Pas de diplôme, et voilà déjà trois ans qu’il enchaîne les CDD dans une supérette. En même temps, c’est la crise au Japon, difficile de décrocher un CDI… enfin, pas pour tout le monde.

Son collègue Kaiser, lui, a réussi là où Miharu a échoué. Il vient d’obtenir un CDI et, pour couronner le tout, il a même une petite amie. Autant dire que la comparaison fait mal. Fier de sa promotion, Kaiser décide de fêter ça à sa manière : en piochant dans les invendus du magasin. Bien sûr, c’est strictement interdit… mais Kaiser s’en moque. Après tout, il est désormais en CDI. Les règles ? Très peu pour lui.

Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu. C’est Miharu qui se fait attraper la main dans le sac. Et son patron, lui, déteste qu’on enfreigne les règles. À ses yeux, voler reste un délit, invendu ou non. 

Anéanti, il rentre chez lui. C’est Noël, et au lieu de le passer entouré, il se retrouve complètement seul. En chemin, il tombe sur un stand ambulant de tripes, tenu par un grand homme maigre, vêtu d’un costume de Père Noël… noir. Plutôt original.

Mais Miharu n’y prête pas attention. Tout ce qu’il veut, c’est manger et oublier ses malheurs, ne serait-ce qu’un instant. Sans le savoir, il se tient pourtant face à un personnage bien particulier : le Père Fouettard. Celui-ci a une mission bien précise… punir les petits vauriens de son genre. Car voler, même un produit invendu, reste un crime. Et tout crime mérite sa punition.

Un job à en perdre la tête

Miharu se réveille dans un grand lit, la tête encore un peu en vrac. Persuadé d’être aux urgences, il réalise très vite qu’il est en réalité bien loin de chez lui. Et pour l’accueillir… le Père Fouettard en personne ! Celui-ci est très fier de lui annoncer une grande nouvelle : Miharu vient de décrocher un CDI. Le tout premier de sa vie.

Forcément, Miharu est complètement perdu. Pourtant, lorsque l’homme vêtu de noir lui annonce un salaire de 2 600 euros nets, avantages non compris, l’offre devient soudainement difficile à refuser. Malgré tout, Miharu hésite. L’idée est séduisante, certes… mais savoir qu’un sac géant rempli de dents peut avaler des gens tout entiers a de quoi refroidir n’importe qui. Résultat : Miharu prend ses jambes à son cou. Plutôt rester pauvre que décrocher un CDI dans une entreprise aussi… particulière.

En fuyant, il tombe nez à nez avec des personnes normales. Enfin ! Shino et Teppei semblent être des gens ordinaires, à un détail près : ils portent la même tenue que le Père Fouettard, ici appelé Knecht. Miharu est soulagé, d’autant plus qu’il n’est pas totalement insensible au charme de Shino.

Tous deux lui expliquent alors un peu mieux la situation, notamment ce fameux sac géant rempli de dents. Il s’agit en réalité de fourre-tout, la mascotte de l’entreprise et qui malgré ses énormes dents est adorable ! Puis ils lui parlent du Père Noël… mais pour Miharu, tout cela paraît totalement surréaliste. Après tout, tout le monde le sait : le Père Noël n’existe pas.

Et pourtant, Miharu va très vite en avoir la preuve. Dehors, un paysage entièrement recouvert de neige s’étend à perte de vue. Le verdict tombe : ils sont au pôle Nord.

Miharu n’a plus vraiment le choix. Il doit se rendre à l’évidence : tout cela est bien réel. Et cette réalité se confirme lorsqu’il entre dans la cafétéria et découvre une centaine d’humains, tous vêtus d’une tenue de Noël.

Père Fouettard Corporation
Père Fouettard Corporation

Mission punition

Miharu veut en savoir plus sur l’entreprise dans laquelle il vient d’être embauché. C’est le Père Fouettard en personne qui se charge de lui expliquer la situation, et elle est loin d’être aussi magique et féerique qu’on pourrait l’imaginer. Le Père Noël est mort. Oui, mort.

Résultat : c’est le Père Fouettard qui a pris sa place. Après tout, il faut bien quelqu’un pour reprendre les rênes… sinon, que deviendrait Noël ?

L’une de ses premières tâches consiste à trier les innombrables lettres envoyées par les enfants. Un travail colossal, surtout lorsqu’il s’agit de repérer les vilains parmi cette montagne de courrier. Miharu comprend alors l’utilité des chaînes qui entravent Knecht : elles l’empêchent de toucher les lettres des enfants sages. Parmi ces lettres se cachent des vilains qui, malgré tout, méritent des cadeaux… mais pas n’importe lesquels !

Et justement, il y’a Takashi. En lisant sa lettre, Miharu pense d’abord à une erreur : ce garçon semble irréprochable, sans la moindre once de méchanceté. Pourtant, les apparences sont trompeuses. Takashi est bel et bien un mauvais garçon : il a triché à son examen, ce qui le classe immédiatement parmi les petits fripons !

C’est à ce moment là que Miharu comprend à quoi il va réellement passer ses journées : mesurer l’indice de déception pour chaque enfant vilain. Cela permettra ensuite de choisir le cadeau parfait… ou plutôt le moins réjouissant possible, à offrir à ces affreux enfants. Un travail dans lequel Miharu va, contre toute attente, s’impliquer bien plus qu’il ne l’aurait jamais imaginé.

CONCLUSION

Dans la catégorie lecture originale, je demande Père Fouettard Corporation ! J’ai tout simplement adoré cette lecture. À la fois drôle, complètement surréaliste… et avec une petite pincée de tristesse à laquelle je ne m’attendais pas, parce que oui, tout le monde ne devient pas méchant volontairement !

Miharu est un garçon totalement paumé, qui jusqu’à maintenant n’a pas réussi sa vie… pourtant, tout bascule lorsqu’il rencontre le Père Fouettard en personne… et cette rencontre n’est clairement pas un bon signe ! Mais voilà, Miharu se retrouve embarqué dans une aventure totalement loufoque : il est désormais propulsé au Pôle Nord, chargé de contrôler le niveau de déception des enfants vilains !

Aux premiers abords, on pourrait s’attendre à quelque chose de plutôt banal, voire classique, mais très vite, le manga se révèle beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Car oui, il ne s’agit pas seulement de surveiller les enfants pas sages… L’histoire va beaucoup plus loin et dès le premier tome, nous sommes prévenus ! On comprend tout de suite pourquoi il est toujours en cours, et honnêtement, après la fin de ce premier tome, on n’a envie que d’une seule chose : découvrir la suite.

Le gros plus, c’est de découvrir les mythes du Père Noël sous un angle totalement différent, avec une magie présente mais teintée d’un petit côté lugubre… sans jamais tomber dans l’excès (du moins pour l’instant). On retrouve également quelques clins d’œil amusants à des jeux vidéo ou à des consoles, et je dois avouer que j’ai bien rigolé en voyant la comparaison entre le Père Noël et le créateur de KFC…

Père Fouettard Corporation est une lecture originale, surprenante et particulièrement drôle. Parfait pour cette fin d’année, à lire absolument !

Cet article a été rédigé avec un service presse

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