Paru en 2017 au Japon et comptant actuellement 9 tomes (série toujours en cours), Pumpkin Night est désormais disponible en France aux éditions Mangetsu. Le manga est écrit par Masaya Hokazono, en charge du scénario, tandis que Seima Taniguchi s’occupe du dessin. Ce manga est particulièrement violent et s’adresse donc à un public averti.
Droit d’auteur : © Masaya Hozazono Seima Taniguchi

Précédemment
Naoko tente désespérément de survivre, mais surtout de retrouver l’amour de sa vie, Kazuya. Malheureusement, son périple à travers l’hôpital est semé d’embûches… et de créatures terrifiantes, notamment Baby Face, une entité monstrueuse issue, comme elle, des expériences de la savante excentrique, Saez Kuroki.
Cependant, Naoko, plus maligne qu’il n’y paraît, parvient à convaincre Baby Face de devenir son allié. Ensemble, ils avancent à travers les couloirs sombres et sanglants, éliminant quiconque se met en travers de leur route.
C’est alors qu’ils tombent sur une silhouette familière… Kazuya ! D’abord folle de joie, Naoko doit rapidement affronter l’horrible vérité : l’homme qu’elle aimait n’est plus le même. Transformé en une véritable machine de guerre par les expériences de Kuroki, Kazuya est méconnaissable.
Face à cette abomination, une question demeure : l’amour peut-il encore triompher de la science ?
Ce monstre que j’aimais
On découvre enfin l’ampleur du calvaire qu’a subi Kazuya : drogué, électrocuté, forcé de regarder en boucle des images de Naoko… Le but de Kuroki ? Reprogrammer son esprit pour qu’il n’associe plus Naoko à l’amour… mais à la haine.
Et cela fonctionne. Alors que Naoko espère des retrouvailles romantiques, elle fait face à un Kazuya froid, brutal, presque animal. Il ne parle pas, mais ses coups pleuvent. Naoko encaisse sans fuir car ce qui lui fait le plus mal, ce n’est pas son corps, mais son cœur, brisé de voir celui qu’elle aime devenu un monstre.
Mais alors que tout semble perdu, une étincelle de conscience renaît en Kazuya. Il reprend ses esprits… et découvre, horrifié, le carnage qu’il vient lui-même de provoquer.
Pendant ce temps, la docteure Kuroki, tapie derrière ses caméras de surveillance, observe la scène avec un calme glaçant. Imperturbable, elle reste persuadée d’une chose :
ses expériences ne peuvent pas échouer.
Naoko et Kazuya, enfin réunis dans une étreinte douloureuse, savourent un bref moment de paix… mais ils ne sont pas seuls. Leur scène, retransmise en direct, est suivie par une foule de fans anonymes à travers le monde. Mais pour combien de temps cette accalmie durera-t-elle… ?


Trois pour la vengeance
Et effectivement, les retrouvailles ne durent qu’un instant. Kazuya est de nouveau pris de violentes pulsions et tente de tuer Naoko. Sur le point de mourir, celle-ci lève les yeux et découvre avec effroi un visage familier : Naruto. Il assiste à la scène, et contre toute attente, son regard est froid, calculateur, presque détaché. Ancien ennemi de l’ombre, il ne vient pas en sauveur mais en observateur pragmatique. Selon lui, il n’y a que deux issues possibles à ce carnage : tuer Naoko pour l’achever rapidement, ou mettre fin au calvaire de Kazuya, quitte à le briser pour toujours.
Kazuya semble prêt à trancher. Il approche lentement ses mains de Naoko, le regard vide, comme résigné. Mais à cet instant précis, Baby Face surgit et frappe violemment Kazuya pour l’empêcher de commettre l’irréparable. Le choc est brutal, mais salutaire. Kazuya relâche sa prise, chute, puis esquisse un sourire. Tout cela n’était qu’un test, une mise en scène. Ce qu’il voulait vraiment, c’était retrouver son esprit, et surtout l’amour qu’il ressent pour Naoko.
Naruto, silencieux, observe la scène. Son objectif est atteint. Puis il disparaît, sans un mot, comme s’il n’avait jamais été là. Était-ce une hallucination ? Une apparition venue d’un passé trouble ? Nul ne le sait. Mais une chose est certaine : désormais, Kazuya, Naoko et Baby Face sont unis. Ils n’ont plus qu’un but, clair et brûlant : se venger. Et cette fois, la docteure Kuroki est réellement terrifiée. Et elle a toutes les raisons de l’être.
Un trio effrayant
Les pages qui vont suivre s’annoncent comme un véritable séisme. Jusqu’ici, tout semblait perdu. L’amour, la liberté, la mémoire… Mais désormais, quelque chose a changé. Ce n’est plus une fuite. Ce n’est plus une survie. C’est une déclaration de guerre.
Naoko, Kazuya et Baby Face marchent désormais côte à côte. Trois survivants. Trois expériences brisées. Trois armes vivantes. Et leur objectif est clair : faire payer. Faire tomber tout ce qui les a détruits.
Cette fois, Naoko et Kazuya sont unis pour de bon. Après des mois de séparation, de douleurs physiques et mentales, ils se retrouvent dans ce cauchemar éveillé… Leur lien est plus fort que jamais, renforcé par la souffrance, le sacrifice, et cette rage silencieuse qui les dévore.
Dans l’ombre, la docteure Saez Kuroki observe. Pour la première fois, ce n’est plus elle qui maîtrise le jeu. Le piège s’est refermé sur elle. Elle sent la peur grimper en elle car ses créations lui échappent. Et pire encore, elles se retournent contre elle. Consciente que sa fin approche, elle envisage l’impensable : détruire ses propres expériences.
Pendant ce temps, Naoko et Kazuya se fixent un premier objectif : retrouver et libérer le docteur Ayumi ou du moins, ce qu’il en reste.
