Paru en 2017 au Japon et comptant actuellement 10 tomes (série toujours en cours), Pumpkin Night est désormais disponible en France aux éditions Mangetsu. Le manga est écrit par Masaya Hokazono, en charge du scénario, tandis que Seima Taniguchi s’occupe du dessin. Ce manga est particulièrement violent et s’adresse donc à un public averti.
Droit d’auteur : © Masaya Hozazono Seima Taniguchi

Okinawa, l’illusion du bonheur
Kazuya est sauvé. La promesse faite par Naoko est enfin tenue. Les voilà tous les deux à Okinawa, loin du chaos, loin du sang, loin des cris. Pour une fois, aucun massacre à l’horizon. Seulement le bruit des vagues, le vent marin et les éclats de rire de Naoko. Un moment suspendu, presque irréel pour un manga comme Pumpkin Night. Ils vivent un rêve éveillé. Une parenthèse de bonheur qui semble hors du temps. Mais dans cet univers, le bonheur ne dure jamais bien longtemps.
Kazuya est soudain pris d’un malaise et se tord la cheville. Un simple incident en apparence, mais il n’en faut pas plus pour que Naoko panique. Très vite, la situation prend une tournure bien plus inquiétante. Le verdict du professeur tombe, Kazuya disparaît peu à peu. La paralysie progresse. Bientôt, il perdra l’usage de la parole. Puis son visage. Son corps. Tout semble voué à s’effacer, comme s’il était condamné à s’éteindre lentement. Et le pire, c’est qu’il n’y aurait rien à faire.
À peine le temps d’encaisser la nouvelle qu’ils sont interrompus par Yoshimoto. Yuki a réussi son coup en diffusant les événements au grand jour. Une lueur d’espoir apparaît. Peut-être que la vérité va éclater. Peut-être que tout cela ne sera pas étouffé. Mais cet espoir est de courte durée.
Pour le professeur, ce n’est que le commencement. Le gouvernement est bien trop malin pour se laisser déstabiliser si facilement. Il n’a certainement pas dit son dernier mot. Alors que tous se retrouvent autour d’un dîner, tentant de conserver un semblant de normalité, une menace invisible plane déjà au-dessus d’eux. Dans l’ombre, le gouvernement prépare sa riposte. Et si ce moment de répit n’était en réalité que le calme avant une tempête encore plus terrible ?
Bain de sang
Le directeur général, Khan Hamadi, suit les événements de très près. Son verdict ne laisse place à aucun doute : il faut éliminer les sujets. Il ordonne immédiatement l’attaque. Mais pour Sae, la mère de Naoko, le verdict est sans appel. Personne ne vaincra ses enfants.
Khan envoie des soldats à Okinawa. Il pense reprendre le contrôle rapidement mais Baby Face les attend de pied ferme. Posté en première ligne, mitrailleuse à la main, il ouvre le feu sans hésiter. Il veut protéger Naoko à tout prix, lui qui la considère comme sa mère. Khan voit ses hommes tomber les uns après les autres sans pouvoir intervenir. Très vite, la mer autrefois bleu éclatant vire au rouge. Le carnage éclate au grand jour.
Naoko enfile sa citrouille et rejoint Baby Face dans la mêlée. Le docteur prend position et vise avec son sniper. Tous trois forment un bloc compact et refusent de céder le moindre terrain. Khan comprend alors qu’il a sous-estimé ses adversaires. Il encaisse l’échec de l’assaut frontal, mais refuse d’abandonner. Il déclenche son arme secrète : le Spider, un tank compact conçu pour écraser toute résistance.
Naoko éclate presque de rire en le découvrant. L’engin paraît minuscule. Presque ridicule. Pourtant, il avance, encaisse et riposte avec une force impressionnante. Le combat explose sans attendre. Une machine de guerre affronte des enfants forgés par la violence.


La rage de Naoko
Une fois de plus, Naoko impressionne. Elle esquive les lasers que son adversaire projette sur elle et parvient finalement à le mettre hors d’état de nuire. Au lieu d’admettre sa défaite, le directeur général éclate de rire. Pour lui, tout cela ne représente qu’un simple prélude.
Naoko savoure pourtant la victoire. Elle sourit, soulagée, persuadée d’avoir encore protégé les siens. Mais Khan active immédiatement la suite de son plan. Il envoie une armée entière de Spider sur Okinawa.
Cette fois, le combat change d’ampleur. Le duel s’annonce bien plus complexe, bien plus dangereux. Naoko ne peut plus compter sur un affrontement isolé. Les machines avancent en nombre, coordonnées, implacables.
Et le pire survient. La perte d’un être cher fait voler en éclats le fragile équilibre de Naoko. La douleur se transforme en rage pure, incontrôlable. Des milliers de drones filment la scène. Le pays entier assiste, en direct, à cette guerre démesurée où une adolescente affronte une armée mécanique. À la stupéfaction générale, les images font d’elle une icône, applaudie et admirée comme une célébrité. Et si le véritable monstre n’était pas celui que l’on croit ?