Paru en 2022 au Japon et composé de 4 tomes (toujours en cours), RuriDragon est désormais disponible en France aux Glénat.
Derrière cette œuvre, on retrouve Shindō Masaoki, un mangaka encore peu connu du grand public. Avant RuriDragon, il avait déjà publié plusieurs one-shots dans des magazines du groupe Jump, comme Twin Peach et Sky Claw (2016), Joreishi Rentarō no Yakusoku (2017) ou encore Count Over (2018). Cependant, aucun de ces titres n’a été développé en série, ni même réédité en volume relié.
C’est donc avec RuriDragon que Shindō Masaoki parvient enfin à convaincre le public et à s’imposer comme jeune mangaka prometteur. Nous allons dès à présent plonger plus en détail dans cette œuvre singulière qui mêle habilement fantastique, tranche de vie et humour.
Droit d’auteur : © 2022 by Masaoki Shindo / SHUEISHA Inc.

Quand l’électricité s’en mêle !
Après les cornes de dragon et les flammes, c’est désormais de l’électricité qui jaillit des mains de Ruri ! Pour son amie Yuka, c’est presque un rêve : avoir une amie dotée de superpouvoirs, c’est génial !
Mais pour Ruri, ce nouveau pouvoir devient difficile à contrôler. Son premier réflexe est donc d’appeler sa mère pour en savoir plus. Malheureusement, celle-ci reste évasive et se contente de lui dire de ne pas s’inquiéter… plus facile à dire qu’à faire !
Heureusement, Yuka tente de la rassurer. Peu importe ce qu’est Ruri, elle restera toujours à ses côtés, même en simple humaine. Ce n’est pas le cas de tout le monde : Maeda, une élève de la classe, préfère l’éviter et fait comme si elle n’existait pas…
Le calme après la tempête
Retour à la maison pour Ruri, après une journée éprouvante. C’est enfin le moment idéal pour parler de tout ce qui s’est passé. Depuis plusieurs jours, Ruri attend des réponses claires et précises. Sa mère se veut rassurante : invoquer la foudre est tout à fait normal pour un dragon. Comme le feu, il s’agit simplement d’un attribut lié aux catastrophes naturelles, hérité de sa lignée.
Le véritable problème reste de savoir comment le maîtriser… et pour Ruri, c’est loin d’être simple ! Heureusement, sa mère a toujours une solution : elle lui offre un bracelet anti-électricité statique, capable d’empêcher toute décharge involontaire.
Grâce à cet accessoire, Ruri peut enfin profiter d’un court moment de répit. Elle passe un après-midi presque ordinaire avec sa mère, retrouvant le plaisir simple de s’amuser, comme si tout était enfin normal…


Entre curiosité et rapprochements
Les rumeurs vont vite dans l’établissement de Ruri. Même des élèves qu’elle ne connaissait pas jusqu’à présent viennent la voir, animés d’une seule envie : jouer avec elle ! Ruri, au départ, reste réservée. Mais peu à peu, elle se détend et finit par s’amuser. Elle va même jusqu’à plaisanter en proposant de les emmener voler sur son dos, le jour où elle y parviendra !
En voyant ses nouveaux amis heureux, Ruri ressent un véritable élan de joie. Elle qui, jusque-là, avait peu de relations, découvre le bonheur d’être appréciée pour ce qu’elle est vraiment. En classe, elle devient le centre de toutes les attentions : chacun veut en savoir plus sur elle et ne cesse de lui poser des questions. Mais la plupart du temps, Ruri n’a pas encore les réponses…
Son professeur, Takemoto, lui propose alors de rejoindre le comité d’organisation des fêtes. Et c’est justement là que se trouve Maeda… L’occasion, peut-être, de comprendre pourquoi cette dernière l’évite depuis tout ce temps.