Paru en 2022 au Japon et composé de 4 tomes (toujours en cours), RuriDragon est désormais disponible en France aux Glénat.
Derrière cette œuvre, on retrouve Shindō Masaoki, un mangaka encore peu connu du grand public. Avant RuriDragon, il avait déjà publié plusieurs one-shots dans des magazines du groupe Jump, comme Twin Peach et Sky Claw (2016), Joreishi Rentarō no Yakusoku (2017) ou encore Count Over (2018). Cependant, aucun de ces titres n’a été développé en série, ni même réédité en volume relié.
C’est donc avec RuriDragon que Shindō Masaoki parvient enfin à convaincre le public et à s’imposer comme jeune mangaka prometteur. Nous allons dès à présent plonger plus en détail dans cette œuvre singulière qui mêle habilement fantastique, tranche de vie et humour.
Droit d’auteur : © 2022 by Masaoki Shindo / SHUEISHA Inc.

Dur dur d’être un dragon
Être adolescente, ce n’est déjà pas simple. Alors être adolescente et découvrir qu’on est un dragon, c’est une toute autre histoire. C’est pourtant le quotidien de Ruri.
Dans ce troisième tome de RuriDragon, la jeune fille commence doucement à accepter sa nouvelle nature. Elle apprend à vivre avec ses cornes, avec les regards et avec les réactions parfois excessives de son entourage. Ses camarades, eux, semblent s’être habitués… et certains s’en amusent même beaucoup.
Maeda, qui jusque-là détestait ouvertement Ruri, a fini par revoir sa position. De là à parler d’amitié, il ne faut pas exagérer. Disons qu’elle tolère désormais sa présence, ce qui est déjà une petite victoire.
Au collège, les cornes de Ruri font toujours sensation. Tout le monde veut devenir ami avec la fille aux cornes. On veut en savoir plus sur elle, l’approcher, parfois même toucher ses cornes. Elle devient presque une mascotte malgré elle.
À l’approche de la fête du sport, Ryuzaki voit en Ruri une opportunité inattendue. Elle aimerait qu’elle rejoigne le conseil des élèves afin d’aider à l’organisation de l’événement. Maeda est également sollicitée, sans doute pour son tempérament autoritaire et son sens de l’organisation.
Ruri, de son côté, n’a aucune envie d’être davantage sous les projecteurs. Elle déteste se faire remarquer, ce qui est assez ironique quand on porte des cornes bien visibles sur la tête. Pourtant, à sa grande surprise, toute la classe lève la main pour soutenir sa candidature. Les élèves veulent sincèrement qu’elle rejoigne le conseil.
Une dragonne sous les projecteurs
Les deux camarades finissent par accepter et, dès le lendemain, les voilà face aux élèves réunis dans le gymnase. Maeda devient déléguée, tandis que Ruri endosse le rôle de vice-déléguée. Forcément, sa présence ne passe pas inaperçue et la salle est bondée.
Si l’enthousiasme des élèves part d’une bonne intention, il agace un peu Ruri. Elle a l’impression de n’être vue que comme la fille aux cornes. Pour quelqu’un qui aime rester discrète, c’est un échec total.
Pourtant, Ruri ne se résume pas à son apparence. Elle possède de vraies qualités, notamment une grande aisance avec l’informatique. Mais elle le sait, elle ne pourra pas éviter les questions. Le problème, c’est qu’elle ne connaît elle-même que très peu de choses sur ses origines. Son père est un dragon, d’accord… mais après ?
Quant à ses capacités, elles continuent d’évoluer. Elle peut produire de l’électricité, cracher du feu et manque d’ailleurs de faire une démonstration improvisée dans le gymnase. Heureusement, Yuka intervient immédiatement. Hors de question de prendre le moindre risque devant tout le monde.
Mais ce n’est pas tout. Alors qu’elle travaille tranquillement à la bibliothèque, concentrée sur ses tâches, un nouveau phénomène apparaît. Ses yeux se mettent à briller intensément. Un pouvoir inédit semble sur le point de se révéler.


Nouveau pouvoir, nouveaux ennuis
Elle se met à baver… mais ce n’est pas de la salive. C’est du venin. D’après son professeur, monsieur Takemoto, qui passait justement par là, la situation nécessite un passage immédiat à l’infirmerie. Ruri est épuisée. Cracher du venin, manifestement, ça fatigue.
Sa mère, venue la chercher, tente de la rassurer. Dans son état actuel, ce venin n’est pas dangereux pour les humains. En revanche, il peut avoir plusieurs fonctions, notamment éliminer une menace ou intimider un adversaire, s’il est bien utilisé.
Une fois encore, Ruri se sent dépassée. Chaque nouvelle capacité soulève plus de questions que de réponses. Et le soir, une pensée la trouble encore davantage. Comment son professeur a-t-il pu identifier immédiatement qu’il s’agissait de venin ?
Le lendemain, elle refuse de rester dans le flou. Elle retourne voir monsieur Takemoto et lui demande de lui dire tout ce qu’il sait sur les dragons. Le professeur paraît en connaître bien plus qu’elle-même sur le sujet, ce qui ne fait qu’épaissir le mystère.
Comme si tout cela ne suffisait pas, Ruri devient la cible de remarques et de rumeurs de la part de certains camarades. Maeda, fidèle à son tempérament direct, propose une solution radicale : casser les cornes de Ruri.