Ruridragon

DATE DE SORTIE
02/07/2025
AUTEUR
Masaoki Shindo
ÉDITEUR
Glénat
TYPE
Manga
NOMBRE DE PAGE
176 pages
PRIX
7,20 €

Mi-lycéenne, mi-dragon !

Ruri Aoki, lycéenne, se réveille un matin avec des cornes sur la tête ! D’après sa mère, elle tient probablement ça de son père qui est en réalité… un dragon  ?! Malgré cette situation inattendue, Ruri se rend au lycée… Bien évidemment, l’apparition de ces cornes attire l’attention de ses camarades, mais ce n’est pas tout : Ruri se découvre d’autres attributs de dragon ! Le quotidien de Ruri s’apprête à connaître bien des bouleversements  !
La nouvelle pépite du Shonen Jump  (le magazine de One Piece  et Dr Stone) arrive enfin en France. Suivie dès sa prépublication au Japon, Ruridragon  a déjà les faveurs d’une communauté étendue, particulièrement friande de thèmes aussi fédérateurs que l’adolescence, l’acceptation de soi, la tolérance et la bienveillance. La sortie du tome 2 s’est même classée 4e des meilleures ventes de mangas au Japon, dépassant des séries plus installées comme Gokurakugai  ou Boruto – The Two Blue Vortex.

Paru en 2022 au Japon et composé de 3 tomes (toujours en cours), RuriDragon est désormais disponible en France aux Glénat.

Derrière cette œuvre, on retrouve Shindō Masaoki, un mangaka encore peu connu du grand public. Avant RuriDragon, il avait déjà publié plusieurs one-shots dans des magazines du groupe Jump, comme Twin Peach et Sky Claw (2016), Joreishi Rentarō no Yakusoku (2017) ou encore Count Over (2018). Cependant, aucun de ces titres n’a été développé en série, ni même réédité en volume relié.

C’est donc avec RuriDragon que Shindō Masaoki parvient enfin à convaincre le public et à s’imposer comme jeune mangaka prometteur. Nous allons dès à présent plonger plus en détail dans cette œuvre singulière qui mêle habilement fantastique, tranche de vie et humour.

Droit d’auteur : © 2022 by Masaoki Shindo / SHUEISHA Inc.

Ruridragon

Un secret sur le crâne

Ruri est une lycéenne tout ce qu’il y a de plus ordinaire… du moins, c’est ce qu’elle pensait.
Ce matin-là, encore engourdie par sa nuit, elle se rend à la salle de bain pour se brosser les dents. En relevant les yeux vers le miroir, elle remarque soudain quelque chose d’anormal. Ce ne sont ni des cernes, ni un bouton mal placé. Ce qui apparaît sur sa tête, ce sont des cornes. Deux cornes pointues, surgies sans prévenir du sommet de son crâne.

Un frisson de panique la traverse. Elle descend précipitamment pour prévenir sa mère, espérant une explication rationnelle. Pourtant, sa mère ne montre aucun étonnement. Ni inquiétude, ni agitation. Elle accueille cette révélation avec un calme presque troublant, comme si elle l’attendait depuis longtemps.

Ruri apprend une vérité qu’on aurait pu lui révéler un peu plus tôt : elle est métisse. Non pas franco-japonaise, mais mi-humaine, mi-dragon. Son père, qu’elle n’a jamais vraiment connu, est un dragon japonais. Et visiblement, ce genre de traits finit par ressortir à l’adolescence.

Mi-humaine, mi-dragon

Ça alors. Un dragon. Elle qui pensait qu’il ne s’agissait que de légendes, de contes absurdes lus dans l’enfance. Et maintenant, la voilà avec des cornes bien réelles sur la tête. Mais de quel type de dragon s’agit-il exactement ? À vrai dire, elle n’en sait rien, et elle n’a pas le temps de se poser toutes ces questions.

Sa mère s’éclipse rapidement, la laissant seule avec son reflet et ses incertitudes. Ruri n’a pas le choix, elle doit se rendre à l’école, les cornes bien visibles, comme si elles avaient toujours fait partie d’elle.

Sur le chemin, elle retrouve Yuka, sa meilleure amie. À sa grande surprise, celle-ci ne montre aucun signe de peur. Au contraire, elle semble complètement fascinée, presque ravie. Elle s’empresse d’approcher, curieuse, et examine les cornes de Ruri avec des yeux brillants, comme s’il s’agissait d’un trésor rare. Après tout, ce n’est pas tous les jours que l’on peut dire que sa meilleure amie est mi-humaine, mi-dragon.

Lorsqu’elle entre en classe, les réactions ne tardent pas. Tous les élèves fixent la nouvelle version de leur camarade avec de grands yeux. Deux cornes pointues qui dépassent de sa tête, c’est difficile à ignorer. Certains sont fascinés, d’autres mal à l’aise. Seul le professeur, réputé pour son indifférence, reste impassible.

Ruridragon

Héritage brûlant

Forcément, dans une classe de lycéens, l’information se répand rapidement. Même les élèves que Ruri ne connaît pas commencent à s’y intéresser. Pour son amie Yuka, c’est l’occasion idéale pour que Ruri sorte un peu de sa réserve, elle qui est habituellement très discrète. Mais être à moitié dragon ne se résume pas à une simple paire de cornes. Il y a aussi le feu. Et Ruri va l’apprendre à ses dépens.

En plein cours, elle éternue. Une bouffée de chaleur s’échappe alors de sa bouche. Ce n’est pas un souffle anodin, mais un véritable jet de feu, court, intense, et totalement incontrôlé. Dans la panique, elle se blesse elle-même. Car malgré ses origines, Ruri reste encore en grande partie humaine.

Elle est envoyée à l’infirmerie, légèrement brûlée mais en état stable. Sa mère vient la récupérer, sans vraiment paraître surprise en apprenant ce qu’il s’est passé. Cracher du feu, après tout, semblait inévitable.

De retour à la maison, Ruri attend des explications. Elle remarque que sa mère ne s’est pas rendue au travail ce matin-là. Les chaussures de randonnée poussiéreuses à l’entrée lui mettent la puce à l’oreille. Sa mère est allée voir quelqu’un. En réalité, elle est allée voir le père de Ruri et il est particulièrement ravi d’apprendre que sa fille commence elle aussi à développer ses pouvoirs. La relève est assurée !

Avant de pouvoir retourner en classe, Ruri va cependant devoir relever un nouveau défi : apprendre à contrôler cette flamme qui sommeille en elle. Une tâche bien plus compliquée qu’il n’y paraît. Car devenir un dragon lorsqu’on vit parmi les humains, ce n’est pas quelque chose qu’on apprend à l’école.

CONCLUSION

RuriDragon est un manga qui fait vraiment plaisir à lire. Il raconte l’histoire de Ruri, une lycéenne apparemment ordinaire, jusqu’au jour où deux cornes apparaissent soudainement sur sa tête. Sa mère lui révèle alors qu’elle est en réalité mi-humaine, mi-dragon.

C’est un choc, surtout à son âge, mais Ruri n’a pas d’autre choix que d’accepter cette nouvelle réalité. Et si l’apparition des cornes surprend son entourage, ce n’est que le début de sa transformation. Après avoir été la curiosité de la classe, elle découvre bientôt qu’elle peut cracher du feu en plein cours. Il devient évident que Ruri doit apprendre à maîtriser son corps et ses pouvoirs. Mais comment apprend-on à devenir un dragon quand on évolue dans un monde entièrement humain ? C’est le défi que Ruri va devoir relever.

J’ai beaucoup apprécié ce premier tome, et je ne suis pas le seul ! À la maison, nous avons des goûts très variés en matière de lecture (horreur, shōjo, arts martiaux), et pourtant RuriDragon a su séduire tout le monde.

La plus jeune, âgée de 9 ans, a adoré suivre le quotidien d’une adolescente en pleine métamorphose. Les plus grands, de 11 à 15 ans, partagent le même engouement. Ce manga simple mais à la fois drôle et touchant aborde avec délicatesse le thème de la différence. Ruri est acceptée par ses camarades, mais le vrai combat reste celui de s’accepter soi-même. C’est ce chemin que Ruri va devoir parcourir.

Nous espérons aussi en apprendre davantage rapidement sur son père, dont l’apparence suscite déjà beaucoup de curiosité.

En résumé, ce premier tome est une réussite que nous avons tous beaucoup aimée, et nous attendons avec impatience la sortie du second, prévue pour le 1er novembre.

Cet article a été rédigé avec un service presse

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