Paru en 2022 au Japon et composé de 6 tomes (toujours en cours), Shelter of love (ou Koboreru Yoru ni) est désormais disponible en France aux éditions Akata. La mangaka derrière ce titre n’est autre que Aruga Rie, déjà connu pour Perfect World (2014) ou encore quand la nuit tombe, paru lui, en 2022
Tourner la page sans oublier
Yoru n’a pas eu d’autre choix que d’apprendre à vivre sans Tenjaku. Mais comme elle se l’était promis, elle est devenue forte, et les mois passés l’ont confirmée : elle a grandi grâce à cette expérience.
Malgré l’épisode pandémique qui a touché le pays, Yoru a mûri. Âgée désormais de 21 ans, elle est en troisième année à l’université. Là-bas, elle a pu se reconstruire… du moins en partie. Elle peut aussi compter sur ses amies, notamment Fukase, avec qui elle a vécu plusieurs années au foyer. Les deux jeunes femmes ont conservé un lien fort, et leur enfance difficile y est sans doute pour quelque chose.
Beaucoup de souvenirs les hantent encore, dont un en particulier… celui de Tenjaku. Cette question taraude Fukase : Yoru aurait-elle des nouvelles ? Il le sait, ils ont toujours été très proches… Yoru aimerait connaître la réponse, mais cela fait déjà plusieurs mois qu’elle n’a eu aucun signe de lui. Cette fois, pourtant, Yoru ne s’effondre pas. Bien au contraire… Elle affirme avoir tourné la page. Ou du moins, elle prétend l’avoir fait.
Réveillon à cœur ouvert
Les fêtes de fin d’année approchent, et pour Yoru, elles ravivent de nombreux souvenirs de ses années passées au foyer. Malgré les conditions difficiles, l’ambiance y était toujours joyeuse… mais cette fois, Yoru doit faire autrement. Elle est adulte maintenant et doit composer avec la réalité. Une chose est sûre : pas question de passer le réveillon seule.
Elle appelle alors un de ses amis, Hirano. En le retrouvant, elle se rend compte qu’elle le connaît très peu, mais ce rendez-vous est l’occasion d’en apprendre davantage sur lui et, qui sait, de tisser un lien plus fort. Hirano tente d’en savoir plus sur Yoru, mais celle-ci reste particulièrement discrète : à quoi bon ressasser le passé ?
Pour autant, elle profite pleinement de ce moment, et le temps passe vite. Il est déjà l’heure de regagner leurs logements respectifs… et malheureusement, le dernier train est parti. Hirano propose alors de l’accompagner en appelant sa mère, un geste banal pour lui, mais qui bouleverse Yoru, qui n’a jamais connu ce genre de présence maternelle, constante et protectrice. Habituée à se débrouiller seule, Yoru décline poliment la proposition. Ce qui devait être une soirée joyeuse bascule alors dans la réalité. Une vérité plus dure encore s’impose lorsque le directeur du foyer l’appelle, lui signalant qu’elle a particulièrement maigri…
Un espoir en musique
Pas le temps de s’abattre, Fukase appelle Yoru pour lui proposer une petite sortie dans un club en compagnie d’une vieille connaissance, Asuka. Le trio se rend alors dans un club où un concert est donné par un rappeur nommé Fire.
Si Asuka et Yoru n’y prêtent pas attention, le visage du rappeur semble familier à Fukase. Après quelques recherches, plus aucun doute : il s’agit de Yûdai, qui aurait partagé le même foyer qu’eux durant leur efance. Mais ce qui met encore plus la puce à l’oreille de Fukase, ce sont les paroles qu’il chante… Elles laissent entendre que Yûdai semble savoir où se trouve Tenjaku.
Bien qu’il ne s’agisse que d’une théorie, Fukase s’empresse d’en parler à Yoru. Un secret espoir naît alors : et si c’était vraiment Yûdai et qu’il savait où se trouvait Tenjaku ? Après trois ans à chercher sa trace, Yoru ne peut s’empêcher d’y croire… Un petit espoir de revoir celui qui a fait battre son cœur il y a quelques années et qui, finalement, n’a jamais cessé d’exister.