Stardust Family (1 & 2)

DATE DE SORTIE
14/02/2025
AUTEUR
Aki Poroyama
ÉDITEUR
Vega Dupuis
TYPE
Manga, Seinen
NOMBRE DE PAGE
242
PRIX
8,35

Dans une société japonaise toujours plus complexe, le sujet de l’enfant est devenu extrêmement sensible. Seuls des parents triés sur le volet peuvent prétendre à une progéniture. Comment s’assurer de leur qualité ? En leur faisant passer un crash test ! Un enfant leur est prêté par l’administration, et celui-ci a pour charge de tester les postulants parents. Bienvenue dans un monde sous contrôle.

Avant-propos 

Paru en 2022 au Japon, le manga Stardust Family fait son entrée en France au début de l’année 2025. Le deuxième tome est d’ailleurs fraîchement sorti en librairie le 14 février aux éditions Vega. La série se compose de 2 volumes.

Il était une fois…

Dans un Japon futur, il a été décidé de tout mettre en œuvre pour créer une jeunesse parfaite et des familles sans problèmes. Des lois nouvelles sont en place, et il faut désormais un permis de procréer pour avoir des enfants. Mais comment s’assurer que les futurs parents sont aptes à obtenir le permis ? Par des examens rigoureux au nombre de trois. D’abord, un test sur le niveau d’éducation et de culture, suivi d’un test de personnalité, puis enfin l’épreuve pratique où l’on accueille un examinateur durant deux semaines.

Et qui de mieux qu’un enfant pour procéder à l’examen et vérifier si les futurs parents seront aptes à les traiter comme il se doit ?

Hikari, ou lumière en japonais

C’est là qu’entre en scène notre héros, un jeune examinateur. Par facilité, nous l’appellerons Hikari (si vous lisez, vous comprendrez).

Même si dans cette dystopie, tout semble rose et bienveillant sur le papier, il n’en est rien. Très vite, en quelques pages seulement, on comprend que les examinateurs sont en fait des enfants bien seuls. Les examens ne se déroulent pas toujours bien, et ils prennent parfois même des coups. Qui plus est, ils sont “dépourvus” de leur rôle d’enfant et élevés dans le but d’examiner. Ils sont d’ailleurs des fonctionnaires à part entière !

Et les examens, ça se passe comment?

Vous l’aurez compris, les parents en devenir voudront marquer des points auprès des examinateurs. Autant dire que la plupart vont les emmener au parc d’attractions, à la plage, ou tout faire pour leur offrir des moments exceptionnels. Ils leur passeront aussi n’importe quel caprice. De quoi faire rêver, non ?

Pas pour Hikari. Il vit cela chaque semaine, depuis des mois. Tous ces moments « hors du commun » sont son quotidien, et ne lui apportent plus grand-chose de nouveau. Mais au travail, il est consciencieux et met les parents en devenir à l’épreuve.

Quoi de nouveau sous le soleil?

Justement, le récit porte sur une évaluation en particulier.
Parce que si l’examen comprend 3 étapes d’évaluation, que se passe-t-il si vous ratez l’épreuve sur le terrain ? Vous pouvez la repasser jusqu’à trois fois, chaque fois après un délai de 5 ans. Après trois échecs, cependant, il est impossible d’obtenir le permis.

Hikari, examinateur chevronné, doit justement procéder à cette évaluation finale, la 3e après deux échecs.

C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Daiki et Chisa. Et très vite, il comprend qu’ils sont bien différents des parents habituels qu’il examine

Pour les plus curieux d’entre vous, il y a ci-dessous une section spoilers qui raconte le tome 1 ainsi que le tome 2. 

Attention aux spoilers !

Spoilers Tome 1

Daiki et Chisa se comportent très normalement avec Hikari. Ils ne cherchent pas à le choyer et le font même participer à des corvées. Mais justement, pour lui, cela change, et tout le monde passe un bon moment. Mais bien vite, Daiki trouve un moment où ils sont seuls pour demander à Hikari de leur faire rater l’évaluation.

Perplexe, Hikari cherche à comprendre la raison. Chisa est la fille d’une meurtrière. Et cela fait qu’à part Daiki, tout le monde la traite mal, la fuit, la dénigre. Elle est habituée à ce traitement et tente de ne pas y prêter attention. Mais justement, elle révèle à Hikari qu’elle souhaite réussir le test car cela lui permettrait d’être “dans les clous”, et que Daiki, très gentil, ne pâtisse pas de sa situation.

Plus en détail, Hikari découvre qu’ils ont déjà essayé d’avoir plusieurs enfants, mais sans succès. Le tome se termine sur le fait qu’il aide le couple à se réconcilier, car entre-temps, Chisa a découvert ce que Daiki avait demandé.

Spoilers Tome 2

Le tome 2 démarre sur la suite de l’examen avec Daiki et Chisa. Pendant qu’ils se rendent au festival, une entrevue inattendue nous plonge dans le passé de Hikari, qui a d’ailleurs reçu ce prénom lors de sa première évaluation. On y voit cette évaluation et tout l’espoir qu’il a eu d’être choisi par la famille pour y rester. Espoir qui a été vite balayé par la dure vie qui attend les examinateurs, les coups et autres épreuves difficiles qu’il a vécues ensuite.

Il se retrouve face à cette “première mère” qui ne le reconnaît pas. Pire, son fils ne la supporte pas et ose même dire à Hikari qu’il aimerait de sa vie. Mais un peu plus tard, alors qu’Hikari, Daiki et Chisa rentrent à la maison, ils recroisent ces deux personnes. Malheureusement, la maman chute dans les escaliers, mais Hikari ne peut s’empêcher de la rattraper. Résultat : Hikari est blessé, et elle ne se souvient malgré tout pas de lui.

Quand tout s’emballe

Ramené à la maison, les deux parents veulent soigner Hikari, mais sa blessure est étrange, et d’un tour de bras, il se soigne tout seul. Un employé vient récupérer Hikari presque immédiatement, mais ce dernier négocie du temps supplémentaire pour l’examen. On leur accorde une heure. Il dévoile alors être un androïde, semi-créé avec des gènes extraterrestres venus de météorites, et en même temps, des tissus humains extérieurs. Il tente de les convaincre qu’il ne ressent rien et ne fait qu’imiter, mais Daiki et Chisa n’y croient pas. Ils connaissent Hikari et voient ses émotions. Même s’il fait tout pour s’en détacher, ils promettent de revenir le voir et de ne jamais l’oublier.

Une fois rentré au centre, la mémoire d’Hikari va être effacée pour qu’il reprenne à nouveau le travail. Il tente de s’enfuir en vain, en appelant à l’aide son père et sa mère (Daiki et Chisa). Après l’effacement de sa mémoire, il tombe dans le coma pendant 40 ans. Il se réveille en se souvenant de peu de choses, la promesse d’un festival ensemble à nouveau… mais qui ? Le docteur lui explique qu’il est dans un centre pour les androïdes abîmés et que durant son sommeil, le monde a beaucoup progressé. Leur existence est désormais connue du grand public, et le système est en proie au changement.

De là, le docteur laisse place aux directeurs du centre, et en même temps qu’il les aperçoit, Hikari recouvre la mémoire de Daiki et Chisa.

Et ça dit quoi, Stardust Family ? 

Vraiment, c’est très bien écrit. La lecture nous tient en haleine. De prime abord, cela semble décrire quelque chose de banal, mais on remarque très vite les hauts et bas des différents personnages.
Les dessins sont beaux, mais se concentrent surtout sur les personnages (bien qu’il y ait de nombreux plans plus étendus et jolis également).

Puis, en deux tomes, c’est toujours agréable de commencer quelque chose en sachant qu’on aura rapidement la fin ! Ce final est, selon moi, bien amené et sans précipitation, malgré le fait que le manga soit court.

CONCLUSION

Stardust Family, c’est suivre l’histoire de ce petit examinateur et découvrir l’envers de cette société dystopique qui prône la meilleure enfance possible. À quel prix ?
C’est aussi évidemment s’attacher à ces personnages, touchants, qui sauront émouvoir quand il faut.
Et ce couple, si “banal”, va-t-il obtenir le fameux permis ou notre examinateur va-t-il leur refuser ?

En tout cas, pour ma part, j’ai vite accroché à cet enfant si seul et à l’histoire du couple, évidemment. Je me suis, pour ainsi dire, ruée sur le second tome dès qu’il est sorti, curieuse de connaître le dénouement. Et je n’ai pas été déçue de cette lecture, bien au contraire. Et vous, vous l’avez essayé ?

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