Droit d’auteur : THE FAKE ALCHEMIST © by Jirô Sugiura / Umemaru / Editions VEGA Dupuis
Avant Propos

Si Fake Alchemist arrive avec son premier tome chez nous depuis ce 11 avril aux éditions Vega Dupuis, il comptabilise pas moins de 3 tomes au Japon. Un trailer est disponible sur la page Instagram de Vega.
“Fake” Alchemist
Notre héros a été réincarné dans un autre monde à la suite de sa mort accidentelle. Le jeune homme a pu choisir deux pouvoirs lors de son changement de monde. Il exerce désormais comme alchimiste grâce à ses capacités.
Mais tout ne tourne pas si rond pour Paracelsus. S’il sait trouver les recettes de n’importe quelle création et les réaliser à la perfection, impossible pour lui d’aller au donjon. Il n’a aucune capacité de combat et manque d’aide pour réussir à faire fructifier ses affaires.




Mais le souci, c’est que Paracelsus n’est pas un alchimiste à l’origine. Il est devenu alchimiste car son pouvoir le lui permet, mais à la fois, il tient à rester discret. Loin d’un univers plein de bienveillance, les alchimistes se font concurrence et se volent les secrets les uns des autres lorsqu’ils attirent la convoitise…
Dark Fantasy, nous voici
Pour résoudre le problème et s’assurer du silence de la personne qu’il emploiera, Paracelsus décide d’acheter une esclave.
Dans ce sombre commerce, où il s’aventure pour la première fois, il va trouver une esclave mignonne et tout à fait dans son budget. Le vendeur est prêt à tout pour faire acheter, et vend notamment les soins de nuit pour ses acheteurs…
Mais avant de quitter la boutique, notre héros va apercevoir une jeune femme mutilée.
/!\ Attention, âmes sensibles s’abstenir :
Une elfe (image et description via le spoiler),

à qui il ne reste que des moignons de bras et de jambes. La pauvre a eu les yeux extraits, la langue coupée et des blessures dans les oreilles. Même sa poitrine a été retirée. Notre jeune homme va demander son prix, et le vendeur indique qu’elle est invendable vu son état…
Paracelsus ressort finalement du commerce avec la jeune esclave ainsi que l’elfe mutilée.


Un chevalier en armure blanche, ou presque
Si Paracelsus est clairement un gentilhomme, il va chercher à soigner l’elfe. Même s’il avait indiqué la récupérer pour ses organes, il n’en est rien.
Dès leur retour à l’atelier de notre héros, il va tout mettre en œuvre pour soigner l’elfe et collecter de l’argent pour pouvoir reconstituer son corps.







Et notre esclave, Nora, est bien décidée à tout faire pour l’aider. Elle a, cela dit, bien vite compris que Paracelsus était un jeune homme timide et facile à manipuler. Mais elle est décidée à l’aider et à payer un jour sa liberté grâce aux gains qu’il lui versera. Et cette dernière réserve plus d’un tour dans son sac, car elle sait manier des arts occultes ! Ce qui sera bien utile à l’aide de l’elfe. Notre Paracelsus est également sensible aux charmes de Nora et il cédera à sa douceur la nuit.
L’elfe, renommée Koko, est en effet victime de nombreux sortilèges l’empêchant de se régénérer, que Nora va aider à extraire et à éliminer. Mais l’extraction des sortilèges va amener à notre trio une attention inattendue…


Pourquoi Koko est-elle victime de ces malédictions ? Pourquoi a-t-elle été autant maltraitée ? Vont-ils réussir à garder les secrets de Paracelsus ? Vont-ils réussir à sauver Koko ?
Tant de questions qui trouveront réponse dans le tome 1 et la suite de notre histoire !
Pourquoi The Fake Alchemist et pas un autre ?

Tout d’abord, car l’univers est assez bien amené et sombre à souhait. On rencontre rapidement le marchand d’esclaves et on comprend la dark fantasy bien présente dans le récit.
Ensuite, car Paracelsus est un homme déterminé et très gentil. Loin d’être un chevalier blanc pur, timide, il cède néanmoins à ses envies auprès de Nora, qui l’y pousse. Il est très humain, et cela nous permet de nous y attacher.
Rapidement, nous aussi, on souhaite sauver Koko et savoir ce qui lui est arrivé. L’histoire tient en haleine et ne livre que des parcelles de réponses petit à petit pour que le mystère reste présent.
En outre, les dessins sont très bien faits et, malgré le côté sombre du récit, ils comportent de nombreux moments d’humour. Tant dans la personnalité de Paracelsus que dans ses mimiques.
Enfin, le rôle de notre héros est très réfléchi. Plutôt que de créer sans réfléchir, il a rapidement compris que ses pouvoirs pourraient aussi lui nuire et réduit volontairement la qualité de la plupart de ses créations. Aussi, le récit prend le temps de poser chaque élément, d’immerger le lecteur tout en expliquant bien chaque concept pour que rien ne nous soit inaccessible.

Mon avis

J’ai personnellement beaucoup accroché à cette histoire.
L’état de Koko m’a rendue très empathique et j’espère réellement qu’ils vont réussir à la soigner. En plus, elle est très mystérieuse. Elle a été rigoureusement maudite, et plus on en apprend, plus on se demande pourquoi.
Paracelsus est un peu trop gentil pour son bien, et cela rend le récit un peu amusant, d’autant qu’il a des mimiques très expressives.
Je ne m’attendais pas aux notes “ecchi” (signifie “indécent” ou “pervers”) du récit. Celles-ci m’ont surprise, mais le récit n’en est pas pour autant explicite sur ce point malgré une nudité présente à certains moments (notamment pour voir le corps de Koko). Et les notes ne sont pas non plus présentes tout le temps. Elles peuvent même, selon moi, apporter une certaine maturité à la logique de l’histoire. En effet, les esclaves sont formés à ces désirs charnels et poussés à réaliser cela pour leurs maîtres. Ce serait étonnant, surtout vu le caractère de Nora, que celle-ci ne cherche pas à avoir des moments intimes avec le héros pour gagner plus vite encore de l’argent.
Enfin, le récit a su m’immerger dans l’univers en douceur et a su m’intriguer. J’ai hâte de lire la suite !
