LIVRES / MANGA

Voyage au centre de la Terre Vol. 2

DATE DE SORTIE
09/07/2025
DESSIN
Norihiko Kurazono
AUTEUR
Jules Vernes
ÉDITEUR
Pika Edition
TYPE
Manga, Seinen
NOMBRE DE PAGE
440
PRIX
25€

Après avoir failli mourir de soif, le professeur Lidenbrock, Axel et Hans continuent leur route en suivant le cours d’eau découvert par le guide. Mais le chemin n’est pas sans embûche, surtout lorsqu’Axel finit par s’égarer dans les obscures galeries souterraines… Comment va-t-il retrouver son chemin dans ce dédale sans lumière ?

Cet article se concentre sur le tome 2 de Voyage au centre de la Terre. Si vous ne connaissez pas encore le premier volume, je vous invite vivement à lire d’abord l’article consacré au tome 1 pour bien comprendre l’histoire. Ce résumé dévoile des éléments importants du tome 2 : si vous ne souhaitez pas être spoiler, vous pouvez directement passer à la conclusion.

Résumé du tome 1

À Hambourg, le professeur Lidenbrock, géologue de renom, met la main sur un ancien manuscrit du XVIᵉ siècle. Son auteur, un savant islandais, y affirme avoir atteint le centre de la Terre en passant par un volcan éteint. Intrigué, le professeur décide de suivre ses traces.

Accompagné de son neveu Axel et d’un guide taciturne nommé Hans, il se rend en Islande pour gravir le Sneffels. Au sommet, un passage s’ouvre vers les profondeurs du monde. C’est le début d’un voyage extraordinaire au cœur des entrailles terrestres.

Dans ce monde souterrain peuplé de mystères, ils découvrent une mer intérieure illuminée par un étrange phénomène électrique, et une forêt de champignons géants. À bord d’un radeau de fortune, ils entament une traversée périlleuse aux confins de l’inconnu. 

Alors qu’ils tentaient de sonder les profondeurs en plongeant leur pioche dans l’eau, espérant toucher le fond, ils la remontent entaillée de profondes morsures — preuve inquiétante qu’ils ne sont peut-être pas seuls…

Un ouragan 

La marque laissée sur la pioche ne tarda pas à livrer son secret. Sous la surface, deux créatures gigantesques surgissent dans les remous : un ichtyosaure et un plésiosaure, engagés dans un combat titanesque. Les voyageurs, fascinés et terrifiés, assistent à cette scène digne d’une époque révolue.

Après une dizaine de jours de navigation sur cette mer souterraine, une tempête d’une violence inouïe s’abat sur eux. Pendant trois jours, vents, vagues et éclairs déchaînés mettent leur frêle embarcation à rude épreuve…

Le radeau finit par se briser contre des rochers. Sans Hans, Otto et Axel n’auraient jamais survécu. C’est lui qui les sortit de l’eau, puis, pendant qu’ils étaient encore inconscients, il réussit à récupérer une bonne partie de la cargaison restée accrochée au radeau.

À leur réveil, ils découvrirent qu’il leur restait quatre mois de vivres. Une chance inespérée.

Mais tout n’avait pas été sauvé. Durant la tempête, certaines pertes étaient inévitables. Leurs armes avaient sombré dans les profondeurs. En revanche, les instruments les plus essentiels étaient toujours là : le manomètre — indispensable pour connaître leur position par rapport au centre de la Terre —, la boussole, le chronomètre, et les thermomètres. Tous en parfait état.

Un retour à la case départ 

En examinant la boussole de plus près, Otto remarque quelque chose d’étrange : l’aiguille indique le nord, alors qu’il pensait qu’ils se dirigeaient plein sud. La tempête les avait en réalité repoussés presque jusqu’à la côte nord, là où ils avaient initialement embarqué sur le radeau.

C’est une zone qu’ils n’avaient pas encore explorée.

Ils décident alors de longer la rive à pied. Après plusieurs heures de marche, ils arrivent dans une vaste étendue recouverte d’ossements. Un véritable ossuaire.

Partout autour d’eux, d’immenses ossements de dinosaures, parfaitement conservés. Les mêmes que les scientifiques de la surface rêveraient de découvrir. Mais au milieu de ces reliques préhistoriques, une trouvaille inattendue les fige sur place.

Un crâne. Humanoïde.

Et plus loin, un corps presque intact. Un ancêtre de l’être humain, parfaitement conservé dans cette atmosphère souterraine.

Ils poursuivent leur progression et finissent par atteindre une forêt dense et brumeuse. Soudain, une agitation : des mastodontes — sortes de mammouths gigantesques — traversent la végétation, visiblement en fuite.

Quelque chose les effraie.

À l’orée de la forêt, une silhouette gigantesque surgit.

Un gorille immense, presque irréel.

Le mystérieux poignard

En apercevant ce gigantesque gorille, Otto et Axel prirent la fuite sans réfléchir et empruntèrent un nouveau chemin. Ils arrivèrent près du rivage quand, soudain, Axel repéra un poignard posé au sol. Otto lui demanda si c’était le sien. Axel répondit que non et lui montra le poignard. En le découvrant, Otto perdit ses moyens. Ce n’était pas une arme ordinaire, mais une dague espagnole du XVIᵉ siècle, du genre que les hommes portaient à la ceinture à cette époque.

Otto en était convaincu : cette dague appartenait à quelqu’un qui était passé par là avant eux.

Ils poursuivirent leur route jusqu’à tomber sur l’entrée d’un tunnel sombre. À l’intérieur, dans la pénombre, Otto distingua des lettres gravées dans la roche : « A.S. ». Pour lui, aucun doute possible : c’était la marque d’Arne Saknussemm. En voyant cette signature, et en tenant le poignard entre ses mains — celui-là même qui avait sans doute servi à graver ces initiales — Axel comprit enfin. Il ne pouvait plus nier la réalité du voyage, ni l’existence de celui qui l’avait entrepris avant eux.

Transporté par l’euphorie, Axel s’apprêta à entrer dans la grotte. Mais cette fois, c’est Otto — étonnamment lucide — qui l’arrêta. Il fallait d’abord aller chercher Hans, les provisions, et le radeau.

À l’intérieur du tunnel 

Une fois tout le matériel ramené au rivage, juste devant l’entrée du tunnel, Otto, Hans et Axel pénétrèrent dans la grotte. Ils avancèrent jusqu’à se retrouver face à un énorme rocher qui bloquait complètement le passage. Aucun de leurs outils n’était capable de percer une roche aussi massive.

C’est alors qu’ils se rappelèrent qu’il leur restait un peu de poudre. L’idée s’imposa d’elle-même : ils allaient faire sauter le rocher. Hans se chargea de creuser un trou pour y déposer la charge, pendant qu’Otto et Axel préparaient une mèche d’environ dix mètres, assez longue pour qu’ils puissent s’éloigner à temps.

C’est Axel qui alluma la mèche. Elle devait prendre une dizaine de minutes pour atteindre la poudre, ce qui leur laissait le temps de grimper sur le radeau et de se mettre à bonne distance.

L’explosion fut violente. L’onde de choc propulsa le radeau en arrière, puis l’eau s’engouffra dans le tunnel, les emportant avec elle. Les trois hommes furent pris au piège, plongés dans le noir.

Heureusement, Hans réussit à allumer une torche. Mais le constat était brutal : tout avait disparu. Le souffle de l’explosion avait emporté leurs outils, et même les quatre mois de provisions. Il ne leur restait plus qu’un petit morceau de viande séchée.

Le radeau continuait de dériver. En observant autour d’eux, ils réalisèrent que le niveau de l’eau montait. Et plus ils s’enfonçaient dans le tunnel, plus la température augmentait, jusqu’à atteindre près de 40 °C. 

La fin du voyage 

Otto comprend vite l’ampleur de la situation : la chaleur insoutenable, le frémissement des eaux, le radeau qui s’élève peu à peu… Tout indique qu’ils sont au cœur d’un volcan en éruption ! Si leur thermomètre avait encore fonctionné, il aurait affiché bien au-delà de 70°C.

Soudain, un geyser de vapeur, d’eau et de lave les propulse violemment hors du cratère. Le fracas est immense. Les trois aventuriers s’échouent sur une terre encore brûlante, couverts de cendres mais sains et saufs. Au loin, la mer scintille. Leur boussole pointe vers le nord. Ils descendent la montagne, traversent des vignes, des oliviers, puis trouvent enfin de l’eau fraîche.

Quelques instants plus tard, un enfant, stupéfait à la vue de ces trois silhouettes surgies de nulle part, prend la fuite. Hans le rattrape. Otto tente de le rassurer, passant de l’allemand à l’anglais, puis au français… avant de s’essayer à l’italien. Cette fois, l’enfant le comprend. Il leur dit un seul mot : « Stromboli. »

Ils sont en Italie. Entrés par un volcan islandais, ils ont émergé d’un volcan italien, après un périple de plus de 5 800 kilomètres sous la surface de la Terre.

Le début de la gloire

Pendant l’absence prolongée d’Otto et Axel, Marthe, la fidèle gouvernante, finit par ébruiter leur incroyable projet : un voyage vers le centre de la Terre. La rumeur se répand rapidement, attisant la curiosité et les moqueries. Beaucoup jugèrent l’histoire absurde, voire folle.

Mais lorsque les deux explorateurs reparurent, l’agitation fut à son comble. Otto organisa une conférence scientifique pour relater leur expédition. Si les sceptiques étaient nombreux, la présence imposante et calme de Hans, ainsi que les courriers venus d’Islande confirmant certains éléments du récit, commencèrent à faire changer les esprits. Peu à peu, l’opinion publique bascula.

Ainsi, Otto Lidenbrock connut enfin la reconnaissance de son vivant. Quant à Axel, transformé par cette aventure extraordinaire, il épousa Graüben, la pupille d’Otto, scellant leur bonheur après ce voyage hors du commun.

CONCLUSION

Si vous aimez les mangas adaptés de romans, je ne peux que vous recommander Voyage au centre de la Terre. Non seulement l’histoire, fidèle à l’esprit de Jules Verne, est palpitante, mais l’édition elle-même vaut le détour. Les dessins de Norihiko Kurazono sont superbes et donnent vie avec justesse et intensité à ce grand classique de la littérature d’aventure.

Ce sont de très beaux ouvrages à avoir dans sa collection, aussi agréables à lire qu’à admirer. Une manière idéale de redécouvrir ce chef-d’œuvre intemporel sous un nouveau regard.

Cet article a été rédigé avec un service presse

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