Droit d’auteur : WILD STRAWBERRY © 2023 by Ire Yonemoto/SHUEISHA Inc.
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Wild Strawberry nous plonge dans le quotidien de Kingo et Kayano, dans un Japon post-apocalyptique envahi par une nature hostile. Depuis des années, des parasites végétaux, les jinka, s’emparent des humains pour se nourrir avant d’éclore… et de les tuer. Les plus riches sont vaccinés, mais la majorité, notamment à Tokyo, n’a pas cette chance.
Kingo et Kayano, orphelins adoptés ensemble, survivent tant bien que mal. Leur famille adoptive, contaminée, tente un jour de les dévorer. Kayano, déjà porteuse d’un jinka, les sauve. Des années plus tard, elle est repérée par la Force Funéraire Florale (FFF), qui exécute tous les porteurs, même les non-hostiles. Kingo essaie de la protéger, mais il meurt sous leurs yeux. Dans un geste désespéré, Kayano transfère alors son jinka en lui.
Kingo est ramené à la vie et rencontre Makki, un scientifique fasciné par cette fusion inédite. Mais ils sont rapidement attaqués et fuient ensemble. Kayano semble toujours vivante au travers du jinka qui habite Kingo. Il décide de tout faire pour la ramener. Pour cela, une seule destination : Mother Jinka, l’origine des parasites. Mais l’accès est réservé à la division spéciale de la FFF. Après un combat-test, Kingo est recruté par la division spéciale 7. Désormais, cap sur Mother Jinka !
L’aventure est sur ton chemin dans la division
Après une formation express durant le tome 2, Kingo part en mission avec une collègue de la division 7. Envoyés pour enquêter sur un jinka, ils découvrent qu’il peut manipuler l’esprit des gens.
Quelques affrontements plus tard, Kingo est le seul à résister, grâce à Kayano qui prend le contrôle et neutralise l’ennemi.
Le troisième tome débute alors que Kingo reprend conscience.
La division 7 : l’envers du décor
Si Kingo a vite trouvé sa place dans l’équipe “apprenti”, ce tome révèle davantage le fonctionnement de la division. Comment ces jeunes survivent-ils aux missions sans finir contaminés ? Pourquoi eux et pas d’autres ?
Peu à peu, des réponses apparaissent, et elles ne rassurent pas toujours.
Après s’être attachés à Makki, Kingo et Kayano, deux nouveaux personnages se dessinent comme figures centrales : Makoto et Ayari. Le tome 2 esquissait déjà le passé d’Ayari ; ici, Makoto commence à prendre de l’épaisseur. Et vu les drames déjà révélés, on peut s’attendre à des moments chargés en émotions.

Tout sauf un long fleuve tranquille
Dès les premières pages, la tension remonte d’un cran. Jusqu’ici, le récit captivait par l’enchaînement de combats où la survie était toujours en jeu. Ce tome ajoute une autre dimension : révélations et surprises se bousculent. Makki a été tué par le chef de la division 7?!
Le rythme reste effréné. Là où l’on aurait pu imaginer une “pause” pour suivre la progression de Kingo dans la division, il n’en est rien.
Les progrès sont notables, surtout grâce au jinka de Kayano, exceptionnel par nature. Et la fin réserve une nouvelle surprise de taille.
Mon avis
Ce troisième volume est un vrai plaisir à lire. Si, comme moi, vous craigniez une dérive vers un récit “school life” sauce jinka, pas d’inquiétude : l’histoire avance, rien ne stagne et le lecteur est happé de bout en bout.
L’ouvrage démarre fort avec des révélations marquantes. Bien que lectrice de nombreux mangas, je reste étonnée par la capacité de l’auteur à me dérouter et à maintenir un suspense constant.
Les personnages de la division 7 prennent peu à peu leur place, et on comprend mieux le parcours qui attend Kingo et Kayano. Beaucoup de questions restent ouvertes : la route vers Mother Jinka est-elle la bonne ? Parviendront-ils à atteindre l’élite de la FFF ? Kayano redeviendra-t-elle humaine ?
Côté combats, impossible de se lasser : chacun apporte sa nouveauté, et qui dit progression dit forcément adversaires de plus en plus redoutables.
Enfin, l’auteur continue de jouer avec nous en dévoilant, entre deux chapitres, des fragments d’informations extérieures aux héros. Ces aperçus assombrissent l’avenir et enrichissent le lore, renforçant encore la tension.