NODE : L’ultime Grâce des Antarii est un jeu de plateforme et de réflexion/puzzles dans un univers de science-fiction. Il est développé et édité par Lapsus Games.
Avec sa direction artistique, son petit robot attachant et des décors qui rappellent parfois Selini ou encore certains autres plateformer 2.5D comme Inside et autre de Little Nightmares, le titre essaye de proposer une aventure qui peut autant faire travailler les méninges qu’être contemplative.
Wall-E au pays des Antrarii
« Dans un monde oublié, rongé par les radiations et les secrets, une IA est la dernière barrière entre le salut et l’effondrement. Explorez Toska, un labyrinthe nucléaire hanté, où les échos du passé rencontrent un mystère venu d’ailleurs. Pourrez-vous déjouer l’inconnu et nous sauver tous ?«



Dans NODE : L’ultime Grâce des Antarii, nous jouons un petit robot chargé d’accomplir une mission de la plus haute importance, dans un monde à l’abandon.
Je préfère éviter d’en dire trop afin de ne pas gâcher les surprises, mais l’univers fonctionne plutôt bien. On découvre progressivement ce qu’il s’est passé, qui étaient les Antarii et pourquoi tout semble aujourd’hui abandonné.
L’ambiance est l’un des points forts du jeu.
Certains décors dégagent même une vibe à la Selini, surtout à cause de leur architecture imposante et leur côté mystérieux.
L’histoire ne casse pas 3 pattes à un canard, mais elle est quand même assez prenante pour donner envie d’avancer jusqu’à son bout. D’autant plus que plusieurs fins sont disponibles. Ce qui ajoute un peu de rejouabilité, pour ceux qui souhaitent tout voir et tout faire.
Entre plateforme et manipulation temporelle
NODE propose deux façons de jouer.

La première est le mode Plateforme :
Ici, on progresse de gauche à droite, on saute, on évite les pièges et on résout quelques légères énigmes.
Impossible de ne pas penser à des jeux comme Inside, Limbo ou Little Nightmares dans ce mode de jeu.
La seconde est le mode Chronologie (qui est le premier mode du jeu, et qui constitue l’aventure « classique » – Le mode Plateforme a été rajouté un peu moins d’un an après la sortie du jeu)
Ce mode est beaucoup plus exigeant et demande de planifier ses actions en utilisant différentes itérations du personnage.
On est sur un puzzle-game où chaque erreur doit être analysée afin d’optimiser son parcours, donc presque sur un die & retry, en soit.
Pour être honnête, j’ai principalement joué en mode « Plateforme » pour mon test.
Mais même sans avoir passé tant de temps sur le mode « Chronologie », il est évident que celui ci est davantage destiné aux joueurs qui aiment les casse-têtes et les expériences exigeantes.
Au cours de l’aventure, notre petit robot finit également par obtenir une capacité nous permettant de ralentir le temps.
Cela permet d’apporter un peu de variété aux énigmes et aux séquences de plateforme.
Mais malheureusement, tout n’est pas parfait.
La maniabilité est frustrante.
Le personnage ne répond correctement que très rarement, à part quand on doit aller tout droit durant de longue distance.
En tout cas, priez pour ne pas avoir à faire de demi-tour, car c’est un véritable calvaire de devoir en faire.
Il arrive même bien souvent que les commandes donnent l’impression de faire carrément l’inverse de ce qu’on leur demande.
(vous pouvez checker à quel point je rage, sur la vidéo visible en haut du test, pour comprendre)
Le problème est d’autant plus important à la manette (va savoir pourquoi), alors que le jeu nous dit qu’il est recommandé de jouer à la manette, quand on le lance.
Pour le coup, j’ai trouvé le jeu un peu plus agréable au clavier, même si les soucis y sont aussi présent, j’avais l’impression que c’était moins flagrant.
À cela s’ajoutent quelques bugs de collision qui peuvent vite devenir agaçants, surtout dans un jeu où la précision est parfois assez importante.


Une direction artistique réussie malgré quelques soucis
Visuellement, NODE est vraiment plaisant.
La direction artistique et les décors sont franchement réussis. Le level design aussi est intéressant à parcourir et participe énormément à l’ambiance générale.

Par contre, la gestion des perspectives pose problème, comme dans Little Nightmare. La 2.5D est vraiment mal fichue.
Plusieurs passages donnent l’impression de manquer de lisibilité, ce qui fait qu’on meurt alors que ça aurait clairement été évité si ça avait été mieux fait.
Parfois ça créer même de la confusion, et on ne sait donc pas à quel endroit on doit réellement se rendre.
J’ai également relevé quelques incohérences assez bizarres.
Par exemple, notre héros est un robot, mais semble pourtant particulièrement sensible aux radiations. Ce n’est évidemment pas un gros problème, mais ce genre de détail peut parfois faire tiquer.



Des idées intéressantes mais un jeu qui manquent encore de finition
L’autre élément qui m’a laissé perplexe, c’est la gestion du temps lors des morts.
Lorsqu’on meurt et qu’on est renvoyé au point de contrôle, certains éléments continuent d’évoluer comme si le temps ne s’était jamais réinitialisé.
On pourrait croire que cela fait partie intégrante du scénario ou des mécaniques liées aux différents gameplay de Node, mais non, car en relançant depuis un ancien point de contrôle (l’avant dernier, par exemple), tout revient à la normal.
Pire encore, cela peut littéralement bloquer la progression du jeu (le passage avec la porte qui reste ouverte seulement 30 secondes, par exemple).
En tout cas, si c’était fait exprès, le jeu n’exploite jamais ça, donc bizarre…
Du coup, cela donne plus l’impression d’avoir affaire à un comportement étrange qu’à une mécanique volontaire.
Le jeu possède de bonnes idées, une ambiance réussie et une direction artistique vraiment agréable. Mais souffre aussi de plusieurs problèmes techniques et de gameplay qui énervent et empêchent de profiter pleinement de ses qualités.






