LIVRES / MANGA

Jizo

Jizo est un manga de type seinen disponible aux éditions Glénat depuis octobre 2020. Il a été réalisé par le duo Mr Tan et MATO. Ces auteurs ont également réalisé Ningyo, pour lequel j’avais écrit un article que vous trouverez ici (*lien).

Jizo

Un enfant perdu

Aki est un petit garçon qui se retrouve seul sur le banc d’un parc. Il est malheureusement perdu et ne se souvient pas comment rentrer chez lui. Alors qu’il commence à pleurer, un autre enfant vient le rejoindre. 

Jizo se présente et invite Aki à jouer avec lui. Le petit garçon perdu se rassure peu à peu jusqu’à ce que l’autre enfant lui offre des bonbons. Alors il se rappelle les enseignements de sa mère et s’éloigne. En effet, est-il bien prudent de se fier à un inconnu ?

Alors que Aki tente désespérément de retrouver son chemin, Jizo le retrouve. Même si ce dernier a un peu apaisé Aki, celui-ci continue de vouloir retrouver sa mère et sort du parc pour tenter de retrouver les siens.

Les ténèbres

Dans les rues, le jeune garçon n’arrive pas à se situer. Il tourne en rond, tellement il ne reconnaît pas les lieux. Finalement, tout à coup, tout est silencieux. Les gens ont disparu. Les rues sont étrangement vides et il n’y a aucune lumière. La nuit tombe d’ailleurs très vite. 

Après un bon moment, Aki appelle à l’aide et Jizo retombe sur lui. À force, le petit Aki admet qu’il a besoin d’aide, même s’ils ne se connaissent pas, et décide de suivre l’autre garçon. Mais alors que les deux enfants se dirigent vers un abri, des ténèbres semblent les poursuivre.

Le temple

Jizo emmène Aki en lieu sûr et sur la route, le garçon perdu finit par apercevoir une lumière et à courir vers elle. Sauf qu’il tombe sur un temple qui semble désert. Aki souhaite rebrousser chemin, mais Jizo lui conseille de passer la nuit là. 

L’enfant perdu essaie de comprendre ce qu’il se passe et s’inquiète pour ses parents. Jizo lui conseille de dormir à l’abri dans le temple. Cependant, après que son compagnon se soit endormi, Aki en profite pour s’en aller, souhaitant au plus vite retrouver sa maman. 

La sorcière

Alors que Aki se promène dans les rues en pleine nuit, il continue de douter de Jizo, car il reste un inconnu même si c’est un enfant. Durant ses réflexions, les étoiles essaient d’attirer l’attention du garçon, mais celui-ci continue à s’enfoncer dans les ténèbres de la nuit jusqu’à entendre du bruit.

Son espoir revient de trouver de l’aide pour rentrer chez lui. Il poursuit ce tintement jusqu’à en être proche, mais avant de pouvoir s’adresser à la personne qu’il aperçoit au loin, Jizo l’en empêche. Aki se débat, crie, pendant que Jizo essaie de le faire taire, le suppliant. 

C’est alors que quelque chose s’approche. Les pas sont de plus en plus lourds et l’ambiance, de plus en plus malsaine. Pendant que Aki a la main de Jizo sur la bouche, il finit par voir la sorcière. Elle passe tout près d’eux lentement. Elle les cherche et dans son sillage, elle emporte avec elle des enfants enchaînés traînant au sol.

Inspiration japonaise

Cette histoire est tirée d’un conte japonais. En effet, Jizo est l’ami des enfants. Il les console quand ils sont seuls. Malheureusement, je ne peux vous en dire plus sans vous dévoiler toute l’intrigue. Et je vous conseille de lire ce livre sans faire de recherche sur le conte en question, pour vous laisser la découverte entière du récit. Vous pourrez toujours prendre connaissance de l’histoire de Jizo, par la suite.

Jizo

Une œuvre émotionnelle

Comme pour Ningyo, ce récit va vous faire passer par une tonne d’émotions. Étant moi-même parent de trois petits monstres, j’ai tout de suite eu de l’attachement pour ce petit garçon perdu. Ensuite, je me suis inquiétée. Surtout dès lors que la sorcière fait son apparition. Tout s’enchaîne très vite. Et les larmes ont coulée sur mon visage sans pouvoir les retenir et j’ai fini par les laisser faire. Ce n’était pas que des larmes de peine, ni même que d’empathie ou encore de pitié mais surtout d’amour

Et pour comprendre tout ce que je vous décris, il vous faudra ouvrir ces précieuses pages et être transporté vous-même dans ce conte particulier. Et comme pour Ningyo, votre ressenti pourra être différent du mien. 

Jizo

Ce que l’on en pense vraiment :

Je ne savais pas à quoi m’attendre avec Jizo, même si je me doutais qu’une touche de noirceur allait apparaître à un moment donné comme pour Ningyo. Je pense que ça m’a aidé à apprécier encore mieux toute la profondeur de cette œuvre. C’est pourquoi je vous conseille de ne pas faire de recherche sur le conte.

Si vous aimez le folklore japonais, vous ne pourrez qu’apprécier cet ouvrage empli d’émotions. D’autant plus si vous avez accroché à Ningyo.

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