La gardienne des concubines 

DATE DE SORTIE
07/05/2025
AUTEUR
Shiori Hiromoto
ÉDITEUR
Mana Books
TYPE
Manga
PRIX
7,95€

Trahisons et suspicions au harem des illusions

Yuran, la plus talentueuse marchande de son époque, mène une vie paisible rythmée par ses affaires prospères. Jusqu’au jour où elle réalise qu’elle a déjà vingt-huit ans… et reçoit une missive qui bouleverse son destin.

L’empereur en personne la somme d’épouser Kogetsu Haku, un jeune et brillant vassal, tout en prenant soin des concubines du palais. Yuran se retrouve alors propulsée dans un univers de pouvoir et de complots. D’autant plus que son nouvel époux semble cacher bien des secrets…

Au cœur des intrigues de la cour impériale, entre alliances, rivalités et sombres complots, Yuran devra naviguer avec finesse pour découvrir la vérité qui se cache derrière cette union…

Plongez dans un fascinant voyage au cœur de la Chine médiévale, où chaque geste peut faire basculer le destin d’un empire.

La Gardienne des Concubines (Kōkyūhi no Kanrinin) est un manga japonais publié pour la première fois en 2020. Comptant actuellement 8 tomes (série toujours en cours), il arrive enfin en France grâce aux éditions Mana Books, dans la collection XOXO.

Ce projet repose sur le travail de trois artistes : l’œuvre originale est signée Aki Shikimi, le manga est adapté par Shiori Hiromoto, et le character design est assuré par Izumi. Ensemble, elles donnent vie à un univers aussi raffiné que rempli d’intrigues…

Droit d’auteur : ©Shiori Hiromoto © Aki Shikimi , Izumi / KADOKAWA CORPORATION

La gardienne des concubines 

Sous la soie, le devoir

Dans la Chine ancienne, vivait Yuran Gyoku. Fille unique de 28 ans, belle, simple, mais surtout, la marchande la plus talentueuse de son époque. Seulement à 28 ans, elle n’était toujours pas mariée mais ça ne serait tardé.

Une annonce tombe : Yuran est choisie pour devenir la gardienne de la beauté des concubines. Un poste prestigieux à la cour, mais pour cela, elle doit épouser Kogetsu Haku, le chancelier impérial ! L’équivalent du premier ministre à notre époque !

Yuran n’en revient pas. Comment l’empereur a-t-il pu penser à elle ? Elle, une simple roturière ? Elle qui vit loin des standards de la beauté noble ? En plus, Kogetsu… c’est tout le contraire d’elle. Beau à en faire douter qu’il soit vraiment un homme, noble, respecté… Mais elle n’a pas le choix : un ordre impérial, ça ne se refuse pas.

Et voilà que Kogetsu lui-même débarque chez elle ! Il lui remet un permis de déplacement, chose interdite pour une femme de son rang jusque-là. Avec ce papier, elle peut aller où elle veut. Pour finir, il lui offre également une alliance, sellant ainsi leur mariage et lui promettant d’être toujours là, quoi qu’il arrive;

C’est officiel. Sa vie va basculer. Elle quitte tout pour entrer dans un monde qu’elle ne connaît pas. Et tout commence maintenant.

Le poids de la cour intérieure

C’’est le premier jour de Yuran, et Kogestu et là pour l’accompagner. Pour la première fois, elle franchit la porte de la Cour Intérieure, mais son futur époux la met en garde.
Ce lieu est un monde de luxe, où se côtoient les plus belles princesses. Un endroit redoutable, où le moindre faux pas peut être fatal.

À l’intérieur, ce ne sont pas moins de 2 000 personnes qui y résident. À peine Yuran y pénètre-t-elle que les messes basses commencent. Comment une femme aussi simple pourrait-elle s’occuper de la beauté et de la santé des concubines impériales ? Certaines n’hésitent même pas à plaindre Kogetsu, estimant qu’il a épousé une femme bien trop banale pour représenter la grandeur de la cour.

Pourtant, Yuran n’a pas le droit d’oublier sa mission principale : prendre soin des femmes de l’empereur. Celles-ci sont réparties en huit rangs, pour un total de 121 femmes. Un chiffre considérable, mais qui reste dans la norme, car dans cet empire, la polygamie est monnaie courante.

Quatre femmes, cependant, se distinguent : les quatre épouses principales de l’empereur. Il s’agit de Dame Tokuhi, Dame Kihi, Dame Kenhi, et enfin, Dame Shukuhi. En raison de leur statut, elles sont les femmes les plus influentes de la Cour Intérieure. Autant dire que la pression est immense pour Yuran, qui doit désormais veiller sur elles.

Malgré son anxiété, Yuran se rend chez l’une des premières épouses, Dame Kihi, de son véritable nom, Shisho Yo.

La gardienne des concubines 

Les Secrets de la Cour Intérieure

Lorsqu’elle se retrouve devant Dame Kihi, Yuran est immédiatement impressionnée.
Du haut de ses 19 ans, Kihi est considérée comme la plus belle femme de l’empire. Elle excelle dans les arts du théâtre et de la musique, et est donc la favorite de l’empereur. Cependant, une question demeure : est-elle réellement une bonne épouse ?

Après avoir dégusté un délicieux thé de jade, Yuran présente un cadeau à Kihi : un rouge à lèvres aux vertus particulières. Une fois appliqué sur les lèvres, il fait ressortir leur couleur naturelle. Mais, une fois humidifié, il devient rouge, suscitant l’envie de poser un baiser. Ce cadeau fait une forte impression, et Yuran commence à se sentir plus à l’aise dans ce monde.

Cependant, les trois autres épouses ne seront pas aussi simples à convaincre, et la tâche se révèle plus complexe que prévu. Un peu plus tard, Yuran reçoit un courrier de Dame Shukuhi, âgée de 16 ans. Contrairement à Kihi, qui porte un maquillage subtil, Shukuhi se distingue par sa blondeur et ses yeux bleus, une rareté dans l’empire. Pourtant, un détail frappe immédiatement Yuran : le visage de Shukuhi est dissimulé sous une épaisse couche de maquillage.

Mais ce n’est pas tout. Dame Kihi fait une étrange demande : elle veut que Yuran importe de la nourriture, ce à quoi Yuran répond qu’elle doit d’abord obtenir l’accord de l’empereur. Cette réponse semble provoquer une grande panique chez Kihi, ce qui intrigue encore plus Yuran.

Un drôle de cadeau

Mais Yuran ne doit pas oublier qu’elle doit s’occuper des 121 femmes de la cour. Voilà qu’une maîtresse du rang 6, Baiko Ri, vient la voir, demandant à nouveau du thé, mais cette fois pour obtenir une peau parfaite. Yuran est impressionnée de voir que ses talents de marchande commencent à être reconnus dans cet univers.

C’est Baiko Ri qui va en apprendre davantage à Yuran sur les quatre dames principales. Elle lui révèle que certaines d’entre elles ont de grandes rivalités, notamment Dame Tokuhi, qui refuse de parler aux autres épouses par simple fierté. Mais ce qui frappe le plus Yuran, c’est la haine profonde entre Dame Kihi et Dame Shukuhi. Leur animosité remonte à un incident marquant : Dame Shukuhi aurait envoyé à Dame Kihi un cadeau des plus étranges : un cadavre d’animal, déchiqueté en plusieurs morceaux.

Yuran est déterminée à découvrir la vérité derrière cet incident, mais elle doit également garder à l’esprit son futur mari, qui, malgré les apparences, semble lui aussi porter ses propres fardeaux. Décidément, la vie de Yuran s’annonce bien plus complexe qu’elle ne l’aurait imaginé.

La gardienne des concubines 

CONCLUSION

La Gardienne des Concubines est un titre auquel je n’avais pas d’attentes particulières, mais qui m’a immédiatement rappelé un autre manga, Les Carnets de l’Apothicaire. L’univers est clairement similaire, puisque les deux se déroulent dans la Chine impériale. Cependant, j’ai trouvé important de laisser sa chance à ce manga, sans le comparer systématiquement à un autre.

Quoi qu’il en soit, je me suis lancé dans cette lecture, et bien que le début ait été un peu compliqué (en raison de mon manque d’habitude avec ce genre de manga), j’ai rapidement accroché.

L’histoire est plutôt intéressante : une héroïne banale qui se voit confier une mission d’une importance capitale. Cet univers est rempli de trahisons, de mystères et de secrets à résoudre, ce qui n’effraie pas Yuran. Petit à petit, elle trouve sa place et tente de démêler l’intrigue. Cela commence par les quatre épouses de l’empereur, et croyez-moi, la situation est déjà bien complexe. Mais n’oublions pas qu’il y a plus d’une centaine de femmes dans la cour intérieure, ce qui promet d’innombrables rebondissements à venir.

Ce premier tome est vraiment une très bonne introduction. On est immédiatement plongé dans l’univers, avec des moments tantôt dramatiques, tantôt légers. Le mélange est parfait. De plus, l’histoire n’oublie pas de nous parler du futur époux de Yuran, qui cache aussi ses propres mystères.

Pour ma part, c’est donc un grand oui et je suis ravi d’avoir découvert ce manga ! Ma fille, qui a adoré Les Carnets de l’Apothicaire (un véritable coup de cœur pour elle), est aussi du même avis. Il est vrai que les dessins et l’histoire partagent des similitudes, mais elle est heureuse de découvrir une autre histoire avec un scénario bien différent.

En résumé, si vous avez aimé Les Carnets de l’Apothicaire, ce manga vous plaira sûrement. Et même si vous ne le connaissez pas, peut-être que La Gardienne des Concubines saura vous convaincre d’essayer ce genre. C’est ce qui s’est passé pour moi !

Cet article a été rédigé avec un service presse

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