LIVRES / MANGA

Love me For Who I Am

Résumé :

Au lycée, Mogumo semble ne pas avoir d’amis, et ne paraît pas non plus chercher à s’en faire. Pourtant, son camarade Tetsu connaît exactement le lieu où Mogumo pourrait rencontrer des personnes qui lui ressemblent : le maid café que tient sa sœur, où le service est assuré par des otokonoko, des garçons habillés en fille. Ni une ni deux, Tetsu propose à Mogumo d’y travailler… Mais qui a dit que Mogumo était un garçon ?

Nous voilà arrivée au troisième ouvrage de la collection Mues.

Après un premier ouvrage sur la sexualité (Sex Education 120%) et un second sur la transidentité (je ne suis pas née dans le bon corps) nous découvrons une toute nouvelle œuvre qui cette fois-ci, abordera le sujet de la non-binarité.

Un sujet sensible qui malheureusement, n’est pas régulièrement abordé de nos jours, ni pris au sérieux.
“Love me For Who i Am” est donc l’occasion d’en apprendre plus à ce sujet. Le tout en délicatesse et avec un certain humour, bien loin des moqueries qu’on peut encore entendre en 2022.

Les premières questions

Dès les premières images, le livre nous interroge. On aperçoit Mogumo de dos qui aux premières impressions semble être une jeune fille, accrochant un tanzaku (une carte permettant d’écrire son vœu le plus cher). De jolies couettes attachées avec des élastiques Kawaii, une jupe… Tout pourrait laisser croire que le personnage est une fille, et pourtant…

Effectivement, le pronom “il” est tout de suite annoncé. On se pose donc la question de savoir si l’on a bien lu ou non, mais il est clair que oui. Le principal but de ce manga est annoncé dès la couverture, il n’y a rien de bien choquant. Autant dire que ce premier tome ne tournera pas autour du pot ce qui est fortement appréciable. Tetsu, un camarade de Mogumo (qui semble connaître l’identité de son ami) à une proposition assez particulière à lui faire parvenir. Celui-ci lui propose un travail dans un café.

Mogumo - Maid Café

Un café où l’on s’y sent bien

Ni une ni deux, les voilà arrivés au Maid café. Notre protagoniste fait la connaissance de Satori qui n’est autre qu’une des gérantes du café et plus précisément, la sœur de son ami. En soit, cela pourrait paraître anodin, mais ce café a une particularité lui permettant de se distinguer des autres. Ce n’est pas un lieu commun, car tous les serveurs qui y travaillent sont des otokonoko, des garçons à l’apparence féminine. Leur but ? Devenir encore plus mignons que des filles, et en voyant leur bouille, on pourrait presque s’en convaincre. 

Mogumo Café - Love me for Who i Am

Une fois sa tenue enfilée, Mogumo fait la rencontre du personnel enfin une partie seulement. Suzu et Mei qui malgré leur allure féminine sont en réalité de jeunes hommes. Selon Tetsu, il n’y a aucun doute, notre personnage trouvera sa place parmi ses collègues…

Pourtant, cette annonce ne va pas réjouir Mogumo qui va très rapidement paniquer ! Il ne souhaite pas avoir une étiquette en tant que “fille” ou “garçon”. Nous voilà donc en plein milieu de la non-binarité. Il aura donc fallu très peu de pages pour aborder le réel sujet. C’est un début de tome très riche en émotions.

Mogumo


D’ailleurs, on pourrait presque ressentir le désarroi que vit notre protagoniste. Pour ce qui est ont la larme facile, ce ne sera peut-être pas évident de vous retenir. Dans mon cas, j’ai très rapidement ressenti un malaise, non pas contre, mais envers Mogumo. Une gêne que beaucoup de personnes peuvent ressentir chaque jour, car ils n’ont pas les moyens ou plutôt le droit de décider de ce qu’ils sont réellement. En y réfléchissant bien, c’est triste ! Heureusement pour eux, le sujet ne fait qu’avancer d’année en année (notamment en ce moment avec le pronom iel), mais le chemin de la victoire est encore long.

Une lecture pour tous

“Love me for Who I am” ne s’arrêtera pas uniquement sur la non-binarité. D’autres sujets seront abordés comme l’homosexualité, mais également la transidentité. Les difficultés rencontrées seront abordées et certains mots peuvent s’avérer anodins, cependant, ils sont très souvent blessants pour ceux qui l’entendent.  

Love me for who I am

C’est un des points que j’ai apprécié durant ma lecture, la non-binarité bien qu’étant le thème principal, n’est pas le seul sujet évoqué dans ce manga. Cela rend la lecture encore plus intéressante et enrichissante et permet de se poser de réelles questions sur les jugements que nous pouvons avoir. 
D’ailleurs, j’étais bien loin de m’attendre à un tel engouement à la fin. Il me tarde de pouvoir découvrir le prochain tome. J’ai beaucoup d’espoir pour Mogumo et j’espère que les prochaines pages seront bénéfiques. Pour information, le manga a été complété au Japon en 5 tomes. Il faudra attendre le 25 mars 2022 pour découvrir les suites des aventures de notre protagoniste.


Ce que l’on en pense vraiment :

Jusqu’à maintenant, la collection Mues a été une grande réussite pour moi. J’ai adoré tous les titres sortis à ce jour, “Love me for Who I Am”, a donc été une évidence pour moi. Et quel succès une fois de plus ! 

Malgré mon penchant pour les mangas de type seinen j’ai pris un immense plaisir à lire ce tout nouvel ouvrage. Pourtant, rien ne me relie à la non-binarité ce qui ne m’a pas empêché de dévorer ma lecture.Si je peux vous apporter un conseil : Foncez ! Ce livre sera très certainement comblé votre petit cœur en manque d’hémoglobine, il aura même réussi à me faire verser une petite larme. Oui, Kushina est une grande sensible au fond !

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