Publié en 2022 au Japon, Mon chien pour la vie (ou Rōken to Watashi) est un manga en one-shot de 192 pages. En France, il faudra attendre le 5 février 2025 pour pouvoir le découvrir aux éditions Doki Doki. Ce manga bouleversant nous rappelle à quel point nous aimons nos animaux et combien il est difficile de les perdre.
Droit d’auteur : © Iriko Aoiro / Kodansha Ltd.

Agir face à l’inévitable
Notre première histoire est celle de May, une adorable berger des Shetland. May a intégré une famille aimante, composée de quatre membres : deux parents et leurs deux enfants, âgés de 10 et 16 ans. L’arrivée d’un chien n’a fait qu’amplifier l’amour au sein de cette famille. Jusqu’alors, tout semblait aller pour le mieux, du moins en apparence.
Derrière son sourire, l’adolescente de 16 ans dissimulait en réalité une tristesse profonde. Personne ne semblait s’en apercevoir, à l’exception de May. Toujours présente, May apportait une présence réconfortante et silencieuse, fidèle compagne dans les moments de solitude et de détresse de sa jeune maîtresse.
Le temps passe et les événements de la vie entraînent des changements : les études, un divorce… La jeune fille de 16 ans grandit, et à 20 ans, elle trouve un emploi et se retrouve seule. Enfin, seule… pas tout à fait. May reste toujours à ses côtés, fidèle et constante. Mais la réalité s’impose : May n’est pas éternelle. Les chiens, contrairement aux humains, ont une espérance de vie limitée, même si l’on préfère parfois l’ignorer.
Puis vient le moment redouté : la vieillesse de l’animal et les afflictions que le temps emporte avec lui. Se retrouver dans l’impuissance, incapable d’agir face à l’inévitable. Le verdict tombe : May est trop âgée, il n’y a plus rien à faire…
Un membre à part entière de la famille
Seconde histoire, tout aussi bouleversante. Cette fois, nous faisons la rencontre de Kelly, un caniche nain.
Comme May, Kelly a su trouver sa place au sein d’une famille aimante, entourée d’enfants et d’un couple dévoué. Mais, là encore, les choses évoluent. D’un côté, les enfants grandissent, et de l’autre, le travail occupe de plus en plus l’époux. La maîtresse se retrouve alors seule en compagnie de Kelly, son fidèle chien qu’elle considère comme un membre à part entière de la famille.
Pendant plus de 20 ans, elle s’est consacrée à sa vie de femme, mais aussi de mère. Il est difficile de rompre avec de telles habitudes. Kelly est devenue son enfant, celui qui a toujours été là et qui ne l’a jamais quittée… Mais, comme pour tous les êtres vivants, l’âge finit par rattraper Kelly. Sa santé se dégrade, notamment à cause de problèmes de circulation sanguine. Il n’y a rien d’étonnant à cela, car à 18 ans dans la peau d’un chien, Kelly approche l’âge de 90 ans chez un humain.
Les rendez-vous chez le vétérinaire se multiplient, mais aucune solution ne semble améliorer la situation. Il devient évident qu’il faut accepter l’inévitable : dire au revoir à cet être cher. Kelly, cependant, s’éteindra paisiblement, entourée de l’amour de sa maîtresse, à la maison, dans la sérénité. Et la maîtresse, quant à elle, se retrouvera totalement seule, mais avec des souvenirs précieux de tout ce qu’elle a partagé avec son fidèle compagnon…


S’endormir paisiblement
Troisième histoire, un nouveau chien : Coco, une croisée grand caniche et labrador, déborde d’énergie, tout comme les précédents. Coco a rapidement trouvé sa place dans la famille, mais plus encore, elle a appris à sa maîtresse que le regard des autres et la quête de la perfection ne comptent finalement pas tant que cela. Coco se moque des tâches de boue sur le t-shirt blanc de sa maîtresse ; ce qui lui importe, c’est de passer du bon temps avec elle.
Neuf ans ont passé, et Coco et sa maîtresse se sont totalement adoptées l’une l’autre. Mais cette fois-ci, ce n’est pas l’âge qui a rattrapé Coco, mais la maladie. Une maladie qui peut frapper n’importe qui, à n’importe quel moment.
Alors, comment accepter de dire au revoir à un être qui semble encore avoir toute la vie devant lui ? Faut-il attendre, espérer, ou bien abréger ses souffrances en l’endormant paisiblement ?