Paru pour la première fois entre 1987 et 2000 au Japon, Tomie est l’œuvre de Junji Itō, maître de l’horreur japonaise. En juin 2025, Tomie revient en France dans une nouvelle édition poche proposée par les éditions Mangetsu. Plus accessible, ce format compact regroupe environ 240 pages par volume (contre plus de 700 pages dans l’édition intégrale deluxe) et sera réparti en trois tomes.
Avec un prix de 9,95 € (contre 29,95 €), cette édition permet à un nouveau public de découvrir ce chef-d’œuvre de l’horreur dans un format pratique et économique.
Beauté fatale, mortelle éternelle
Tomie, une jeune femme d’une beauté troublante, possède un charme si puissant que quiconque croise son regard tombe irrémédiablement sous son emprise, jusqu’à en perdre la raison. Mais cette beauté n’est pas un don, c’est une malédiction. Chaque fois qu’elle entre dans la vie de quelqu’un, elle séduit, fait naître l’obsession, conduit à la folie, puis à la mort. Pourtant, sa disparition n’est jamais définitive. Tomie revient toujours.
Ceux qui l’aiment finissent par la tuer mais elle revient toujours. Que ce soit à travers une régénération surnaturelle ou la naissance d’un nouveau corps à partir d’un simple fragment, Tomie ne meurt jamais. Chaque chapitre raconte une nouvelle rencontre, un nouveau drame, un nouveau meurtre et un retour inexpliqué. Prisonnière d’un cycle éternel de mort et de renaissance, elle est à la fois victime et monstre, beauté éternelle et horreur vivante.

Le retour de Tomie
Tomie a été retrouvée morte. Son cadavre a été découpé en 42 petits morceaux, éparpillé dans une tentative désespérée de faire disparaître toute trace. Un sort tragique pour une jeune fille pleine de vie, dont l’avenir semblait encore s’ouvrir devant elle.
Ses camarades de classe, tout comme son professeur, versent des larmes lors de l’annonce de sa disparition… du moins, en apparence. Car derrière leurs visages attristés, se cache une vérité bien plus sombre.
Mais le plus troublant reste à venir : le lendemain de l’accident, Tomie revient en cours. En chair et en os. Vivante. Imperturbable. Comme si de rien n’était. La stupeur est totale. Les élèves sont figés. Le professeur, surtout, semble au bord de la panique car il entretenait une relation secrète avec elle.
Au fil de la journée, l’incompréhension grandit. La peur s’installe. La folie s’infiltre. Comment Tomie peut-elle être là, vivante, alors qu’ils l’ont tous vue morte ? Et pire encore : tous dans la classe portent le poids de sa disparition, car ils sont directement impliqués dans sa mort…
Une greffe pour une malédiction
Deux ans après les faits, dans un hôpital à l’ambiance pesante, les rumeurs continuent de circuler. Malgré le temps passé, l’ombre de Tomie plane toujours. Ce matin-là, Takagi, le professeur principal de Tomie, est retrouvé suicidé. Folie ? Remords ? Nul ne sait vraiment ce qui l’a poussé à ce geste.
Pendant ce temps, de nouveaux visages entrent en scène. Yukiko Mio, une jeune patiente, attend avec patience une greffe de rein. À ses côtés, Tadashi, son camarade de classe, lui apporte un soutien sans faille. Entre eux, une confiance presque totale… du moins en apparence. Car depuis quelque temps, Yukiko sent que Tadashi lui cache quelque chose. Et elle a raison : il a une petite amie, mais ne lui en a jamais parlé.
Deux jours plus tard, la fameuse petite amie se présente à l’hôpital. Elle s’appelle Reiko Mizutani… ou du moins, c’est ce qu’elle prétend. En réalité, c’est Tomie. Son apparition n’a rien d’innocent. Elle vient interdire à Yukiko de voir Tadashi, la harcèle, l’insulte, la traite de laide, de faible, et la pousse peu à peu à perdre confiance en elle.
Peu de temps après, l’état de santé de Yukiko se dégrade brutalement. Sa greffe devient urgente. Et comme par un étrange hasard, une jeune femme vient tout juste de décéder, et elle est parfaitement compatible…Cette femme, c’est Tomie.


Quelque chose grandit dans le sous-sol
Toujours à l’hôpital, les rumeurs continuent de se propager… Cette fois, elles concernent Yukiko, récemment opérée suite à son insuffisance rénale. L’intervention s’est bien déroulée sur le plan chirurgical, mais quelque chose cloche. Le nouvel organe greffé semble évoluer, se transformer en une anomalie monstrueuse.
Parmi les patients, Satô, hospitalisé pour une simple appendicite, est intrigué par ce qu’il entend. Curieux, il décide de se rendre en douce dans l’aile concernée pour en savoir plus. Mais ce qu’il va découvrir va le glacer d’effroi : la monstruosité en question se trouve dans le sous-sol… et elle est bien vivante. Le spécimen a grandi, nourri dans l’ombre, en lien direct avec la greffe de Yukiko.
Pendant ce temps, Yukiko semble se remettre étonnamment bien. Son état s’améliore à une vitesse inattendue. Mais ce n’est pas tout : son apparence change. Elle devient de plus en plus belle. Et son caractère, lui aussi, se transforme…