Incarnez le bébé dans toutes ses frustrations
Après avoir terminé plusieurs jeux narratifs, comme Dispatch ou The Walking Dead Telltale, j’ai cherché ce que leurs créateurs et développeurs avaient pu faire de plus. C’est ainsi que je suis tombée sur Goodnight Universe. Le jeu vous entraîne dans le quotidien d’Isaac. Vos joues roses, vos déplacements limités et votre incapacité à communiquer ne trompent personne : vous voilà devenu un bébé !
Si vous vous êtes toujours demandé ce que ça faisait d’être un bébé, le jeu pourra peut-être y répondre partiellement. Cependant, Isaac n’est pas comme les autres bébés. Fort d’un intellect extrêmement développé pour son âge, il est aussi télékinésiste.
Un bébé aux supers-pouvoirs
Faire voler les objets autour de vous, les réorganiser par la pensée ou encore entendre ce qui se passe dans la tête des autres, voilà autant de choses que vous pourrez faire. Les premières minutes, c’est super, vous jouez presque au bébé maître du monde. Cependant, même si vous choisissez d’être discret, vous serez rapidement repéré par votre sœur, véritable génie d’intelligence. Et malheureusement, d’autres personnes nettement moins bienveillantes vous remarquent à leur tour.
Ces dernières vont même jusqu’à vous kidnapper pour vous étudier et tester vos pouvoirs. De votre côté, vous souhaitez avant tout retourner auprès de votre famille. Vos pouvoirs suffiront-ils à vous ramener auprès d’eux ? Quels autres secrets découvrirez-vous ?
Entre choix importants et gameplay intrigant
Comme la plupart des jeux du studio, Goodnight Universe propose quelques choix importants à partir desquels l’histoire est modifiée. Ces choix sont limités dans le temps, autant dire que la réflexion ne pourra être de longue durée.



Par ailleurs, le jeu est jouable avec suivi de la caméra. Vous pourrez ainsi fermer les yeux pour que le bébé s’exécute. De même pour le fait de sourire ou de vous montrer triste. Cependant, même si la fermeture des yeux est relativement bien faite, les émotions quant à elles peinent un peu à suivre.
Il est aussi possible d’activer le mode de suivi de manière partielle et même de mettre une vignette de votre caméra à l’écran, suivant ainsi vos gestes en temps réel.
Si l’histoire peut sembler étrange, elle ne manque pas de révéler de nombreux mystères et se dévoile petit à petit.
De galère en réconfort
Pour ma part, j’ai d’abord eu du mal à me faire au gameplay avec caméra. J’y ai rapidement préféré le mode classique, sans caméra.
Dans l’optique d’immersion, j’ai essayé au max le mode caméra, tenté différents recadrages ; certains ont bien marché, notamment pour la fermeture des yeux, mais les émotions ont quant à elles été un véritable guêpier.
J’ai apprécié être dans la tête d’Isaac, entendre ses pensées et sa frustration. Tout cela sonnait beaucoup comme des pensées que l’on pourrait avoir en tant qu’adulte dans un corps de bébé. Je me suis rapidement attachée à ce petit bonhomme enfermé dans un corps sans moyen de communiquer. Ou presque…
L’histoire m’a touchée, je me suis retrouvée dans plusieurs des rôles et j’ai apprécié cette histoire légèrement douce-amère. J’ai aussi beaucoup aimé que nos choix impactent le reste, ainsi que le fait de se sentir tout-puissant avec les pouvoirs télékinésiques.
Au niveau gameplay, même si la proposition de la caméra est intrigante et peut s’avérer amusante, je ne suis pas sûre que je la recommanderais. Un gameplay classique pour ce titre apporte selon moi plus de satisfaction.
Cependant, si vous êtes curieux et muni d’une webcam, n’hésitez pas à essayer si vous avez la Switch 2. Cette dernière reconnaît la plupart des webcams, j’ai ainsi pu tester la chose avec ma vieille webcam Logitech sans devoir investir dans un produit supplémentaire.
Il est à noter que peut-être qu’avec une caméra officielle, le suivi fonctionnerait mieux.
Si vous êtes en recherche d’une petite aventure (4 à 6 heures) narrative, originale et réconfortante, je ne peux que vous recommander ce jeu !