Avant-propos
Avec Obscurantis, les éditions Glénat nous plongent dans un univers aussi sombre qu’intriguant. Au programme : une société dominée par un pouvoir religieux, des secrets bien gardés et une résistance prête à remettre en question l’ordre établi.
Derrière cette nouvelle série, nous retrouvons Didier Convard (scénario) et Denis Falque (dessin), que certains lecteurs connaissent déjà pour leur travail sur Le Triangle Secret. Cette fois-ci, les deux auteurs nous proposent une trilogie mêlant science-fiction et fantasy, dans un monde où les apparences sont parfois bien trompeuses. Ils sont également accompagnés de Martina Pignedoli, qui se charge des couleurs.

Quand la liberté devient un crime
Dans la mégalopole de la Mère Croyante, les habitants sont appelés à assister à un événement particulièrement macabre : une exécution publique. Personne ne semble savoir qui sera la victime du jour, mais tous sont contraints de se rendre à cette cérémonie, y compris les enfants. Une chose est certaine, mieux vaut ne pas désobéir aux ordres du Blanc Clergé…
Parmi la foule se trouve Galad, un marin qui va rapidement comprendre que cette journée va bouleverser sa vie. La femme condamnée n’est autre qu’Aân Ji, celle dont il est éperdument amoureux. Impuissant, il assiste à son exécution sans pouvoir intervenir. Dans cette société où la moindre contestation peut coûter la vie, tenter de s’opposer au pouvoir religieux serait une véritable folie. Galad doit donc rester spectateur, malgré la douleur que lui inflige cette scène.
Pourtant, même face à une mort inévitable, Aân Ji ne semble pas avoir perdu sa détermination. Alors que son sort est déjà scellé, elle affiche un sourire qui contraste avec la gravité de la situation. La jeune femme, connue pour son esprit libre, semble refuser jusqu’au bout de se soumettre à ceux qui prétendent décider de son destin.
Mais pourquoi a-t-elle été condamnée à une telle peine ? Le Blanc Clergé l’accuse de déviance et de propos blasphématoires à l’égard de la religion. Aux yeux de cette autorité toute-puissante, ses paroles suffisent à faire d’elle une hérétique. Une condamnation qui illustre parfaitement la manière dont ce régime impose ses croyances et réduit au silence celles et ceux qui osent les remettre en question…
Galad part en quête de vérité
Malheureusement, Galad n’a pas vraiment le temps de pleurer la femme qu’il aime. Malgré cette terrible épreuve, il doit reprendre la mer et honorer le contrat qu’il a accepté. Sa mission ? Acheminer une cargaison jusqu’aux terres de la Grâce. Un travail qui semble plutôt classique pour un marin, mais dont certains détails restent particulièrement flous…
Que transporte-t-il exactement ? Personne ne semble vouloir lui donner de réponse. Galad n’est finalement qu’un pion dans cette affaire. Comme lors de ses précédentes missions, il doit se contenter d’accomplir son travail sans poser trop de questions. Après tout, on ne lui demande pas de comprendre ce qu’il transporte, mais simplement de livrer sa cargaison à bon port.
Pourtant, depuis l’exécution d’Aân Ji, quelque chose a changé. Galad affirme vouloir découvrir la vérité. Sur ses mystérieuses cargaisons mais également sur ce qui a réellement conduit sa bien-aimée à la mort. Une manière pour lui de lui rendre hommage, mais aussi de trouver des réponses à toutes les questions qui le tourmentent…
D’ailleurs, un événement étrange vient rapidement bouleverser ses certitudes. Galad en est convaincu : il a entendu la voix d’Aân Ji ! Au départ, il préfère mettre cette expérience sur le compte de l’alcool et de la douleur qui l’accable. Après tout, le chagrin peut parfois nous jouer de drôles de tours… Mais les choses ne tardent pas à se compliquer. Galad comprend peu à peu que la présence de sa défunte compagne ne relève peut-être pas simplement de son imagination. Son esprit semble toujours là, comme si Aân Ji avait encore quelque chose à lui transmettre…


Derrière la foi, de sombres secrets
Galad n’est finalement pas fou ! Aân Ji est bel et bien toujours présente à ses côtés, mais sous une forme bien particulière. Elle n’est pas un simple fantôme : c’est une hord’âme, une personne capable de séparer son âme de son corps.
Cette faculté reste assez rare et concernerait uniquement les personnes qui ont aimé profondément quelqu’un de leur vivant. Aân peut donc continuer à accompagner Galad malgré sa mort. Une présence qui risque de bouleverser bien des choses pour notre marin !
Si elle revient auprès de lui, ce n’est pas simplement pour le rassurer ou lui tenir compagnie. Aân Ji a encore des choses à lui révéler, notamment au sujet de la religion et du pouvoir exercé par le Blanc Clergé. Galad va ainsi commencer à découvrir une autre facette de cette société, bien loin de ce qu’on cherche à lui faire croire…
Au fil de ses découvertes, il comprend que les apparences sont trompeuses et que certaines vérités sont soigneusement dissimulées à la population et sa quête personnelle prend alors une tout autre ampleur…