Un nouveau venu dans la collection josei
Paru pour la première fois au Japon à partir de 2022, Puisque vous m’abandonnez, je vous mettrai à genoux est un josei initialement issu d’un light novel, avant d’être adapté en manga. En France, l’éditeur Meian propose une sortie conjointe des deux premiers tomes, publiés simultanément le 25 avril 2025.


Le saut vers l’inconnu
Après des mois passés à la merci de Lucillus, Agnès est sur le point de goûter à la liberté… Suite à une tentative de viol orchestrée par Lillie, Agnès, désespérée, se jette du haut de la tour afin de mettre un terme à ses souffrances, non seulement physiques, mais aussi intérieures. Brisée, elle n’aperçoit plus d’issue. Alors qu’elle chute, elle est soudainement rattrapée et enlacée par un homme qui amortit sa chute… Lucillus.
À son réveil, son père se tient à son chevet. Est-ce un rêve ? Après des mois sans l’avoir revu, le voilà enfin face à elle. Agnès est heureuse de le retrouver, mais son père, lui, reste profondément bouleversé par les événements récents. Il s’en veut terriblement d’avoir forcé sa fille à épouser un prince. À ses yeux, rien n’est plus important que la vie et le bonheur de sa fille.
Au fil de la conversation, le marquis se confie, notamment au sujet du prince héritier Lucillus. Selon lui, c’est ce dernier qui l’a supplié d’obtenir la main d’Agnès. Une révélation impensable pour Agnès. Comment Lucillus aurait-il pu supplier qui que ce soit, lui qui ne semble éprouver que de la haine à son égard, surtout au vu des derniers mois ? Bien qu’Agnès peine à croire les paroles de son père, elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour Lucillus. Heureusement, sa blessure n’est que superficielle. Pour son père, en revanche, la décision est prise : Agnès ne reverra plus le prince.
Quand les masques tombent
Une fois remise sur pied, Agnès en apprend davantage sur Lucillus, ainsi que sur les secrets qui entourent sa famille. Elle découvre notamment l’existence d’un frère caché, Aubry, l’aîné de Lucillus, dont la naissance illégitime, issue d’une mère servante, l’a condamné dès le départ à rester dans l’ombre. Dans ces conditions, il ne pourra jamais prétendre au trône, une réalité qui pèse lourdement sur les dynamiques au sein de la famille royale. Et c’est précisément pour cette raison que le mariage entre Agnès et Lucillus n’était, en réalité, qu’une façade afin de maintenir un certain équilibre politique.
Malheureusement, tout ne s’est pas déroulé comme prévu. Le comte Vilsner, père de Lilie, est lui aussi intervenu dans cette affaire, en veillant à influencer les événements à sa manière, avec l’objectif clair de rapprocher Lucillus et sa fille. En prenant connaissance de ces révélations, Agnès ne peut s’empêcher de repenser au prince. Il n’était probablement, tout comme elle, qu’un pion. Une prise de conscience difficile.
De son côté, son père reste inflexible. Il maintient sa position et refuse catégoriquement qu’Agnès accepte d’épouser le prince. Pour lui, cette décision n’est plus envisageable, compte tenu de tout ce qui s’est produit et des implications que cela pourrait avoir.
Lucillus fait alors irruption dans la pièce. Il s’oppose immédiatement au départ d’Agnès, refusant qu’elle quitte les lieux et s’interposant avec une fermeté sans équivoque. Une confrontation éclate entre eux. Pour la première fois, Agnès prend la parole exprimant clairement son refus de se marier avec lui. Elle va même plus loin, affirmant qu’elle préférerait mourir plutôt que de se voir imposer une telle union. Des mots forts qui laissent Lucillus complètement déstabilisé.


Les premiers signes d’un attachement
Pour autant, Lucillus ne recule pas. Refusant de la laisser partir, il lui interdit de quitter la pièce, tout en lui assurant qu’elle ignore encore une partie essentielle de la vérité. Dans un dernier élan, il la supplie de rester, comme s’il s’accrochait à une ultime chance de la convaincre.
Mais Agnès tient bon. Malgré l’intensité du regard de Lucillus, malgré les émotions qui la traversent, elle reste déterminée à ne plus céder.
Lucillus poursuit alors, dévoilant qu’il a mis un terme à sa relation avec Lilie avant même de partir à sa recherche. Sans détour, il lui affirme que celle qu’il veut, c’est elle. Rien ni personne d’autre. Peu importe les attentes des Vilsner, peu importe les pressions extérieures, son choix est déjà fait.
Pourtant, malgré ces déclarations, Agnès peine à y croire. Trop marquée par les blessures du passé, elle refuse de se laisser à nouveau emporter dans une situation qui pourrait, une fois de plus, la briser.
Face à l’obstination d’Agnès, Lucillus prend une décision radicale. Il affirme, sans la moindre hésitation, que si elle venait à s’en aller, alors il renoncerait à la couronne. Un choix extrême, qui en dit long sur ce qu’il est prêt à sacrifier.
Et dans un ultime geste, il prête un serment. Il jure qu’il n’épousera qu’Agnès, et qu’il n’aimera et ne chérira qu’elle, jusqu’à la fin de sa vie. Un engagement absolu, impossible à briser. Pour Agnès, il est prêt à remettre en question son avenir, son statut, et même son destin, simplement pour espérer la garder à ses côtés. Agnès finit par accepter ce mariage, tout en gardant une certaine réserve…
Dans ce contexte, leur relation évolue, oscillant entre proximité et retenue, entre sentiments sincères et incertitudes persistantes. Et si ce mariage marque officiellement leur engagement, il ne fait en réalité que marquer le début d’une nouvelle étape, bien plus complexe qu’il n’y paraît… Très vite, Lucillus laisse apparaître une nouvelle facette de lui : une jalousie qu’il peine à dissimuler