
Des colocataires à quatre pattes
Kôri n’a pas vraiment le choix : après un changement d’établissement scolaire, elle se retrouve contrainte de chercher un nouveau logement, une tâche loin d’être évidente pour une étudiante. Entre les prix élevés et les offres peu attrayantes, ses recherches ne donnent pas grand-chose… jusqu’au jour où elle semble enfin tomber sur une véritable perle rare.
Il s’agit d’un deux-pièces situé dans un bâtiment neuf, avec une cuisine spacieuse et des équipements plutôt modernes. Le tout pour un loyer dérisoire de seulement 30 euros. Autant dire que l’offre paraît presque trop belle pour être vraie… et, comme souvent, il y a un “mais”.
En réalité, si le loyer est aussi bas, c’est pour une raison bien précise : l’immeuble est hanté par des esprits… de chiens. Et plus particulièrement de shiba-inu. Une particularité qui donne immédiatement une toute autre dimension au lieu.
Sans surprise, l’appartement de Kôri ne fait pas exception à la règle, puisqu’un de ces chiens hantés y réside déjà, et autant dire que celui-ci n’a rien de particulièrement accueillant.
Dans un premier temps, Kôri refuse catégoriquement d’y vivre, d’autant plus qu’elle déteste les chiens par-dessus tout. Pourtant, sa rencontre avec sa voisine va peu à peu la faire réfléchir, et peut-être même remettre en question ses certitudes…
Le bonheur à portée de pattes
Shibai est une habitante de l’immeuble et, contrairement à Kôri, elle a accepté de vivre avec des jiakurei… et pas un seul, mais plusieurs esprits de chiens qui partagent son quotidien. Shibai, elle, adore par-dessus tout les chiens, au point d’être profondément affectée lorsqu’un d’entre eux part “au paradis”. Derrière cet amour inconditionnel se cache en réalité une histoire bien plus sombre.
En effet, l’immeuble est un ancien élevage où les chiens ont été victimes de négligence, jusqu’à en mourir. Une réalité triste qui explique pourquoi leurs esprits hantent désormais les lieux, animés par un espoir simple mais sincère : connaître enfin le bonheur.
Et pour certains d’entre eux, cet espoir devient réalité. Entre les caresses, les friandises, les jeux de balle et l’attention qu’on leur porte, ces moments de joie leur permettent de partir en paix, après avoir enfin connu une véritable vie de chien et s’en vont vers le paradis !
Kôri finit alors par changer d’avis. Cet appartement représente sa seule option pour le moment, et sans logement, pas d’école. Elle n’a donc d’autre choix que d’accepter la situation. Après tout, il suffirait de rendre son chien heureux pour qu’il puisse partir… et, en quelque sorte, régler le problème.
Une tâche qui semble simple sur le papier, mais qui s’avère bien plus complexe en réalité… après tout, qui a dit que le bonheur était à portée de pattes ?


Un coloc qui a du chien
En arrivant dans son appartement, Kôri décide de passer directement à l’action et tente de se rapprocher de son nouveau compagnon. Mais manque de chance, celui-ci se montre particulièrement distant et refuse toute interaction avec elle. Pire encore, lorsqu’elle s’approche un peu trop, il finit par la mordre violemment.
Face à la situation, Kôri décide d’en parler à la propriétaire, qui prend alors une décision radicale : faire appel à un exorciste. La cohabitation semble impossible, et surtout, le chien est beaucoup trop dangereux…
Lorsque l’exorciste arrive, la situation prend un tournant totalement inattendu. À sa grande surprise, le problème ne vient pas du chien… mais de Kôri elle-même. Elle serait en réalité possédée par un esprit maléfique, ce qui expliquerait le comportement du chien, qui cherchait en fait à la protéger en s’attaquant aux zones affectées. Sans perdre de temps, l’exorciste intervient et règle rapidement le problème. Kôri se retrouve alors de nouveau seule avec le chien… mais cette fois, l’ambiance est bien différente.
Elle tente une approche plus douce, plus calme, et peu à peu, le chien finit par se laisser approcher. Il accepte même quelques caresses, dans une atmosphère bien plus apaisée. Mais ce n’est pas tout… car le plus surprenant reste à venir : le chien ne se contente pas de réagir avec sa truffe… il parle. Et c’est là que commence une drôle de cohabitation entre un chien en quête d’amour et une humaine pas vraiment à l’aise avec les chiens !