Des jours tranquilles à la campagne
Blood of Dawnwalker vous plonge dans la peau de Coen. Ce dernier vit paisiblement à Laslea avec sa famille : deux petites sœurs, un frère et ses deux parents. Si le prologue vous apprend les premiers pas pour apprivoiser les combats à venir et dresse un premier tableau de la vie en 1349, cela change bien vite.
Rapidement, votre sœur, Lunka, contracte la peste. Vous cherchez à la cacher et vous enfuyez avec elle alors que des chevaliers tentent de vous éradiquer pour endiguer l’épidémie. Heureusement pour vous, des vampires, appelés ici Vrakhir, vous viennent en aide et soignent votre sœur avec leur sang.
Quelques mois plus tard, le monde que vous connaissiez a bien changé. Les vrakhirs ont pris le contrôle de tout. En échange de leur sang, qui soigne et rend plus fort, chaque personne doit leur verser du sien, chaque soir.



La tyrannie subie n’est pas au goût de tous. Votre père, voyant votre mère décliner mentalement, vous entraîne avec lui pour tenter de fuir les lieux en récoltant de l’argent. Mais Brencis, le chef des vampires, a eu vent de votre plan caché. Il extermine alors la plupart des vôtres et décide pour vous d’un meilleur sort : vous transformer.
Une faille inattendue
Mais vous, vous ne devenez pas un vrakhir car vous êtes spécial. Vous êtes un vestale, humain le jour, vrakhir la nuit.
Si Brencis vous attend, vous vous révélez rapidement comme étant son ennemi. Vous cherchez à le combattre mais évidemment, vous ne faites pas le poids. Pas de chance pour vous, il kidnappe votre famille et vous laisse blessé, planté dans un arbre.
Le jeu vous donne un délai : 30 jours et 30 nuits. À l’expiration de ce délai, Brencis sera couronné et votre famille exécutée. Votre but est donc désormais de vaincre Brencis et de libérer les vôtres.






Et pour cela, vous aurez du choix ! Pas moins de trois « voies » s’offrent à vous côté gameplay : mage, bretteur ou vrakhir. Vos points, cependant, ne vous permettront que de finir une voie, et non les trois. Par ailleurs, votre vie, vos équipements ou encore vos talents varient selon que vous êtes de jour ou de nuit (heureusement que Coen ne dort pas !).
En plus, vous pourrez choisir entre plusieurs alliés potentiels ou décider d’affronter le vilain seul.
Autant dire que vos choix auront évidemment des conséquences multiples et que plusieurs fins vous attendent à l’issue de l’aventure.
Les 30 jours les plus rapides de sa vie
Si Coen est désormais « immortel », son temps pour sauver sa famille ne l’est absolument pas.
Outre les quêtes des différents alliés et boss ennemis, sont aussi au programme : des heures de découverte des vallées, des combats contre humains et créatures, des quêtes annexes, des lieux hantés, des parcours sur les toits, des objets à collecter, et j’en passe.
La variété de choses à faire ne manque clairement pas ! Le temps, par contre, s’écoule bien rapidement si vous souhaitez tout faire.
Les choix seront inévitables si vous souhaitez sauver les vôtres dans le temps imparti.



Au fil du jeu, vous pourrez découvrir vos alliés plus amplement et même développer des sentiments à leur égard. Plusieurs options de romance sont présentes pour satisfaire les joueurs. Attention, cependant : nous ne sommes pas dans The Witcher, donc pas 5 ou 6 options possibles !
La question épineuse : est-ce comme The Witcher 3 ?
Il est clair que pour qui a déjà joué à The Witcher 3, les points communs sautent aux yeux : une équipe composée d’anciens de CD Projekt Red, le studio derrière The Witcher 3 ; un monde ouvert en Dark Fantasy, ce qui ne court pas les rues ; des musiques qui rappellent furieusement les airs de fin de quête, de combat ou de vadrouille ; un visuel très proche. Même Coen, plus jeune que Geralt, en a l’aura : lui non plus n’est humain, il se bat aussi à l’épée, et met à jour son arbre de talents dans des sanctuaires là où Geralt méditait près de sanctuaires pour gagner des points de compétence.






On pourrait s’arrêter là et lister tout ce qu’il manque par rapport à The Witcher, mais le postulat de départ n’est pas le même. The Witcher est basé sur une œuvre littéraire avec des personnages développés sur des milliers de pages et énormément de lore. Blood of Dawnwalker, lui, vient tout juste de naître au sein du studio. Offre-t-il la même durée de vie ? Sans doute pas, car The Witcher a déjà bénéficié de plusieurs DLC et, en prime, d’un tout autre budget. Néanmoins, Blood of Dawnwalker a une très bonne durée de vie. En prime, il offre une belle rejouabilité grâce à ses différentes fins et à ses choix de gameplay.
Est-ce qu’il en vaut la peine ? Sincèrement, oui. C’est un excellent jeu qui brille par ses graphismes, son gameplay original, sa belle durée de vie, ses options de choix et sa narration. Pour une première du studio, le jeu ne manquera pas de marquer les esprits ! Il a d’ailleurs écoulé plus d’un million d’exemplaires, et un second opus est déjà en préparation.
Mon avis
Ce fut un combat difficile pour moi de sortir The Witcher 3 de mon esprit. Il faut dire qu’étant donné que c’est mon jeu vidéo favori, la barre était placée très haut. Mais cela aide aussi : les musiques sont excellentes, les personnages marquants, le graphisme très beau, on aime tout cela !
Pour ma part, j’ai vraiment beaucoup aimé Blood of Dawnwalker. Il offre un scénario inédit, un gameplay fluide et intéressant avec plusieurs embranchements. J’adore les jeux à choix et clairement il y en a des tas à faire !



J’ai apprécié que Coen n’ait pas autant de romances possibles que Geralt : le côté coureur de jupons ne lui aurait pas collé.
Spontanément, j’ai voulu faire comme avec Geralt : je n’ai rien demandé comme paiement mais j’ai pillé la maison. Mauvaise idée : j’ai été rapidement arrêtée par les gardes, bien au courant de mon larcin.
De nombreuses quêtes m’ont passionnée, même si j’ai trouvé un manque de diversité : beaucoup se ressemblent. J’ai joué presque sans relâche, dès que j’avais du temps libre. Il faut dire que, bien que vous puissiez choisir de ne pas en tenir compte, le délai de 30 jours me paraissait essentiel. Sauver la famille, ça compte, non ? Les personnages sont marquants et cela change tout dans l’idée de les prendre ou non pour allié.
Quelques points me semblent perfectibles, qu’il s’agisse d’impacts trop légers pour certains choix ou encore de nombreux bugs actuellement présents (pour rappel, The Witcher 3 aussi en avait beaucoup lors de sa sortie). Les mises à jour ont déjà commencé afin de résoudre les bugs, mais dans l’attente, cela reste frustrant. Néanmoins, c’est leur premier jeu et vraiment, c’était tout de même génial ! La passion étant moins forte que pour The Witcher 3, ma première run sera également ma dernière — The Witcher 3 restant le seul jeu que j’aie jamais refait plusieurs fois.
Petit conseil : le jeu tient bien compte de votre progression ! De mon côté, j’ai rapidement voulu devenir une menace pour Brencis, mais plus ma notoriété augmentait, plus les combats s’enchaînaient sans fin. Méfiez-vous donc de vos choix !