
Le poids d’une enfance sacrifiée
Le combat entre l’Australie et l’Égypte se poursuit. Deux combattants, deux nations… un seul survivant à la clé. Pour nous, lecteurs, il est désormais temps d’en apprendre davantage sur ces deux enfants qui, comme tant d’autres, n’ont jamais eu la chance de connaître une enfance normale. Leur unique objectif : tuer.
Nous faisons d’abord la connaissance de Luca, champion d’Australie. Dès son plus jeune âge, il se démarque et est rapidement identifié comme le numéro 0, un enfant d’un nouveau genre. Des examens sont alors réalisés afin de comprendre sa nature, et le verdict est sans appel : Luca n’est pas destiné à vivre une vie ordinaire. Il est né pour combattre et servir sa nation. Là où certains ne voient en lui qu’une machine, Cornelius Cliburn perçoit avant tout un enfant. À ses yeux, aucun enfant ne devrait être contraint de tuer.
Cornelius reste toutefois prudent. Il sait qu’il doit éviter de le contrarier, au risque de déclencher une colère aux conséquences potentiellement fatales. Pourtant, Luca ne nourrit aucune hostilité à son égard. Cornelius représente pour lui ce qu’il n’a jamais eu : une figure paternelle. En retour, Luca accepte d’obéir à ses ordres, même lorsque cela implique d’ôter la vie.
De son côté, Cornelius porte un regard lucide sur la situation. Il ne peut ignorer sa part de responsabilité dans ce qu’est devenu Luca. Il regrette d’avoir contribué à lui priver d’une enfance normale, une faute qui continue de le hanter. Désormais, il cherche à lui offrir une existence plus stable, où il pourrait s’épanouir en dehors de la violence, notamment en l’envoyant à l’école. Mais est-il déjà trop tard pour Luca ?
Un duel sans pitié
Le combat repart de plus belle. Luca et Namir s’affrontent avec une intensité sans relâche. Malgré la force des attaques de Luca, Namir bénéficie d’un atout majeur : il parvient à régénérer ses blessures grâce à ses os. La situation semble déjà pencher en sa faveur… et pourtant, l’affrontement est loin d’avoir révélé toutes ses surprises, laissant présager encore de nombreux rebondissements.
Danser pour oublier
Maintenant, c’est au tour de Namir de bénéficier de son flash-back. Et, à l’image de Luca, son parcours est marqué par une grande dureté. À cette époque, sa seule échappatoire est la danse, qu’il partage avec son amie Loulou. Pour lui, c’est un moyen d’échapper aux souvenirs douloureux des événements survenus six ans plus tôt : les bombardements qui ont détruit sa ville, la perte de ses parents, les violences subies…
Alors, il danse sans relâche. Une habitude qui en irrite certains, persuadés qu’il devrait plutôt chercher à gagner de l’argent autrement. Pourtant, Bahrel ne partage pas cet avis. Convaincu de son potentiel, il encourage Namir à poursuivre dans cette voie et lui propose de rejoindre sa troupe. Là-bas, il trouve enfin un cadre où il se sent entouré et en sécurité.
Deux années s’écoulent. Deux années durant lesquelles Namir goûte à une forme de bonheur, malgré des conditions de vie modestes. Mais cette période de stabilité prend fin lorsque le gouvernement s’intéresse à lui. Considérant son potentiel hors norme, il souhaite en faire un soldat au service de la nation. En échange, une somme importante lui est proposée.
Dans un contexte de besoin, il devient difficile de refuser une telle offre : de quoi se nourrir correctement, s’habiller décemment et vivre sans inquiétude. Cependant, Namir, lui, n’aspire qu’à une chose : continuer à danser et vivre de sa passion. Mais a-t-il réellement le droit de poursuivre son rêve et d’accéder au bonheur ?

Les conséquences d’un combat avorté
Maintenant que nous en savons davantage sur nos deux combattants, il est temps de relancer l’affrontement… et de découvrir enfin lequel des deux en sortira vainqueur. Après un duel particulièrement intense, et d’un commun accord entre les gouvernements, le combat est interrompu afin d’éviter la mort de l’un des participants.
Pour Gaïa, cette décision est perçue comme une véritable trahison. Elle envisage alors le pire : une alliance entre tous les gouvernements, une idée qu’elle juge impensable. Refusant d’en arriver à une telle extrémité, elle décide d’intervenir. Une décision qui ne sera pas sans conséquences et qui pourrait bien démontrer que l’IA reste la véritable maîtresse du jeu.