Avant-propos
De nos jours, acheter des mangas peut rapidement devenir un petit gouffre pour le portefeuille… Alors, quand on nous propose d’en découvrir un gratuitement, forcément, ça attire l’attention ! À défaut de pouvoir tous les acheter, il reste toujours la solution de s’installer tranquillement dans une bibliothèque… ou, pour les plus téméraires, de profiter des fauteuils confortables de la Fnac ! Bon, cette dernière solution n’est peut-être pas vraiment la plus pratique pour suivre une série sur plusieurs tomes…
Cependant, cette fois-ci, pas besoin de trouver une astuce pour pouvoir découvrir un nouveau manga : Kool Books a eu la bonne idée de proposer un manga entièrement gratuit avec Let’s Grow!, un projet réalisé en partenariat avec des élèves de l’École Internationale du Manga et de l’Animation (EIMA) de Toulouse. Une belle façon de mettre en avant leur travail.
Derrière ce projet, on retrouve plusieurs partenaires qui ont permis de rendre cette initiative possible, notamment la Région Occitanie et Biocoop Occitanie. Le manga s’intéresse à un sujet bien particulier : l’agriculture biologique et locale, avec l’envie d’en parler autrement, à travers une véritable histoire plutôt que de simplement aligner des informations. Une manière également d’aborder ce sujet auprès des plus jeunes, qui pourraient peut-être se montrer davantage intéressés en découvrant ces thématiques à travers un manga.
Où le trouver?
Let’s Grow! est disponible gratuitement depuis le 24 septembre en Occitanie, dans plusieurs librairies indépendantes partenaires (voir les participants ici). Il sera également proposé dans certains magasins Biocoop de la région à partir d’octobre. Il faudra cependant être rapide pour mettre la main dessus, puisque cette première édition est limitée à seulement 4 000 exemplaires.

Les coulisses du monde du bio
Arthur n’a vraiment pas de chance ! Après avoir décroché le stage de ses rêves dans une entreprise de communication, tout semblait enfin bien parti pour lui. Seulement voilà, l’entreprise finit par être liquidée… Pas vraiment le scénario prévu ! Le voilà donc contraint de repartir à la recherche d’un nouveau stage.
C’est finalement dans une coopérative bio qu’une nouvelle opportunité va se présenter à lui. Seulement voilà, lors de son entretien avec la directrice de la coopérative, Arthur ne va pas vraiment prendre de pincettes ! Pour lui, le bio est avant tout créé pour se donner un genre. En plus d’être particulièrement cher, cela ne ferait finalement pas vraiment de différence au niveau du goût… Autant dire que face à quelqu’un qui travaille justement dans ce domaine, ce n’est probablement pas la meilleure façon de se vendre !
Forcément, ses paroles sont loin de passer inaperçues. Plutôt que de simplement mettre fin à l’entretien, la directrice va lui proposer une autre solution : puisque Arthur semble avoir autant d’idées sur le bio, pourquoi ne pas aller directement sur le terrain pour découvrir la réalité par lui-même ?
Changement de programme donc pour notre jeune homme ! Arthur va donc devoir effectuer son stage directement dans le milieu agricole afin d’en apprendre davantage sur le monde du bio. Une proposition qui ne l’enchante évidemment pas vraiment, mais il n’a pas franchement le choix. S’il souhaite valider son examen de fin d’année, Arthur doit réaliser un clip et mettre en valeur le bio. Le problème, c’est qu’il va devoir réussir à promouvoir quelque chose auquel il ne croit absolument pas ! Au fond, Arthur est peut-être bien loin de connaître toute la vérité sur le monde du bio…
Bienvenue à la ferme, Arthur !
Arthur arrive à la ferme,où il est accueilli par Sarah ainsi que son père. Les présentations sont assez rapides puisque, dans cette exploitation, ils ne sont que deux à tout gérer ! Un premier détail qui surprend particulièrement Arthur… Deux personnes pour s’occuper d’une telle surface ? Cela lui semble presque inhumain !
Pourtant, Sarah et son père gèrent leur exploitation d’une main de maître et comptent bien apprendre à Arthur tout ce qu’il y a à savoir sur leur quotidien. Une découverte qui commence d’ailleurs de manière assez… surprenante, puisqu’Arthur va devoir planter des arbustes dans une grande partie du champ.
Une nouvelle mission qui ne va pas vraiment l’enchanter ! Pour lui, cela semble tout simplement impossible à réaliser, surtout avec la pelle qu’on lui met entre les mains… Une pelle qui, en plus, sent horriblement mauvais ! Sarah finit rapidement par lui expliquer la raison : il s’agit de la même pelle qui sert également à ramasser le fumier. Forcément, cela laisse quelques traces… et surtout une odeur dont Arthur se serait probablement bien passé !
Au fil de la journée, Sarah poursuit ses explications et commence notamment à lui parler de la polyculture. Arthur découvre alors qu’il existe tout un véritable équilibre entre les animaux et les plantes, chacun ayant son rôle à jouer dans le fonctionnement de l’exploitation.
Arthur se montre particulièrement attentif. Il faut dire qu’il découvre énormément de choses qu’il ne connaissait absolument pas. Jusqu’à présent, il s’était surtout contenté de ses propres préjugés sur le bio, sans vraiment chercher à comprendre comment tout cela fonctionnait réellement. Finalement, il ne s’était tout simplement jamais vraiment posé les bonnes questions.
Mieux encore, Arthur va avoir l’occasion de goûter directement aux produits de la ferme. Cette fois-ci, difficile de faire la fine bouche ! Lui qui expliquait encore quelques temps auparavant que le bio ne changeait rien au goût va devoir quelque peu revoir son discours… Il reconnaît que les produits qu’il vient de goûter ont un goût totalement différent de ce qu’il a l’habitude de manger.

Quand les insectes deviennent des alliés
Les jours passent et Arthur en est déjà à son quatorzième jour en entreprise. Hormis quelques belles ampoules sur les mains, tout se passe plutôt bien ! Enfin… c’était sans compter sur l’arrivée de quelques insectes qui, selon Arthur, sont tout simplement en train de ravager les plantes. Ni une ni deux, il décide donc de les retirer.
Seulement voilà, Sarah l’arrête net et lui explique qu’il fait fausse route ! Ces fameux insectes sont en réalité des chrysopes, de précieux alliés dans l’agriculture biologique. Leur rôle est notamment de remplacer les pesticides en s’attaquant à certains nuisibles présents sur les plantes, comme les cochenilles et les pucerons. Autant dire qu’Arthur était encore une fois loin de se douter de ce qu’il avait sous les yeux ! Lui qui pensait être face à des insectes nuisibles découvre finalement qu’ils sont justement là pour protéger les cultures. Une nouvelle découverte qui lui permet surtout de comprendre que, dans le monde du bio, tout semble être connecté.
Avec toutes ces nouvelles informations, Arthur pense alors avoir enfin suffisamment de matière pour terminer sa vidéo destinée à son examen. Après tout ce qu’il vient d’apprendre, il devrait bien avoir de quoi réaliser son fameux clip ! Seulement voilà, pour Sarah, ce n’est pas encore suffisant. Selon elle, l’activité agricole ne se résume pas simplement au travail dans les champs, au fumier ou encore aux chrysopes. Le monde du bio est bien plus vaste que cela et Sarah compte bien le lui prouver.
Elle décide donc de l’emmener dans une ferme voisine qui a récemment été victime des intempéries. Une nouvelle étape pour Arthur, qui va découvrir une autre réalité du monde agricole. Car bio ou pas, lorsque la nature décide de se déchaîner, elle ne fait malheureusement pas vraiment de différence…