Upon a Starlit Tide

DATE DE SORTIE
11/09/2025
ÉDITEUR
404 Editions
AUTEUR
Kell Woods
TYPE
Roman
NOMBRE DE PAGE
576 pages
PRIX
20,95 €

SYNOPSIS du livre

Les secrets derrière les contes de fées…
Et si La Petite Sirène ne connaissait pas sa véritable identité ?

Dans un Saint-Malo merveilleux du XVIIIe siècle où le peuple Fée cohabite avec les humains, Lucinde Léon, fille cadette d’un riche armateur, étouffe dans le carcan de la haute société. Éprise de liberté, elle rêve d’aventures en mer, et apprend en secret la navigation auprès de Samuel, son ami contrebandier anglais.
Lorsqu’elle sauve de la noyade Morgan de Châtelaine, fils d’un puissant concurrent de son père, Lucinde est immédiatement séduite par son charme et sa soif d’aventure.

Piégée entre ce qu’on attend d’elle et ce qu’elle désire, plongée dans un monde où se mêlent sortilèges, violence et séduction, Lucinde va faire émerger les sombres secrets que les profondeurs marines ont engloutis et la vérité sur sa propre identité dont elle ne soupçonnait rien.

Dans cette uchronie sombre et enchanteresse, Kell Woods revisite le conte de La Petite Sirène avec une voix féministe et émancipatoire à la croisée des chemins entre Jane Austen et Naomi Novik, dans un ouragan de magie, de guerre et de trahison.

DATE DE SORTIE
11/09/2025
AUTEUR
Kell Woods
ÉDITEUR
404 Editions
PRIX
20,95 €
TYPE
Roman
NOMBRE DE PAGE
576 pages

SYNOPSIS du livre

Les secrets derrière les contes de fées…
Et si La Petite Sirène ne connaissait pas sa véritable identité ?

Dans un Saint-Malo merveilleux du XVIIIe siècle où le peuple Fée cohabite avec les humains, Lucinde Léon, fille cadette d’un riche armateur, étouffe dans le carcan de la haute société. Éprise de liberté, elle rêve d’aventures en mer, et apprend en secret la navigation auprès de Samuel, son ami contrebandier anglais.
Lorsqu’elle sauve de la noyade Morgan de Châtelaine, fils d’un puissant concurrent de son père, Lucinde est immédiatement séduite par son charme et sa soif d’aventure.

Piégée entre ce qu’on attend d’elle et ce qu’elle désire, plongée dans un monde où se mêlent sortilèges, violence et séduction, Lucinde va faire émerger les sombres secrets que les profondeurs marines ont engloutis et la vérité sur sa propre identité dont elle ne soupçonnait rien.

Dans cette uchronie sombre et enchanteresse, Kell Woods revisite le conte de La Petite Sirène avec une voix féministe et émancipatoire à la croisée des chemins entre Jane Austen et Naomi Novik, dans un ouragan de magie, de guerre et de trahison.

Il y a quelques mois, je vous parlais du livre À travers le miroir – Lost Boy. Ce roman nous invitait à redécouvrir l’univers de Peter Pan sous un angle inédit. Bien loin de l’image idéalisée du garçon qui ne voulait pas grandir, Christina Henry nous plongeait dans une version bien plus sombre et dérangeante du mythe. Peter y apparaissait manipulateur, cruel, et loin du compagnon de jeux insouciant que l’on connaît grâce à Disney. Quant à Crochet, il se révélait être un personnage beaucoup plus complexe, façonné par la douleur et la trahison. Et si, finalement, le véritable monstre de l’histoire n’était pas celui que l’on croyait ?

Cette fois, c’est Kell Woods qui s’attaque à un autre conte de fées, celui de la Petite Sirène. Qui n’a jamais rêvé de plonger dans les profondeurs marines, d’explorer un royaume sous l’océan et d’entendre le chant envoûtant des sirènes ? Popularisé par Hans Christian Andersen en 1837, puis revisité par Disney en 1989, ce récit intemporel a marqué plus d’une génération… et continue encore de nous toucher, notamment avec l’adaptation en prise de vues réelles sortie en 2023, portée par Halle Bailey dans le rôle principal.

Découvrons donc ensemble Upon a Starlit Tide, ce nouveau roman empli de noirceur, publié aux éditions 404.

L’inconnu et le baiser volé

La nuit dernière, une tempête a balayé les côtes. Et puis, au milieu du chaos, il était là. Un homme, étendu sur le sable.

Luce ne put s’empêcher de s’approcher. C’était plus fort qu’elle, une force irrésistible l’attirait. Elle ôta ses vêtements, trop lourds, trop encombrants, et plongea. L’eau glacée lui piquait la peau, mais elle n’y prêta pas attention. Elle voulait simplement atteindre cet inconnu.

Il semblait l’appeler, comme un aimant. Ses yeux étaient clos, et pourtant Luce brûlait de savoir quelle couleur s’y cachait. La mer montait, grondante, pressante. Hors de question de le laisser là. Mais Luce le savait : la mer réclame toujours un prix.

Dans la poche de l’homme, elle trouva des morceaux de ballast. Elle les retira pour alléger son corps et, avec toute sa force, le ramena au loin, hors de portée des vagues.

Lorsqu’il ouvrit enfin les yeux, deux iris sombres se plantèrent dans les siens. Le cœur de Luce s’emballa. Et, sans prévenir, l’homme l’embrassa.

Un vertige. Un instant suspendu. Elle se sentit happée, troublée. Mais un bruit la ramena brutalement à la réalité. Des pas. Des voix. Elle se détacha aussitôt, s’écarta dans l’ombre. Personne ne devait la voir.

Discrète, elle se dissimula, observant les silhouettes qui approchaient. Les lutins des sables. Puis deux autres ombres familières : Samuel et Bones, son cousin.

En découvrant l’homme étendu, Samuel se précipita. Sans hésiter, il le souleva pour l’emmener loin du danger. Destination : la maison du Lion… le lieu même où vivait Luce.

Quand le destin frappe à la porte

Luce appartient à une famille aisée de Saint-Malo. Elle est la cadette de Jean-Baptiste, un riche armateur, et la benjamine de deux sœurs : Véronique et Charlotte. Mais là où ses aînées semblent parfaitement à leur place, Luce, elle, peine à trouver la sienne. Contrairement à elles, elle a soif d’aventure, rêve de voyages et de mers lointaines.

Lorsque l’homme mystérieux est recueilli chez eux, Véronique et Charlotte ne cachent pas leur excitation. Elles brûlent de savoir qui il est et pourquoi le destin l’a jeté sur leur rivage. Et quand son identité est enfin révélée, la surprise est totale : il s’agit de Morgan de Châtelaine, héritier d’une des familles d’armateurs les plus influentes de Saint-Malo. Mais le mystère reste entier : pourquoi est-il le seul survivant ?

Quant à Luce, elle reçoit un privilège qui la distingue encore davantage de ses sœurs. Son père lui offre un navire, un cadeau inespéré. Baptisé La Lucinde, le bateau porte une figure de proue à son effigie… avec un détail troublant : elle n’a pas de pieds. Un écho étrange à la propre condition de Luce, qui possède bien des pieds, mais abîmés, meurtris, et source de grandes souffrances lorsqu’elle marche.

Entre rivalités familiales et rêves inavoués

Pour remercier la famille Léon d’avoir sauvé leur fils, les Châtelaine organisent un grand bal. Évidemment, toute la famille est conviée, et plus particulièrement les filles… trois jeunes femmes en âge de se marier.

Véronique et Charlotte trépignent d’impatience. Leur unique ambition : devenir l’élue du cœur de Morgan. Pour elles, ce bal est une occasion en or. Luce, elle, n’échappe pas aux moqueries de ses sœurs, incapables de s’empêcher de rappeler qu’elle ne peut pas danser, ses pieds abîmés la condamnant à rester spectatrice. Pourtant, en secret, elle espère elle aussi. Elle rêve d’assister au bal, d’apercevoir Morgan, et peut-être… qu’il se souviendra de ce premier baiser. Mais rien n’y fait : il semble l’avoir déjà oubliée.

Lorsque vient le moment de choisir les tissus pour confectionner leurs robes, Véronique et Charlotte s’y consacrent avec excitation. Luce, elle, se désintéresse de ces futilités. Mais son père, toujours attentif, insiste pour qu’elle choisisse malgré tout. Et c’est là qu’elle découvre une étoffe somptueuse, qui suscite immédiatement la jalousie de ses sœurs. 

Les dynamiques familiales se dessinent alors plus clairement. Véronique est la chouchoute de leur mère, Charlotte se retrouve coincée entre les deux, souvent délaissée et en quête de sa place. Quant à Luce, elle a toujours été la favorite de son père, ce qui nourrit d’autant plus les rancunes.

Au milieu de ces tensions, un seul allié reste à ses côtés : Samuel. Ami fidèle depuis toujours, il est le seul à voir la vraie Luce, celle qui rêve d’ailleurs, prisonnière d’une vie de convenances qui n’est pas la sienne. Mais à mesure que les liens entre Morgan et elle semblent se tisser, Samuel ne peut s’empêcher de ressentir une inquiétude, teintée d’une jalousie qu’il peine à masquer.

Quand le rêve tourne au cauchemar

On le sait : dans les contes de fées, tout ne se passe jamais comme prévu. Luce pensait qu’elle ne pourrait jamais se rendre au bal… jusqu’à ce qu’elle croise la route de la Groac’h, une femme de mer mystérieuse, entourée de rumeurs effrayantes. Mais Luce n’a pas peur. Son chagrin est bien trop grand pour céder à la crainte.

Ses pieds, qui jusqu’ici avaient été une source de douleur constante, vont devenir sa force. Grâce à cette rencontre inattendue, elle va enfin pouvoir se rendre au bal. Mais ce moment qui semblait être une victoire va rapidement tourner au pire : ce choix va marquer le début de l’enfer…

CONCLUSION

Dans mes souvenirs, je n’ai jamais vraiment aimé La Petite Sirène, que ce soit dans le conte original d’Andersen ou dans ses multiples adaptations. Pourtant, après mon immense coup de cœur pour Lost Boy de Christina Henry, je ne pouvais absolument pas passer à côté de ce nouveau roman signé Kell Woods. L’idée d’une réécriture sombre et mature de la Petite Sirène m’intriguait trop pour que je résiste.

Dès les premières pages, j’ai pourtant eu du mal à entrer dans l’histoire. La première partie (le livre est découpé en trois grands actes) m’a semblé extrêmement longue. Le ton est doux, contemplatif, presque poétique, bien loin de l’univers brutal et cruel que j’avais découvert dans la réécriture de Peter Pan. On comprend d’ailleurs assez vite que Lucinde est une sirène, notamment à travers les douleurs qui la rongent, et ce petit détail gâche légèrement le suspense. Mais en contrepartie, cette entrée en matière permet de prendre le temps de découvrir les personnages, leurs relations complexes et le contexte historique dans lequel se déroule l’intrigue.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Kell Woods revisite le conte. Elle en conserve la thématique centrale mais y apporte une dimension plus ancrée, réaliste et historique. Le récit prend place en France, dans une Bretagne du XVIIIe siècle. Et là, la lectrice bretonne que je suis a été ravie de retrouver ce folklore si cher à mon cœur. En prime, un petit clin d’œil à un autre conte bien connu s’invite au détour des pages, enrichissant encore l’univers… Minuit sonne !

Côté personnages, on s’y attache autant qu’on les déteste. Lucinde est une héroïne déterminée, qui sait ce qu’elle veut, mais qui ne peut pas toujours être celle qu’elle désire vraiment. C’est Samuel qui lui offre la possibilité d’être pleinement elle-même, mais il y a ce « mais » qui plane constamment, cette ambiguïté qui rend leur relation fascinante. Quant aux sœurs de Lucinde, elles ne sont pas de simples figures secondaires. Tantôt insupportables, tantôt touchantes, elles occupent une place essentielle dans l’histoire et suscitent des sentiments ambivalents, entre irritation et affection.

C’est au fil des chapitres que l’histoire a commencé à véritablement me captiver. J’ai commencé à formuler des suppositions concernant Samuel, un personnage central dans l’évolution de Lucinde. Très vite, les pièces du puzzle se sont mises en place, presque comme une évidence. À partir de là, le récit prend une tournure plus sombre. L’ambiance se densifie, la noirceur s’installe, et certaines scènes se révèlent plus sulfureuses que ce à quoi je m’attendais. Rassurez-vous cependant : on reste dans une atmosphère adulte mais mesurée, très loin de l’excès d’un Cinquante Nuances de Grey.

Sur un total de 570 pages, il faut un certain temps avant de réaliser pleinement ce qui rend Lucinde si particulière (dès la page 342) . Une fois cette révélation amorcée, l’histoire ne s’essouffle pas : on enchaîne avec un rythme plus soutenu, découvrant la complexité des personnages, la montée des tensions et l’ombre qui gagne progressivement le récit.  Et puis arrive la fin. Une fin que j’ai trouvée parfaite. Bien éloignée de celle du conte que tout le monde connaît, elle m’a semblé plus authentique, plus réaliste, et donc plus marquante.

Et puis arrive la fin. Une fin que j’ai trouvée parfaite. Bien éloignée de celle du conte que tout le monde connaît, elle m’a semblé plus authentique, plus réaliste, et donc particulièrement marquante. J’ai découvert une Ariel différente… mais que j’ai préférée à toutes les autres versions !

Au final, même si Upon a Starlit Tide m’a semblé moins sombre et dérangeant que Lost Boy, cela reste une lecture que j’ai adorée. C’est une réécriture de la Petite Sirène, énigmatique et pleine de rebondissements, mêlant passion, violence, aventures maritimes, corsaires, conflits et folklore breton. Et maintenant, il me tarde déjà de découvrir la revisite de Cendrillon, annoncée pour octobre, qui promet elle aussi son lot de surprises.

PS : une mention spéciale pour la tranche du livre… ce bleu profond parsemé d’étoiles est absolument sublime

Cet article a été rédigé avec un service presse

Partager l'article :

Nos derniers articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *