007 First Light est développé et édité par IO Interactive A/S (les créateurs des Hitman).
Et autant le dire tout de suite : Si tu as déjà touché aux derniers Hitman, tu ne vas pas trop être dépaysé.
Menus, structure de certaines missions et niveaux, infiltration (en moins bien), etc. L’ADN d’IO Interactive est partout.
Sauf que cette fois, ce n’est pas l’Agent 47 qui est aux premières loges, mais bien un jeune James Bond de 26 ans, qui n’a pas encore obtenu son célèbre matricule commençant par 00.
L’Avant 007
« Suite à un acte de bravoure, James Bond, jeune membre de la Navy, est enrôlé dans le programme Double 0. Mais quand une mission visant à neutraliser un espion séditieux s’achève en tragédie, il doit s’allier à son mentor Greenway pour dévoiler une conspiration menaçant le cœur même du pouvoir.«



En gros, ici, on ne joue pas le James Bond expérimenté que tout le monde connaît.
Le jeu raconte ses débuts et la manière dont il va progressivement devenir l’agent que tout le monde connaît aujourd’hui.
L’histoire est plutôt prenante et se laisse suivre avec plaisir.
Même si certains retournements sont parfois un peu prévisibles, la mise en scène est tellement réussie qu’on a constamment envie de voir la suite, et surtout l’impression d’être le héros d’un film de 007.
Les personnages secondaires sont également très réussis.
Certains sont particulièrement charismatiques et participent beaucoup à rendre l’aventure agréable à suivre.





L’histoire principale se compose de 17 chapitres et il faudra compter une vingtaine d’heures pour en voir le bout.
Et cette durée de vie pourra être boostée par plein de défis à réaliser pour gagner des points qui nous permettront d’acheter de nouveaux skins & autres objets pour le mode TacSim.
Tout est une question de patience
L’infiltration occupe une place importante dans l’aventure.
Et là encore, difficile de ne pas penser à Hitman.
On observe les gardes, on contourne certaines zones, on désactive des systèmes de sécurité et on utilise nos gadgets pour créer des opportunités.





Par contre, contrairement à Hitman, les possibilités restent beaucoup plus limitées.
Déjà, il n’est pas possible de cacher les corps.
Et globalement, les niveaux sont beaucoup plus dirigistes.
On peut tout de même accomplir certains objectifs de différentes manières, ce qui apporte un peu de rejouabilité et laisse une certaine liberté d’approche.
Mais clairement, ceux qui espéraient un « Hitman++ » avec ce James Bond risquent de déchanter. Car c’est tout l’inverse. Le tout est beaucoup moins poussé et même plus dirigiste.
D’ailleurs, l’aspect espionnage aurait mérité d’être davantage développé.
Il est bien présent, mais on aurait aimé qu’il prenne encore plus de place.
Que serait James Bond sans ses gadgets ?
Impossible de parler de James Bond sans parler de ses gadgets.
Et sur ce point, le jeu fait vraiment plaisir.


On récupère notamment :
- Une montre capable d’interagir avec certains appareils électroniques
- Un téléphone lanceur de fléchettes
- Un appareil photo capable de générer une onde de choc
- Un briquet fumigène
- Des écouteurs transformés en mines flash
- Et plusieurs autres gadgets
Tous utilisent des ressources électriques ou chimiques.
Pour les recharger, il faudra récupérer différents composants (piles, batteries, dissolvants, acides, etc.) durant les missions.
Combat, gadgets et missions TacSim
Les affrontements sont plutôt réussis.
Les armes répondent bien et les séquences d’action sont efficaces.
On retrouve également quelques QTE lors des scènes les plus spectaculaires.



Par contre, aimant les fusils de sniper, un détail m’a quand même bien dérangé :
Avec certaines armes équipées de lunettes, il n’est pas possible de viser directement à travers la lunette. Certes, parfois avec ces armes (pas toutes) on voit qu’on vise plus loin, mais c’est tout. Un choix assez étrange… Même si en effet, on a pas très souvent la possibilité de sniper oklm.


Aussi, le jeu propose un contenu secondaire nommé TacSim.
Pour y accéder, il faut passer par le QG du MI6 et parler au Dr Selina Tan (ou par le menu du jeu).
Ces simulations permettent de gagner de l’expérience afin de débloquer :
- Des gadgets
- Des améliorations
- Des tenues
- Divers bonus
On y retrouve des missions « Escalade » et « Opération », qui deviennent disponibles au fur et à mesure de la progression de l’aventure principale.



Le système est sympa et boost la durée de vie.
Mais un détail est assez bizarre et mal fait quand même : Lorsqu’on rentre dans ce TacSim par le biais du Dr Tan, et donc à partir de l’aventure, il est impossible de revenir directement à l’aventure principale sans repasser par le menu principal.
Des niveaux qui respirent Hitman
Encore une fois, difficile de ne pas faire le rapprochement avec les derniers Hitman en, date (ceux sortis de 2016 à maintenant).



Certains niveaux rappellent énormément le travail réalisé sur cette licence.
Ce n’est pas forcément un défaut, mais ça fait quand même un peu « plagiat » et pompage flemmard par moment.
Les environnements sont variés :
- Montagnes enneigées
- Îles tropicales
- Chantiers
- Bureaux
- Complexes industriels
- Désert, etc.










À certains moments, j’ai même retrouvé une petite vibe Spec Ops: The Line dans certaines zones désertiques.
La variété des décors aide énormément à maintenir l’intérêt durant toute l’aventure.
James Beau First Light
Visuellement, le jeu est franchement réussi, c’est beau, ça explose de partout, et ça en met surtout plein les yeux.
La mise en scène est excellente du début à la fin.
Les animations sont convaincantes, les personnages principaux sont très réussis.
Et surtout Patrick Gibson nous livre un jeune James Bond vraiment très crédible.





Le doublage anglais est également très bon, par contre, encore une fois, nous n’avons pas le droit d’avoir des voix françaises.
Les sous-titres français font le travail, mais ils donnent parfois l’impression d’avoir été adaptés à partir d’une version doublée qui n’existe finalement pas.
On se retrouve ainsi avec quelques traductions étranges :
- « Bond » qui devient « James »
- « Simon » qui devient « Jacques »
- Ou encore certaines répliques reformulées de manière bizarre. Exemple : un « Tu t’es surpassé » qui se transforme en « Bravo… »
Rien de bien dramatique, mais plus on avance dans le jeu, plus ça saute aux yeux.
Enfin… Le principale est que le tout reste cohérent et compréhensible.
Visuellement, le seul vrai point faible reste probablement l’eau, qui fait tache avec la qualité générale du reste.
Là où c’est le plus flagrant est dans le chapitre 14, dans la sorte d’île paradisiaque où l’eau ressemble à celle de Far Cry… Oui oui Far Cry 1, celui qui date de 2004.



