Kusan: City of Wolves est un die & retry d’action en vue du dessus qui ne cache absolument pas ses inspirations. Développé par CIRCLEfromDOT et édité par PQube (Adorable Advenures, Tormented Souls 2, ArcRunner, etc.).
Dès les premières secondes, il est impossible de ne pas penser à Hotline Miami, que ce soit pour son rythme ou même son système de notation de fin de niveaux.
Mais fort heureusement Kusan ne se contente pas d’être une simple copie. Avec son univers animal anthropomorphe, sa direction artistique très comic book et sa petite touche de progression façon RPG, il tente d’apporter SA propre identité au genre.
Une guerre de gangs dans une ville rongée par la violence
Nous incarnons Jin, un ancien soldat aux allures de grand chat, devenu mercenaire, reconnaissable à son imposant bras gauche entièrement en acier et robotisé, et de couleur doré.
L’histoire nous plonge dans Kusan, une ville où plusieurs gangs se disputent le pouvoir.
Les principaux méchants de l’aventure sont les Diamond Wolves, même si d’autres factions chercheront également à nous éliminer tout au long de l’aventure.
L’histoire est racontée à l’aide de cinématiques présentées sous forme de planches de bandes dessinées « animées », un peu comme cela à pu être fait sur la saison 8 de Buffy contre les vampires.
Un choix artistique qui colle parfaitement à l’univers du jeu et qui permet de rythmer efficacement la progression entre les missions.
L’histoire est d’ailleurs beaucoup plus claire et compréhensible que celle d’un Hotline Miami, ce qui ne fera certainement pas de mal à ceux qui avaient du mal à suivre ou comprendre l’histoire de ce dernier.



Un gameplay nerveux qui récompense le style
Ici, le principe est simple : Éliminer tous les ennemis de chaque niveau tout en essayant de réaliser le meilleur score possible.
Comme dans Hotline Miami, plus vous jouerez vite, enchaînerez les éliminations avec style, faites des « combos » et éviterez de mourir, meilleure sera votre note finale.
Les plus perfectionnistes s’acharneront pour décrocher le plus haut score nommé « SS ».
Au début de l’aventure, Jin ne dispose que de ses poings et de son couteau de lancer.
Mais très rapidement, il nous sera possible de débloquer de nouvelles armes : Pistolets, arbalètes, fusils à pompe et révolver viendront enrichir notre arsenal.

Et la progression ne s’arrête pas à ça :
Entre chaque mission, on pourra rendre visite à Nimo. Ce personnage nous permettra d’améliorer Jin grâce à des sortes de puces électroniques. Ces améliorations devront être placées sur une grille qui a un nombre de slot qui n’est pas infini. Il faudra donc l’optimiser au maximum afin d’en équiper le plus possible.
Aussi, on pourra d’ailleurs agrandir cette grille, améliorer/optimiser les différentes compétences afin qu’elles prennent moins de place et améliorer nos armes pour qu’elles soient plus efficaces.
Ce petit côté gestion apporte un vrai plus et pousse à réfléchir à son build plutôt que de simplement acheter toutes les améliorations disponibles.



Quelques passages viennent casser la routine
Même si la majeure partie du jeu repose sur des affrontements en vue du dessus, Kusan tente parfois de varier les plaisirs.
On aura par exemple une mission de poursuite à moto.
Clairement, elle n’est pas facile.
Il faudra esquiver les véhicules, éviter les attaques ennemies, tirer, utiliser le saut au bon moment.
Heureusement que les développeurs ont fait en sorte d’ajouter plusieurs points de sauvegarde après les passages les plus compliqués, ce qui évite de devoir recommencer le niveau du début, à chaque erreur/mort. (Ce qui est le cas pour toutes les autres missions du jeu)
Le jeu est découpé en trois chapitres et chacun se conclue par un combat de boss. Ça apporte un peu de variété au rythme général. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils sont faciles à tuer. Au contraire !
Une fois l’aventure terminée, il est également possible de rejouer n’importe quelle mission afin d’améliorer son score et tenter d’obtenir les meilleures notes.





La direction artistique, elle fait toute la différence
S’il y a bien un domaine où Kusan se démarque, c’est bien sa direction artistique.
Ses personnages mi animaux, mi humain, ses néons omniprésents et son ambiance urbaine donnent énormément de charme à l’ensemble l’univers.
Je ne sais pas pourquoi, mais toute cette esthétique m’a énormément fait penser au vieux dessin animé Les Motards de l’Espace.
Les cinématiques façon BD fonctionnent elles aussi très bien et renforcent encore davantage cette identité visuelle.
Aussi, presque tous les décors sont destructibles. En plus d’être bien jouissif, tout casser permet également de récupérer de l’argent qui servira ensuite à acheter de nouvelles améliorations.



Une action parfois quelque peu brouillonne
Mais évidemment, tout n’est pas irréprochable.
Le principal défaut concerne la lisibilité de l’action, qui devient parfois compliquée.
Lors des combats les plus complexes par exemple (plusieurs ennemis, tirs, explosions, trajectoires, décors, mouvements, etc.), il peut être difficile de suivre ce qu’il se passe sur l’écran, ce qui peut donc faciliter notre échec.
Les armes à feu, ne procurent pas toujours des sensations très convaincantes. J’ai d’ailleurs souvent préféré continuer à utiliser le couteau plutôt que certaines armes pourtant débloquées plus tard.
Enfin, quelques bugs viennent parfois casser le rythme. Il arrive que certains ennemis restent coincés dans le décor, par exemple, ce qui empêche parfois de terminer un niveau. Et quand on a durement luté pour finir le niveau, et qu’on doit le recommencer de 0 à cause de ce genre de bug, c’est très rageant.
Et ne parlons pas des ennemis qui semblent pouvoir nous tirer dessus à travers certains murs sans même les détruire. Ce genre de situation reste assez rare, mais suffisamment marquante et gênante pour être signalée.


