Développé et édité par Chicken Launcher, Project: Mist est un jeu de survie en monde ouvert actuellement en accès anticipé.
Il mélangeant FPS, survival, craft et exploration dans un univers post-apocalyptique.
Le titre peut rappeler plusieurs autres licences comme Half-Life, The Forest, voire même S.T.A.L.K.E.R. par moments.
Mais que vaut réellement ce Project: Mist dans son état actuel ?
Une aventure qui démarre sans vraiment nous expliquer pourquoi
Dès les premières secondes, Project: Mist ne perd pas de temps.
On commence directement dans un bunker, où une mystérieuse personne nous aide à quitter les lieux. Le problème, c’est qu’on ne sait absolument pas qui elle est, pourquoi elle nous aide, ni même comment notre personnage est arrivé ici.
Le jeu nous demande simplement de lui faire confiance et de suivre les objectifs que cette personne nous donne.



Ce n’est pas forcément gênant au début, mais après plusieurs heures, j’aurais quand même aimé en apprendre un peu plus sur l’univers, sur notre situation ou même juste sur notre protagoniste.
Heureusement, l’exploration vient rapidement prendre le dessus sur la narration.
Le jeu nous plonge dans un vaste monde ouvert post-apocalyptique rempli de ruines, de forêts, de bâtiments abandonnés et de nombreuses créatures hostiles et mystérieuses.
Le monde paraît vivant, crédible et donne souvent envie d’aller voir ce qui se cache dans chaque recoins



Un jeu de survie entre Half-Life, The Forest et S.T.A.L.K.E.R.
Côté gameplay, Project: Mist mélange énormément de mécaniques.
On retrouve évidemment les grands classiques du survival : Gestion de la faim, de la soif, de la santé, de l’endurance, mais aussi une jauge d’armure.






À cela vient s’ajouter un système de craft assez complet pouvant faire penser à Rust.
En explorant le monde, on récupère des ressources, des plantes, des aliments, mais aussi des plans de fabrication (Blueprints) permettant de fabriquer toujours plus d’équipements.
La cuisine est également de la partie. Préparer ses aliments permet généralement d’obtenir de meilleurs bonus que si on les consomme crus, pour récupérer davantage de points de vie, de faim ou de soif.
Notre personnage peut également être entièrement équipé : Casque, gants, torse, bottes… Chaque pièce apporte ses propres statistiques et attributs.
À cela viennent s’ajouter six emplacements d’artefacts offrant différents bonus passifs.
La progression du personnage, qui donne un petit aspect RPG, est elle aussi assez complète.
En récupérant des « Orbes de Sang » sur les ennemis, ou en objet, on pourra améliorer notre capacité de stockage, notre précision, notre vitesse de rechargement, notre résistance aux éléments, notre vie, ainsi que de nombreuses autres statistiques. Bien évidemment, on devra débourser de plus en plus d’orbes, plus on augmentera une catégorie.



Le bestiaire est plutôt varié et certains monstres possèdent des excroissances rouges qui leur servent de points faibles. Une bonne idée qui pousse à viser précisément plutôt qu’à bourriner dans le tas. De toutes manières, les munitions ne sont pas infinies…
Et impossible de ne pas parler de cette espèce de Gravity Gun qui nous accompagne au long de l’aventure.
Clairement inspirée de Half-Life, elle apporte un vrai plus au gameplay et permet de varier agréablement les affrontements ainsi que certaines situations. Dommage qu’il ne soit pas aussi utile que dans HL² durant les combats, car ici, lancer des caisses sur les ennemis ne leur fera pas grand mal.
Seuls, les barils spéciaux feront vraiment des dégâts.






Une atmosphère qui fait toute la différence
L’un des gros points forts du jeu reste clairement son ambiance.
Le cycle jour/nuit fonctionne assez bien.
La journée permet de souffler un peu et d’explorer relativement sereinement, tandis que la nuit devient beaucoup plus dangereuse avec une présence bien plus importante d’ennemis qui en veulent à notre peau.
Mais ce qui participe le plus à cette réussite, c’est l’ambiance sonore.
Les bruitages sont convaincants, les musiques sont réussies et certaines zones intérieures arrivent réellement à créer une tension très efficace.
Ces « donjons », proposent plusieurs passages particulièrement inquiétants.
On sent bien que le jeu cherche plus à installer une atmosphère pesante et oppressante, qu’à juste nous faire enchaîner les combats et phases de shoot.
Et ça n’a clairement pas été pour me déplaire, bien au contraire.



Un accès anticipé qui a encore besoin d’un petit coup de polish, mais qui est très prometteuse
Malheureusement, tout n’est pas encore au niveau du reste.
Premièrement, en ce qui concerne les performances, le jeu souffre de nombreux ralentissements, parfois même très importants rendant impossible l’accès à certaines zone de la carte.
Ou après avoir éliminé certains ennemis, le jeu peut complètement se figer pendant plusieurs secondes, ne nous laissant presque pas d’autre choix que de le quitter « sauvagement » (avec ALT + F4 par exemple).
Un vrai problème dans un jeu qui encourage autant l’exploration.





Techniquement, Project: Mist reste également assez inégal.
Si certaines zones sont assez agréables à regarder, d’autres affichent des textures bien baveuses.
Le HUD est également beaucoup trop imposant et j’aurais aimé disposer de plus de raccourcis rapides (on ne peut en avoir que 6).
Autre petit détail frustrant : Il est impossible de placer un marqueur sur la carte, ce qui complique parfois les déplacements.
J’ai également rencontré un bug bien relou… Le jeu repassait systématiquement en 1080p alors que je sélectionnais bien le fait de jouer en 1440p dans les options.
Enfin, certains choix de gameplay laissent perplexes.
Pendant les rechargements, notre personnage ralentit énormément et ne peut quasiment rien faire, ce qui casse parfois inutilement le rythme des combats.
Autre exemple : Il est possible de construire sa propre maison/son propre abris… Mais cette mécanique est, pour le moment, très peu exploitée et donne presque l’impression d’être là uniquement parce qu’un jeu de survie « se doit » de proposer de la construction.
Pourtant ici, ça ne sert vraiment pas à grand chose pour le moment, sachant qu’on peut mettre/construire nos caisses de rangements un peu partout, donc aussi dans notre train (qui me servait un peu de refuge)…
Malgré tout, il faut reconnaître qu’en comparaison à la première démo proposée il y a plusieurs années, le jeu a énormément progressé.
Et cela laisse présager une très belle évolution au fil de l’early access !





