Bienvenue en enfer
Premier jeu en date du studio Skunx Games, Dark Pals The 1st Floor affiche déjà une ambition claire : nous faire peur. Pour y parvenir, le studio mise sur un mélange audacieux entre l’univers de l’enfance et des mascottes devenues terrifiantes, le tout plongé dans un lieu abandonné depuis les années 80. Une combinaison qui suffit largement à éveiller la curiosité et à donner envie de se lancer dans cette aventure qui, à coup sûr, ne laissera personne indifférent…

Retour dans le passé…
Vous arrivez au cœur d’un institut pédopsychiatrique oublié. Le lieu est délabré, pourtant il garde une atmosphère étrange. Tout semble figé dans les années 80, comme si le temps ne s’était jamais remis en marche.
Malgré cela, l’endroit donne presque envie de s’y aventurer. Il rappelle une vieille aire de jeux abandonnée. Mais très vite, ce sentiment change, car quelque chose cloche dans ces couloirs silencieux.
C’est ici que vous rencontrez Inky. Cette petite peluche semble adorable au premier regard. Pourtant, elle cache une capacité bien particulière. Elle peut lancer des boules d’encre, ce qui s’avère très utile dans certaines situations.
Cependant, cela ne suffit pas face aux dangers qui vous attendent. Au fil de votre progression, vous comprenez vite que vous n’êtes pas vraiment en sécurité.
Grâce à Inky, vous pouvez tout de même avancer. Ensemble, vous arpentez les lieux avec prudence. Et peu à peu, vous découvrez les secrets de cet institut. Mais attention, ces secrets sont bien plus sombres qu’ils n’en ont l’air…
On se creuse les méninges et on avance.
En ce qui concerne le gameplay, Dark Pals reste assez simple dans son approche. Vous progressez pas à pas, vous utilisez votre compagnon, et surtout vous résolvez quelques énigmes. Car on le sait, le mélange horreur et réflexion fonctionne presque toujours à merveille.
Ici, le jeu vous propose un bon équilibre. Les énigmes sont présentes, mais sans être frustrantes. Elles ne sont ni trop simples, ni trop complexes.
Pour les résoudre, il suffit souvent d’observer ce qui vous entoure. Et dans la plupart des cas, la solution est juste là, sous vos yeux. En parallèle, quelques séquences de poursuite viennent dynamiser l’expérience. Elles restent courtes, mais efficaces.


Assis le chien
Dans ce premier chapitre, vous faites la rencontre de deux antagonistes plutôt surprenants. D’un côté, un petit chiot au design adorable et un regard qui frôle celui du chat potté ! Et de l’autre, une tétine géante qui semble tout droit sortie d’un rêve enfantin un peu déformé.
On pourrait même sourire face à ces créatures aux airs maladroits. Mais évidemment, on est dans un jeu d’horreur. Donc rien ne reste gentil très longtemps.
Très vite, le petit chien change de comportement. Il se transforme en un chiot plus agressif. De son côté, la tétine révèle une forme bien plus inquiétante. Ce qu’elle cache derrière son ventre est loin d’être rassurant, et franchement, on n’a pas vraiment envie de s’en approcher davantage… Deux antagonistes, donc, qui jouent à la fois sur le mignon et le dérangeant.
Un cauchemar en miniature
Il fallait s’y attendre, un chapitre reste généralement court. Que ce soit dans un livre ou dans un jeu vidéo, Dark Pals ne déroge pas à la règle. Il faudra compter moins d’une heure pour terminer l’aventure. Et même entre 35 et 40 minutes si les énigmes ne sont pas votre point fort. Oui, c’est peu. Mais en même temps, pour son prix, on peut difficilement être trop indulgent.
D’ailleurs, je suis souvent la première à soutenir les petits studios sur ce point. Parce qu’au fond, on n’a pas toujours besoin de cinq heures de jeu pour ressentir quelque chose.
Pour Dark Pals, c’est un peu pareil. Dès le départ, l’ambiance est là. Le problème, c’est qu’elle met malgré tout du temps à s’installer. Sur les dernières minutes, ça prend forme… Et là, le jeu s’arrête. Et forcément, il y a une petite déception.
Mais la plus grosse frustration, c’est qu’à l’heure actuelle, aucune date n’a été annoncée pour un second chapitre. Plutôt dommage car sur les dernières secondes, on n’a qu’une seule envie, continuer l’exploration… Et d’avoir peur.


Comme un air de déjà vu…
Si je vous parle de mascottes à la fois mignonnes mais diaboliquement dangereuses, vous penserez sans doute à Poppy Playtime. Et il faut dire que difficile de ne pas y penser en découvrant les étranges créatures qui peuplent Dark Pals.
Forcément, en lançant le jeu, on a un peu cette impression de déjà-vu. Une sorte de pâle copie au premier regard. Mais en y réfléchissant un peu plus, Five Nights at Freddy’s avait déjà posé les bases de ce type d’univers… Bien avant Poppy Playtime ! Des mascottes inquiétantes, une ambiance enfantine détournée, et une horreur qui s’installe doucement.
Finalement, Dark Pals ne fait que reprendre des éléments déjà explorés ailleurs. Mais est-ce vraiment un problème ? Pas forcément. Surtout quand le résultat fonctionne aussi bien.
Alors oui, on peut déjà le dire sans trop hésiter. Si vous avez aimé Poppy Playtime, vous risquez fortement d’accrocher à Dark Pals.
Galerie








