INDUSTRIA 2 est un FPS narratif développé par Bleakmill et édité par Headup (Hell Pie, Super Meat Boy 3D, Laika: Aged Through Blood, etc.) et Beep Japan (Symphonia, Soulslinger: Envoy of Death, etc.).
Nous sommes sur la suite directe du premier opus.
On y retrouve Nora dans un univers toujours aussi étrange, entre science-fiction, ambiance glauque et robots hostiles.
Un jeu qui fait clairement penser à Half-Life, sans pour autant en être une pâle copie. Ici les monstres et aliens sont remplacés par des robots.
Une suite directe, toujours aussi mystérieuse
« Des années après les événements d’INDUSTRIA, Nora est coincée dans une dimension parallèle, loin de chez elle. Survivant seule sur une île paisible, un immeuble vide perdu dans une vaste mer de solitude inhospitalière, elle construit une machine capable de la renvoyer dans sa dimension d’origine : Berlin-Est, en 1989.
Juste avant qu’elle n’achève ce projet qui lui aura pris une année entière, une série d’événements imprévus la renvoie au cœur de l’intelligence artificielle ATLAS.
Nora prend vite conscience qu’elle ne peut pas fuir son passé et qu’elle doit affronter la lourde responsabilité qui en découle : son implication dans la création de l’IA devenue incontrôlable.«
En gros, on incarne toujours Nora, et on continue notre aventure contre Atlas.
Notre but est encore et toujours de rentrer chez nous, en 1989… Sauf qu’évidemment, rien ne va se passer comme prévu.
Le jeu ne réexplique pas les événements du premier, donc avant de se lancer, je te conseille vivement de le faire.
En tout cas, si t’as fait Industria 1, tu seras clairement plus à l’aise.
Sinon, ça pourra être un peu plus compliqué de tout suivre au début.



Au fil de l’exploration, on en apprend davantage via des enregistrements audio, des notes, ou encore les dialogues avec Marlène, un personnage qui nous accompagne une bonne partie de l’aventure.
Un gameplay qui ne change pas trop… Mais pas toujours pour le meilleur
Si t’as joué au premier, tu ne seras pas perdu.
On retrouve la même base, avec un petit côté survie en plus avec du craft (et donc de la gestion de ressources).
Il faudra aussi faire bien attention à ne pas gaspiller nos munitions inutilement, car elles ne sont pas illimitées.
En tout cas, le système de visée est toujours aussi bizarre.
Pour tirer, il faut obligatoirement “viser”, sauf que viser, ça veut juste dire que Nora lève un peu son arme.
Et pour viser correctement avec la mire ?
Il faut appuyer sur SHIFT.




Et devinez quoi… Je l’ai compris avec presque 5 heures de jeu… Et ne l’avais même pas capté dans Industria 1… (à moins que dans le 1, on ne puisse vraiment pas viser dans notre mire)
En tout cas, pourquoi ce n’est pas expliqué ? Bonne question.
Pourquoi ce n’est pas naturel ? Encore une meilleure question.
Résultat, c’est pas intuitif DU TOUT, et ça peut vite devenir frustrant.
Même chose pour le corps à corps, on est obligé de préparer son coup avant de frapper, et donc faire une sorte de frappe lourde aux ennemis. (Frapper au corps à corps consomme de l’endurance)
C’est lourd, et pas toujours agréable à utiliser, mais au moins c’est déjà plus fluide et logique que d’appuyer sur shift pour viser correctement.
Un jeu (trop) linéaire
Le jeu est très linéaire. Et en soi, ce n’est pas un problème, au contraire même, ça change de tous ces open world sans âme, qui pullulent.
Mais ici, on est parfois vraiment sur du couloir pur et dur où l’exploration est limite possible.







Avec en plus beaucoup trop de murs invisibles qui viennent renforcer ce sentiment.
La patience n’est pas une option
Le jeu demande clairement de s’accrocher.
Entre les bugs, et certaines mécaniques de jeu pas pratiques, ça peut vite devenir agaçant.
Quelques exemples :
- Le réticule qui disparaît sans raison
- Des objets qui se transforment en d’autres (Coucou les bouteilles qui se transforment en fusibles)
- Des objets inutiles bloqués dans l’inventaire (Encore et toujours les fusibles; impossible de les jeter)
- Des dialogues optionnels impossibles à déclencher. (En gros si t’es pas au bon endroit au bon moment, tu peux les louper. Et quand c’est le PNJ qui n’en fait qu’à sa tête, qui est bloqué on ne sait où, ou qui court limite pour nous échapper, bah c’est super…)
- Impossible d’ouvrir le sac à dos dans certains cas a moins de relancer 2/3 fois la sauvegarde
- Des ennemis se coincent dans le décor, sols, etc.
Donc oui, on peut littéralement se retrouver bloqué et avoir envie de ragequit le jeu, et ne jamais y remettre les pieds !



Armes, craft et gestion de l’inventaire
Le jeu ajoute un petit côté survie avec :
- Du craft (bandages, munitions…)
- Des plans (blueprints) à récupérer
- Un sac à dos à la The Forest et autres jeux du genre
Le principe est sympa, on ouvre son sac, on voit tout, on fabrique directement dedans en un clic.



Mais dans les faits, ce n’est pas toujours agréable à utiliser.
Changer ses objets actifs prend du temps, ce n’est pas fluide, et à la longue ça devient très vite pénible, surtout en plein combats.
Limiter à deux armes notre holster n’aide pas non plus.
Surtout quand on doit constamment jongler avec son équipement, et ce à cause des munitions qui sont très limitées.
Il faut donc faire attention à tout et ne rien gaspiller.



Une ambiance qui tient la route
Là où le jeu se démarque et le fait super bien, c’est sur son ambiance. L’univers est sombre, les environnements aussi (bien qu’un peu trop), ce qui rajoute une petite touche horreur qui n’était pas présente dans le premier opus.
Une touche infiltration est aussi là et beaucoup plus présente que dans Industria 1.



Ajoute à ça :
- Une OST très réussie
- Un acting très convaincant
- Et une mise en scène efficace
Et t’as une ambiance qui donne envie d’aller au bout de l’aventure, malgré les nombreux défauts.





Ce qui change par rapport au premier ?
On reste sur quelque chose de très proche du premier jeu.
On joue toujours Nora dans un FPS narratif dans un monde dystopique peuplé de robots et de mystère.
Mais on note quand même certains changements majeurs :
- Plus d’infiltration
- Une dimension survie et horreur beaucoup plus présente
- Et une ambiance encore plus sombre
Rien de révolutionnaire, mais une évolution sympa… Qui ne plaira pas forcément à tous.








