
Un amour à sens unique
Mizuho et Kizuki ont enfin révélé leurs sentiments… mais ils ne sont pas les seuls Le rebondissement marquant du tome précédent reste sans doute l’aveu d’Airu, qui a lui aussi confié ses sentiments pour Kizuki. Depuis longtemps déjà, le jeune homme ressent quelque chose pour lui, mais il en est conscient : Kizuki a toujours aimé Mizuho. Alors, à quoi bon avouer des sentiments qui ne sont pas réciproques ?
Ce huitième tome met ainsi Airu au centre de l’attention dès le début. On découvre un préadolescent, encore en CM2, qui s’interroge sur lui-même, sur ses émotions et sur son orientation. Là où ses camarades trouvent Kobayashi et Miyamoto adorables, Airu, lui, reste indifférent. En revanche, lorsqu’il observe Kizuki, son cœur s’emballe et son regard s’illumine… serait-ce cela, l’amour ?
Pourtant, Airu n’a pas le courage d’en parler. Ni à ses amis, ni même à sa mère, à laquelle il pourrait pourtant se confier. Garder tout cela pour lui devient douloureux, mais voir Kizuki aimer quelqu’un d’autre l’est encore davantage. Alors Airu tente d’oublier… quitte à emprunter un chemin loin d’être le meilleur pour lui.
Une identité en construction
Airu se montre de plus en plus absent auprès de ses amis et s’engage sur une voie plus sombre. Fini le garçon doux et réservé : il laisse apparaître une personnalité bien différente. Il sèche les cours, emprunte de l’argent à ses camarades et n’hésite plus à se mêler aux bagarres, allant jusqu’à utiliser ses poings sans hésiter.
Pourtant, un camarade lui tient tête : Amon. Ce dernier lui affirme qu’ils ne sont pas si différents et qu’Airu dissimule simplement sa véritable personnalité. Selon lui, tout cela ne lui correspond pas. Mais Airu s’en moque. Après tout, il n’arrive même pas à avouer ses sentiments à la personne qu’il aime… alors, à quoi bon rester lui-même ?
Il poursuit donc sur cette voie, s’éloignant peu à peu de ce qu’il est vraiment… jusqu’à sa rencontre avec Tôya, un élève bien plus âgé. Tôya comprend rapidement qu’Airu est perdu. Il décide de l’aider en l’emmenant chez lui. Airu découvre alors le quotidien d’un lycéen livré à lui-même, avec des parents absents et un appartement vide.
Peu à peu, Airu se confie. Il évoque son malaise, notamment le fait d’aimer les garçons. Tôya le rassure et refuse de le laisser affronter cela seul. Une relation se crée entre eux, et Airu s’attache à lui. Il évolue à nouveau, allant jusqu’à intégrer son groupe, se percer les oreilles et s’éloigner progressivement de ses proches et de sa famille. Pendant ce temps, ses amis commencent à s’inquiéter, en particulier Mizuho…
Il est temps d’affronter la vérité
Si Airu se fait discret, ses amis, eux, sont bien décidés à le retrouver et à lui parler. Ils finissent par croiser Tôya et lui font part de leur inquiétude. Celui-ci comprend immédiatement la situation. Lorsqu’il retrouve Airu le soir même, il lui demande de rentrer chez lui, mais Airu refuse. Au contact de Tôya, il parvient à mettre de côté, ne serait-ce qu’un instant, ce qu’il ressent vraiment : ses doutes, ses peurs et son amour à sens unique. Mais pour Tôya, qui s’est sincèrement attaché à lui, il est hors de question de le laisser s’enfoncer davantage.
Conscient des sentiments d’Airu, il l’encourage à ne plus fuir. Des paroles simples mais justes, qui marquent Airu en profondeur. Au fond de lui, il le comprend désormais : il ne peut plus continuer à se cacher.