Avant-propos
Smile (ou Smiley) est un manga d’horreur publié pour la première fois au Japon en 2021. La série est terminée et compte un total de 11 tomes. En France, le manga est disponible aux éditions Mangetsu depuis octobre 2024.
Derrière cette œuvre se cache Hattori Mitei, pour qui il s’agit du tout premier manga publié.

Derrière les sourires, la vérité
Yûshi Kamome, journaliste de profession, est loin d’avoir la vie dont il rêvait. Les sujets intéressants se font de plus en plus rares et, pour ne rien arranger, sa femme, Megumi, a mystérieusement disparu. Autant dire qu’après une telle succession d’épreuves, garder le sourire relève de l’impossible.
Pourtant, s’il souhaite conserver son emploi, Yûshi doit impérativement trouver un sujet capable d’attirer les lecteurs. Sans cela, son avenir au sein de la rédaction semble fortement compromis. Malgré tous ses efforts, aucune idée ne lui paraît suffisamment intéressante pour faire la une.
Alors qu’il réfléchit encore à un potentiel article, il est interrompu par la visite de deux femmes venues frapper à sa porte. À première vue, elles ressemblent à des témoins de Jéhovah venues faire du porte-à-porte, tout ce dont Yûshi n’a absolument pas besoin à cet instant. Sans même leur laisser le temps de s’expliquer, il leur fait comprendre qu’il n’est ni intéressé ni disposé à les écouter.
Pourtant, les deux femmes ne se laissent pas démonter et lui posent une question pour le moins inattendue : À quand remonte la dernière fois où il a souri ? Une interrogation qui laisse Yûshi perplexe. Dans sa situation actuelle, il n’a ni l’envie ni la force d’y répondre.
Il leur demande alors une nouvelle fois de partir, mais avant de quitter les lieux, les deux inconnues lui remettent une brochure l’invitant à découvrir l’Église du Sourire Éternel. Yûshi aurait très bien pu la jeter sans même y prêter attention. Pourtant, un détail attire immédiatement son regard. Sur la brochure figure le visage d’une personne qu’il reconnaîtrait entre mille. Celui de Megumi. Sa femme disparue.
Le prix à payer pour entrer
Pour Yûshi, cette découverte suffit à raviver un mince espoir. Si Megumi apparaît sur cette brochure, alors cela signifie qu’elle est forcément passée par l’Église du Sourire Éternel. Une raison plus que suffisante pour quitter son appartement et partir à sa recherche.
Avant de s’y rendre, le journaliste décide toutefois de se renseigner davantage sur cette mystérieuse organisation. Pour cela, il peut compter sur une ancienne connaissance qui travaille désormais dans la police. Mais à peine évoque-t-il le nom de l’Église du Sourire Éternel que son interlocuteur change immédiatement de ton. Son conseil est simple : arrêter ses recherches sur-le-champ. Une réaction qui ne fait qu’attiser davantage la curiosité de Yûshi.
Malgré les avertissements, il décide de poursuivre son enquête. Après tout, Megumi est peut-être là-bas. La simple possibilité de la revoir, ne serait-ce qu’une seule fois, est bien trop importante pour faire marche arrière. En arrivant devant l’église, une première règle lui est immédiatement imposée : pour entrer, il doit afficher un large sourire. Impossible d’intégrer les lieux sans montrer sa joie de vivre.
Sous une nouvelle identité, celle de Satô, Yûshi se fond alors parmi les fidèles et découvre rapidement que quelque chose ne tourne pas rond. Partout où il regarde, les membres arborent un sourire figé. Un sourire permanent, presque inquiétant. Au premier abord, cela peut sembler étrange. Pourtant, ce n’est que le début de ce qui l’attend.
À peine arrivé, le journaliste est convié à une cérémonie particulièrement importante. Tous les regards sont tournés vers la scène lorsqu’une femme fait finalement son apparition. La fondatrice de l’Église du Sourire Éternel. À cet instant, Yûshi comprend que son enquête est sur le point de prendre une tournure bien plus inquiétante qu’il ne l’avait imaginé…


Sourire coûte que coûte
Yûshi poursuit ses recherches sur l’Église du Sourire Éternel. Malgré plusieurs heures passées à fouiller Internet, il ne trouve pratiquement aucune information. Pour espérer découvrir la vérité, il n’a donc pas d’autre choix que de poursuivre son infiltration.
Yûshi assiste ainsi à plusieurs réunions organisées par l’église. Là-bas, les membres lui apprennent l’art du sourire parfait. Tout doit être maîtrisé, jusqu’à l’expression des yeux. À plusieurs reprises, les fidèles sont invités à rire sans aucune raison. Pas parce qu’ils sont heureux, ni parce que quelque chose est drôle, mais simplement parce qu’ils doivent rire. Et si Yûshi souhaite rester suffisamment longtemps pour retrouver Megumi, il sait qu’il doit jouer le jeu.
Lorsqu’on lui demande ce qui l’a poussé à rejoindre l’Église du Sourire Éternel, il désigne alors la photo de Megumi et affirme avoir été profondément touché par son sourire. Une réponse qui attire immédiatement l’attention d’une certaine Yuka Suzumura. La jeune femme lui révèle que Megumi ne fait pas partie de la branche annexe de l’organisation. Si Yûshi souhaite la rencontrer, il devra faire preuve d’une dévotion exemplaire afin d’intégrer la branche principale.
Mais une fois seuls, Yuka change complètement de discours. Elle lui affirme être de son côté. Mieux encore, elle prétend connaître Megumi. Pour Yûshi, c’est une révélation capitale. S’il veut retrouver sa femme, il comprend rapidement qu’il devra accorder sa confiance à Yuka, même si quelque chose dans cette histoire lui paraît encore particulièrement flou.
Comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle affaire vient rapidement attirer son attention. Alors qu’il se rend à la rédaction, Yûshi apprend que trois corps ont été découverts dans des circonstances particulièrement macabres. Leur point commun ? Tous ont été retrouvés défigurés, le visage réduit en bouillie et entièrement dévêtus. Une affaire sordide qui secoue la région…