LIVRES / MANGA

Cursed Princess Club

DATE DE SORTIE
15/05/2024
AUTEUR
Lambcat
ÉDITEUR
Hugo Publishing
TYPE
Webtoon
NOMBRE DE PAGE
288 pages

Où LE LIRE ?

Webtoon
PRIX
24, 95 €

Le webtoon phénomène aux millions de lecteurs, enfin au format papier !

Gwendolyn est la preuve vivante que les princesses n’ont pas toujours la vie facile. Bien qu’elle vive dans un château et que son père soit roi, elle n’est pas une princesse de cinéma, ni même une princesse de conte de fée. Elle a un grand cœur, mais n’est pas particulièrement séduisante.

Une nuit, elle tombe accidentellement sur les membres du Cursed Princess Club, et sa vie ne sera plus jamais la même. Rejetées par la société après avoir été victimes d’une malédiction, les princesses du club vont prouver à Gwendolyn qu’elle n’a pas besoin de rentrer dans le moule pour être une véritable princesse !

Envie de redécouvrir les contes de fées de votre enfance sous un angle totalement décalé ? Cursed Princess Club est le webtoon qu’il vous faut ! Derrière cette pépite, colorée et pleine d’humour, se cache LambCat, une autrice talentueuse qui revisite les classiques avec un regard moderne et subversif, tout en injectant une bonne dose de tendresse et de rire.

Véritable succès, Cursed Princess Club figure parmi les webtoons les plus appréciés de la plateforme en France, avec un impressionnant total de 16,2 millions de lecteurs. Ce n’est pas tout : le webtoon cartonne aussi à l’international, notamment dans les pays anglophones où il atteint un incroyable chiffre de 265,2 millions de lecteurs. Ces chiffres témoignent de l’énorme popularité de cette œuvre singulière qui touche un large public, séduisant aussi bien les amateurs de contes que ceux en quête de récits modernes et inclusifs.

Bienvenue au royaume Pastel

Nous découvrons Jack, le roi du royaume Pastel, un pays aussi doux et coloré que son nom le laisse entendre. De retour d’une longue expédition, le roi n’a qu’un seul désir : retrouver ses enfants.

Ses quatre enfants sont tous particuliers. Maria, l’aînée de dix-huit ans, a le don de parler aux animaux. Lorena, dix-sept ans, fait naître des fleurs à chacun de ses pas. Jamie, seize ans, ne possède pas de pouvoir spécial, mais sa beauté est remarquable. Son visage est si délicat et angélique qu’on le confond souvent avec une jeune fille.

Et puis, il y a Gwendolyn. Douce, gentille, mais différente. Contrairement à ses sœurs, elle n’a pas de pouvoir magique, ni la beauté attendue d’une princesse. Sa peau est verdâtre, ses cheveux verts, son visage peu gracieux selon les critères du royaume, et ses seuls compagnons, un rat et un opossum. Malgré cela, le roi aime chacun de ses enfants de la même manière.

S’il les a réunis, c’est pour leur annoncer une décision importante. Depuis la mort de leur mère, les ressources du royaume se font rares. Pour préserver leur avenir et celui du pays, le roi a trouvé une solution difficile à accepter : marier ses filles. Mais il ne s’agit pas de simples prétendants. Il a en tête les princes du royaume voisin, le royaume de Tartan.

Quand les contes tournent au vinaigre pastel

La nouvelle surprend et pour cause. Les princesses, élevées dans un isolement total, n’ont jamais eu le droit d’approcher un garçon. À vrai dire, même les gardes n’étaient pas autorisés à poser les yeux sur elles. Le roi, convaincu que les hommes sont des loups, voyait ses filles comme de petits cochons à protéger du grand méchant monde. Mais les temps sont durs, et le cœur lourd, il se résigne à les marier.

Contre toute attente, l’annonce ne provoque ni cris ni larmes. Au contraire. Depuis le temps qu’elles en rêvent, les princesses trépignent d’impatience. Ni une ni deux, les deux aînées courent se changer. Accueillir leurs futurs époux dans une tenue aussi simple ? Hors de question. Pour une première impression, il faut marquer les esprits. Enfin… pas pour tout le monde.

Gwendolyn, elle, ne prend pas part à l’effervescence. Au lieu de foncer vers sa garde-robe, elle file droit à la cuisine. Là où ses sœurs misent sur les robes, elle mise sur les tartes. Car s’il y a bien une chose qui la passionne, c’est la cuisine. Et ses talents sont loin d’être négligés : Jamie, toujours volontaire pour goûter ses créations, se régale à l’avance.

Mais ce doux moment est brutalement interrompu. Une sorcière fait irruption, tend une pomme au prince, et Jamie, fidèle à sa naïveté, accepte sans se méfier. En quelques secondes, il s’effondre, empoisonné, sous les yeux de sa sœur.

Pendant ce temps, du côté des deux aînées, les princes du royaume de Tartan font enfin leur entrée. Et ce qu’on peut dire, c’est que les présentations ne manquent pas d’intensité. Les regards s’illuminent, les cœurs s’emballent…

Une rencontre inattendue

Le prince Blaine, âgé de vingt ans, semble tout de suite sous le charme de Maria. De son côté, son frère Lance, dix-neuf ans, ne cache pas son intérêt pour Lorena. Les deux alliances semblent presque naturelles. Il ne reste alors que le plus jeune des trois, le prince Frederick, dix-sept ans, qui attend encore sa princesse. Et ça tombe bien, car elle arrive. Essoufflée, les bras chargés, Gwendolyn traverse la cour en courant, Jamie évanoui dans ses bras…

Frédérick panique en voyant sa prétendante inconsciente dans ses bras. Oui, jusque-là, il était convaincu que le prince Jamie était une fille, et donc sa future épouse. Mais la réalité le frappe brutalement : non, Jamie n’est pas sa princesse. C’est Gwendolyn, la sœur de Jamie, qui est la véritable prétendante. Et là, c’est l’effondrement total pour Frédérick.

Quelques heures plus tard, il avoue à son frère aîné qu’il la trouve même… laide. Manque de chance, Gwendolyn était tout près et a entendu la conversation. Effondrée, elle s’enfuit, loin de tout : loin de la royauté, loin de ses sœurs magnifiques, loin de ce royaume où elle n’a jamais trouvé sa place. Elle qui, pendant si longtemps, pensait que derrière chaque princesse se cachait un prince charmant, réalise que, finalement, elle n’a droit à rien. Sa laideur semble être son seul héritage.

Un drôle de club

Gwendolyn, épuisée et le cœur en miettes, s’enfonce seule dans la forêt. Elle marche longtemps, sans direction précise, jusqu’à ce que ses forces la lâchent. Lorsqu’elle ouvre les yeux, elle ne reconnaît pas l’endroit où elle se trouve. Mais plus surprenant encore, elle n’est pas seule.

Autour d’elle, des jeunes femmes l’observent en silence. Certaines murmurent à voix basse. Gwendolyn pense immédiatement à ce qu’elle croit être une évidence. Elles doivent la trouver laide. C’est ce que tout le monde pense, non ? Pourtant, sans le savoir, elle vient tout juste d’atteindre l’endroit qui pourrait bien changer sa vie.

Car ces femmes ne sont pas des inconnues ordinaires. Elles sont, comme elle, des princesses. Mais pas n’importe lesquelles. Gwendolyn vient de tomber sur les membres du Club des Princesses Maudites.

Dans ce club très secret, les princesses n’ont rien de celles qu’on voit dans les livres. L’une d’elles peut se changer en corbeau. Une autre est née sans yeux. Une troisième a autrefois été un homard, transformé en humaine. Chacune a sa différence, son étrangeté, sa singularité. Et pour une fois, Gwendolyn n’est pas celle qui détonne. Ici, elle est presque normale.

Autour d’elle, la rumeur commence à se former. Et si elle était maudite elle aussi ? Beaucoup pensent qu’elle a été transformée en sorcière. Elle-même n’en est pas sûre. Elle n’a jamais vraiment su pourquoi elle était si différente. Calpernia, princesse du royaume Polygone, lui propose alors quelque chose d’inattendu. Intégrer le Club…

Les Fissures de Gwendolyn

Alors qu’elle assiste à ses leçons habituelles en compagnie de ses sœurs et de son frère, Gwendolyn reçoit une lettre inattendue. L’enveloppe est soigneusement scellée, l’écriture élégante. Elle provient du CPM. Mademoiselle Agatha, sa professeure, l’intercepte avant même qu’elle ne l’ouvre. En voyant les initiales, elle croit immédiatement qu’il s’agit du Conservatoire des Princesses Mondaines, une institution prestigieuse réservée à l’élite féminine du royaume. Un honneur exceptionnel. 

Avant même que Gwendolyn n’ait le temps de dire un mot, Mademoiselle Agatha se charge de répondre en son nom, ravie de cette distinction. Et voilà, l’affaire est conclue. Gwendolyn n’a plus le choix. Elle va devoir rejoindre le club.

Mais contre toute attente, elle y trouve plus que ce qu’elle imaginait. Dès son arrivée, elle est accueillie avec chaleur, simplicité. Pas de jugements, pas de regards en coin. Un vrai soulagement. Pour la première fois, elle n’a pas besoin de se justifier, ni de se cacher. 

Grâce au Club des Princesses Maudites, Gwendolyn comprend qu’elle n’est pas seule. Qu’il existe des filles comme elle, différentes, rejetées, mais pourtant fortes, drôles, brillantes. Ce lien nouveau devient un soutien précieux, surtout depuis ce jour où elle a entendu, de la bouche même de Frédérick, ce mot qu’elle n’oubliera jamais.

Laide.

Depuis et à chaque fois que Gwendolyn croise son reflet, le résultat est le même. Le verre se fissure.

Mais ici, au club, rien ne casse. Lentement, elle commence à voir autre chose. Pas une sorcière, ni une erreur de naissance. Juste une fille avec un cœur immense, des mains pleines de talents, et des yeux qu’on apprend à regarder autrement.

CONCLUSION

Après un premier essai chez Neotoon avec Freaking Romance, j’ai eu envie de changer totalement d’univers. Je me suis donc dirigée vers Cursed Princess Club. Ce qui m’a attirée ? La couverture. Sans même lire le résumé, j’ai été happée par son esthétique : colorée, intrigante, un peu loufoque, elle met en scène trois jeunes mariées dont l’une a un aspect presque effrayant. Un choix audacieux… Et quelle surprise en découvrant les premières pages !

Visuellement, c’est un feu d’artifice. Les illustrations sont éclatantes, pleines de vie. Les dessins ne ressemblent en rien à ce qu’on voit habituellement : parfois exagérés, très expressifs, presque caricaturaux par moments, mais parfaitement adaptés à l’univers de l’histoire. On s’y habitue très vite, et finalement, on en redemande. Ce style graphique si particulier accompagne merveilleusement l’ambiance drôle, tendre, et parfois même poignante du récit.

Ce que j’ai aimé ensuite, ce sont les personnages. Tous sans exception. Ils sont drôles, sensibles, un peu décalés. Chacun a son charme, sa fragilité, son humour. On s’attache à eux avant même de s’en rendre compte. L’histoire nous fait rire, réfléchir, parfois même verser une larme. Et puis il y a Gwendolyn. Une héroïne touchante, différente, sincère, un peu perdue. On ressent ses blessures, ses doutes, ce sentiment de ne pas être à sa place. Elle est extrêmement humaine. À travers elle, on explore ce que signifie se sentir « en dehors », mais aussi ce que ça veut dire de s’aimer un peu plus chaque jour.

Ses sœurs, très présentes et attachantes, et son frère Jamie, toujours là pour elle, renforcent ce sentiment de famille. Pourtant, aucun ne semble mesurer à quel point Gwendolyn souffre de sa différence. Leur père, lui, est un roi surprotecteur, qui compare ses filles à des petits cochons à garder loin des loups (les hommes). C’est absurde, exagéré, mais tellement bien amené qu’on rit à chaque allusion.

L’univers est truffé de références aux contes de fées, mais toujours revisitées avec intelligence et humour. Un homard transformé en humaine, une Pinocchia (oui, une version féminine de Pinocchio), ou encore des sorts qui tournent mal… tout est pensé pour détourner les codes classiques avec une belle modernité et beaucoup de bienveillance.

Autre point fort : la lecture s’adapte à plusieurs niveaux. Pensé pour les adolescentes, ce webtoon parle tout autant aux adultes. Personnellement, j’ai adoré. Et ma fille de huit ans aussi. Elle a ri, s’est attachée aux personnages et a dévoré les chapitres. D’après elle, « c’est encore mieux que les Disney » et je dois dire qu’elle n’a pas tort !

Mais ce qui rend cette histoire si touchante, c’est aussi sa manière de parler de confiance en soi. Gwendolyn, qu’on dit “laide”, finit par y croire. Les mots qu’on lui lance, même à demi-mot, finissent par fissurer son reflet, jusqu’à ce qu’elle ne voie plus que ce que les autres critiquent. Et pourtant… ce webtoon montre, avec douceur et humour, que l’estime de soi peut se reconstruire. Que parfois, il suffit d’un regard bienveillant, d’une communauté inattendue, ou juste d’un peu de temps pour se voir autrement.

En résumé, Cursed Princess Club, c’est une pépite pleine d’humour, de tendresse et de profondeur. Un récit qui casse les codes, célèbre la différence et nous rappelle qu’il n’existe pas qu’une seule façon d’être une princesse. Être princesse, c’est avant tout avoir un grand cœur comme celui de Gwendolyn. Et une fois ce premier tome refermé, on ne souhaite plus qu’une chose : qu’elle trouve enfin l’élu de son cœur… quelqu’un qui l’aimera pour ce qu’elle est.

Pour moi, c’est un immense coup de cœur. Je suis ravie d’avoir fait confiance à mon instinct. Je ne suis pas déçue, bien au contraire, et je vous encourage vivement à plonger dans cette lecture – que vous soyez amateur de contes de fées ou non. Une chose est sûre : Cursed Princess Club ne vous laissera pas indifférent.

Cet article a été rédigé avec un service presse

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