Paru en 2021 au Japon et composé de 6 tomes (toujours en cours), Today, she is not here (ou Kyou wa Kanojo ga Inai kara) est disponible en France aux éditions Meian. Derrière cette œuvre se cache Iwami Kiyoko, déjà connue pour de nombreux yuri tels que Rezu Fuuzoku Ansorojii, Luminous Blue ou encore Toumei na Usui Mizuiro ni.

Aimer en silence
Yuni et Nanase vivent le parfait amour… du moins, quand personne ne les regarde. Car dès qu’elles se retrouvent en public, tout change. En présence de leurs amies, elles jouent un rôle. Celui de deux simples copines. Pas question de se tenir la main. Encore moins de s’appeler par leurs prénoms. Ce serait trop intime. Trop révélateur. Aux yeux des autres, elles ne sont que deux amies parmi tant d’autres. Rien de plus.
En dehors de leur histoire, Nanase consacre une grande partie de son temps à son club de volleyball. Yuni se retrouve mise de côté. Alors Yuni écrit. Elle tient un compte anonyme sur lequel elle partage ses pensées. Parfois ses petits bonheurs mais le plus souvent, ses peines. Là-bas, elle peut tout dire. Elle peut parler de sa petite amie, avouer que leur relation doit rester secrète. Elle peut mettre des mots sur cette solitude qu’elle ressent malgré l’amour.
Sur internet, les messages de soutien affluent. Des inconnus l’encouragent, la réconfortent, lui rappellent qu’elle mérite mieux que d’attendre indéfiniment. Mais dans la vraie vie, c’est différent. Personne n’est là pour la soutenir. Pas même celle qu’elle aime. Une fois de plus, Nanase ne peut pas se libérer. Le club passe avant tout.
Alors Yuni attend. Encore. Et encore. Assise dans l’escalier, le regard perdu, elle se demande combien de temps elle pourra continuer ainsi. Et c’est à ce moment-là qu’une voix l’interpelle, celle de Fûko, qui lui propose simplement de rester auprès d’elle…
Le plan de secours
Fûko s’intéresse particulièrement à Yuni, et cela ne passe pas inaperçu. Il faut dire que Yuni n’a pas l’habitude qu’on s’intéresse à elle. Elle est plutôt du genre à rester en retrait. Pourtant, quand elle y pense, Nanase, elle, ne se prive pas de faire amie amie avec les filles de son club de volleyball. Alors pourquoi ne pas faire de même ?
Pourtant, Fûko ne semble pas vouloir d’une simple amitié. Son regard s’attarde un peu trop, sa présence trop insistante. Et ça, Yuni le ressent immédiatement. Elle refuse catégoriquement d’entrer dans ce jeu ambigu et souhaite mettre un terme à cette relation étrange avant que tout n’aille trop loin. Mais Fûko possède un atout de taille. Elle sait que Yuni tient un compte anonyme.
Tout se chamboule dans la tête de Yuni. A-t-elle déjà prononcé le nom de Nanase, ne serait-ce qu’une seule fois sur son réseau ? A-t-elle laissé un indice, un détail de trop ? Si la vérité éclate, Nanase ne lui pardonnera jamais.
Fûko, elle, devient de plus en plus insistante. Ses intentions sont claires. Elle ne veut pas seulement se rapprocher de Yuni. Elle veut devenir son plan de secours.


Un contact dangereux
Après avoir vérifié son compte, Yuni se rend compte qu’elle n’a jamais prononcé le nom de sa petite amie. Un immense soulagement l’envahit. Elle ne risque rien. Elle peut refuser les avances de Fûko sans craindre que son secret soit dévoilé. Du moins, c’est ce qu’elle croit.
Malgré tout, Yuni ne parvient pas à se montrer froide. Elle reste gentille, presque trop. Elle refuse de laisser Fûko seule. Après tout, Nanase n’est toujours pas là… alors autant combler le vide comme elle peut.
Yuni fait ce dont elle a toujours rêvé. Elle prend la main de Fûko. Un geste simple. Naturel. Celui qu’elle aurait voulu partager librement avec Nanase. Pendant un instant, elle goûte à cette normalité qu’on lui refuse. Mais rien ne laissait présager que ce n’était que le début des complications.
Le poids du secret
Un festival est organisé au temple, et à la grande surprise de Yuni, Nanase lui propose de s’y retrouver. Yuni est aux anges. Enfin un moment à deux. Enfin une sortie ensemble. Elle accepte sans hésiter. Mais l’euphorie retombe vite.
Alors qu’elle ose lui prendre la main, Nanase la retire brusquement. Des camarades de club sont à proximité. Hors de question qu’on les voie ainsi.
Yuni n’en peut plus de se cacher. Elle voudrait que tout soit simple. Normal. Pouvoir tenir la main de celle qu’elle aime sans avoir à regarder autour d’elle. Comme elle l’a fait, quelques jours plus tôt, avec Fûko. Voyant sa détresse, Nanase la rattrape. Elle n’est pas prête à révéler leur relation au grand jour, pas encore. Mais elle veut lui prouver qu’elle l’aime. Qu’elle compte.
Alors Yuni cède. Encore. Elle l’embrasse, comme pour faire taire sa peine. Comme pour oublier l’humiliation de l’instant. Ce qu’elle ignore, c’est que Fûko les observe en secret Et qu’elle a immortalisé la scène. Rapidement, a menace tombe. Si Yuni refuse ses demandes, la photo circulera.
