Voyage au centre de la Terre est un manga de Norihiko Kurazono, qui reprend les écrits de Jules Verne. Pika Édition propose une édition anniversaire pour les 160 ans de l’œuvre, avec une couverture rigide ornée d’enluminures dorées. De plus, le jaspage des pages est également doré, ce qui donne un effet ancien au manga — un détail qui n’est pas pour me déplaire. Un petit marque-page en tissu aurait été un vrai plus pour cette magnifique édition ; c’est dommage qu’ils n’aient pas pensé à l’ajouter. En plus de tout cela, quelques pages en couleurs ouvrent le livre, et elles sont magnifiques.
Si vous ne connaissez pas encore le roman de Jules Verne, je vous invite à lire mon article.
Le manga est prévu en deux tomes.



Les personnages
L’histoire commence en 1863, à Hambourg. On y fait la connaissance d’Axel, un jeune homme en pleine conversation avec Marthe, la domestique de la maison, qui prépare une longe de veau et une omelette au jambon. Peu après, son oncle, Otto Lidenbrock, fait une entrée fracassante et appelle aussitôt Axel dans son cabinet de travail. Otto, professeur de minéralogie au collège Johannaeum, est l’oncle d’Axel. Véritable savant, il allie le génie du géologue à l’œil expert du minéralogiste. Très respecté dans le milieu scientifique, il reçoit régulièrement la visite de grands spécialistes.


Un livre qui va tout bouleverser
Otto a découvert un trésor inestimable : un livre vieux de sept cents ans, en parfait état, trouvé dans une boutique. Il s’agit de L’Heimskringla de Snorre Turleson, un célèbre auteur islandais du XIIe siècle. Cet ouvrage relate la chronique des princes norvégiens ayant régné sur l’Islande. Il s’agit d’un exemplaire original, écrit en islandais — ou plus précisément, d’un manuscrit en runes.
En le feuilletant, un papier dissimulé à l’intérieur s’échappe. Il porte une série de caractères runiques identiques à ceux du manuscrit, rédigés en vieil islandais. Otto en dicte aussitôt la correspondance dans l’alphabet allemand et ordonne à Axel de retranscrire les lettres une à une. Le résultat n’est qu’une suite de mots incompréhensibles : un cryptogramme.
Déterminé à en percer le mystère, Otto se lance dans son déchiffrage avec l’aide d’Axel. C’est ce dernier qui finit par comprendre le message. Cependant, craignant que son oncle ne se lance immédiatement dans l’aventure, il choisit de garder le secret. Furieux de ne pas trouver la solution, Otto passe deux jours sans manger, et interdit à Axel et à Marthe toute sortie tant que le message ne sera pas déchiffré.
À bout de nerfs, Axel finit par céder et révèle le contenu du message. Il indique :
« Descends dans le cratère du Yocul de Sneffels, là où l’ombre du Scartaris vient caresser avant les calendes de juillet, voyageur audacieux, et tu parviendras au centre de la Terre. Ce que j’ai fait. »


Le début du voyage
Le Sneffels est une chaîne de montagnes culminant à 1 500 mètres, située en Islande. Un volcan, inactif depuis 1219, s’y trouve encore. Le massif est constitué de plusieurs cratères. Lorsqu’approchent les calendes de juillet, l’un des pics — le Scartaris — projette son ombre sur l’ouverture du cratère indiqué dans le message.
Finalement, une fois arrivés en Islande, Otto et Axel sont rejoints par Hans, un guide taciturne mais fiable, chargé de les conduire jusqu’au sommet… et même jusqu’au centre de la Terre. Après avoir gravi la montagne, ils découvrent l’entrée menant vers les profondeurs. Équipés de cordes, ils descendent en rappel jusqu’à atteindre une profondeur de 840 mètres. Ils y passent la nuit avant de reprendre leur périple, le lendemain, à la lueur de leurs lampes.
Les jours passent, jusqu’à ce qu’ils arrivent devant une mer souterraine bordée d’une étrange forêt de champignons géants. Hans construit alors un radeau pour continuer le voyage sur l’eau. Le lendemain, ils embarquent. Au cours de la traversée, Hans pêche un poisson… d’une espèce aujourd’hui disparue. Otto, curieux, attache un piolet au bout de leur corde de 350 mètres pour sonder les profondeurs. Lorsqu’il le remonte, il découvre une marque de croc gravée dans le métal.
Quelle créature a bien pu laisser cette empreinte ? C’est ce que nous découvrirons dans le dernier tome.

