Une fois de plus, on part à la découverte d’un jeu d’automatisation et de construction de base avec Astro Colony. A une période où les jeux du genre apparaissent fréquemment sur les différentes plateformes, Astro Colony arrivera-t-il à sortir son épingle du jeu?
Perdu dans l’espace

Au niveau scénario, c’est assez simple. Alors que vous êtes peinard sur une station spatiale, un trou noir apparaît et vous êtes aspiré dans ce dernier. A votre réveil, vous êtes vivant mais sur un petit bout de station, entouré de machines détruites et d’un gentil petit robot. Votre objectif? Apprendre à développer votre station et explorer votre environnement (spatial) dans le but de terminer toutes les recherches et d’utiliser les “stargates”.
Un tuto pas à pas
Pour ne pas perdre le joueur, Astro Colony propose un tutoriel via le robot qui nous “accompagne”. Ce dernier ne bouge presque pas de la station et nous donne simplement des objectifs pour nous familiariser avec les mécaniques débloquées.

Là où Astro Colony se démarque, c’est que le tuto ne donne des informations que lorsque l’on a débloqué de nouvelles mécaniques. Par exemple, il va nous apprendre à extraire les premières ressources puis fini, il n’y aura plus d’objectif d’apprentissage. Mais si on débloque de nouvelles technologies, le robot se réveille pour nous donner de nouvelles missions, histoire de comprendre le fonctionnement des éléments déverrouillés.

Arbre technologique
Car oui, comme le jeu ne propose pas vraiment une histoire, l’avancement se fait via l’arbre de technologies. Ce dernier permet d’échanger des points de sciences/recherches pour accéder à de nouveaux bâtiments, à de nouvelles recettes ou à des compétences.

Pour complexifier l’avancement dans cet arbre, Astro Colony propose plusieurs types de points de science (chimie, biologie, …). Les premiers sont acquis simplement en extrayant des ressources, les seconds via un laboratoire en échange de ressources et par la suite, il faudra avoir des scientifiques pour faire avancer la recherche.
Seul dans l’espace?
Bien que la vidéo d’introduction d’Astro Colony semble nous faire croire que l’on est perdu dans l’espace, on débloque après quelques heures la possibilité d’accueillir de nouveaux colons sur notre colonie. Ces derniers, très compréhensifs, ne demandent qu’un peu de nourriture et un endroit où se reposer.



Au fur et à mesure de votre développement, il est possible d’avoir plusieurs bases et/ou stations qui peuvent chacune être indépendantes et héberger des colons.
De l’air!
Revenons un peu en arrière et parlons un peu du côté survie d’Astro Colony. Il ne faut pas oublier que le jeu se passe dans l’espace. Qui dit espace, dit vide et donc absence d’oxygène. Cet oxygène est la seule ressource vitale pour votre personnage. Pas besoin d’énergie, de nourriture ou de sommeil. Juste un peu d’air facilement extrait de blocs de glace. Il vous sera donc demandé de retourner faire le plein d’air de temps en temps pour éviter de suffoquer.

Chasse aux astéroïdes
Les ressources de base comme la glace, le charbon ou le fer sont récoltables via l’exploitation des astéroïdes qui gravitent autour de vous. Bien que leur nombre soit limité, ils sont automatiquement remplacés si bien que les ressources ne manquent jamais.

Une fois encore, Astro Colony suit le schéma standard du style. On commence à miner à la main, ensuite on débloque des machines qui traitent automatiquement les astéroïdes que l’on capture. Mais bien vite, il est possible de mettre en place des machines qui traitent et capturent automatiquement les astéroïdes sans aucune intervention humaine.
Le début de l’automatisation
Bien qu’il soit possible de créer quelques éléments via l’inventaire du personnage, Astro Colony est plus simple à jouer quand tout est automatisé. En reprenant nos attrapeurs d’astéroïdes, on peut, via des convoyeurs, les relier à des fonderies qui vont transformer les minerais en lingots. Si une ressource n’est pas utilisée, par exemple la glace, elle sortira de la fonderie pour continuer son petit bonhomme de chemin sur les convoyeurs.

Et de fil en aiguille
Au fur et à mesure de l’avancement dans l’arbre de technologie, Astro colony permet la création de drones pour déplacer les ressources d’un endroit à un autre, de fonder de nouvelles stations, d’exploiter des mines. Il est même possible d’établir des colonies sur des petits planétoïdes avec des fermes et des élevages.

Mon expérience
En général, je fais un “simple” paragraphe pour donner mon ressenti sur le jeu, mais de plus en plus, je me dis que cela n’est pas suffisant… Les jeux se ressemblent ou présentent des mécaniques similaires et c’est le ressenti qui est le plus important… Je vais donc tenter d’être plus bavard sur mon gameplay.
Prise en main
En jouant au clavier/souris, la prise en main est assez simple. Les contrôles sont semblables à pas mal d’autres jeux du style. Juste la sortie de certains menu qui me poussait à utiliser la touche ESC et m’envoyait sur le menu du jeu. Je n’ai pas testé la prise en charge de la manette surtout par habitude et par un manque de précision de mon côté.
Cependant, il est parfois nécessaire de faire plusieurs raccourcis clavier pour accéder à des fonctionnalités et c’est peut-être un peu lourd à la manette.
Jouabilité
Astro Colony ne déroge pas à la règle de ce genre de jeu. Les premières heures de jeu sont là pour la prise en main et comprendre les mécaniques. Ensuite, recommencer une partie de zéro permet d’avoir une organisation plus précise et surtout plus efficace. En bref, une première partie pour apprendre et faire un brouillon, une seconde pour peaufiner. Plus les parties s’enchaînent, et plus l’expérience et la maîtrise font leur apparition.
Déplacement
L’histoire se déroulant dans l’espace, tout se fait en “volant”. Cela demande un peu de pratique mais on s’habitue rapidement. Cependant, le fait de ne pas marcher manque un peu, surtout au niveau des planétoïdes.
En avançant dans l’arbre de technologies, il est possible d’acquérir des véhicules mais ma dizaine d’heures ne m’a pas encore permis d’arriver à ce stade.
Autre déplacement, celui de la station. Avec un simple propulseur, il est possible de déplacer toute la station sans tenir compte de la masse à déplacer. Via une carte de la zone, on peut activer un pilotage automatique pour mener la station à un endroit précis. Cependant, on reste quand même loin de l’objectif final et j’avoue ne pas encore avoir trouvé comment augmenter la précision. Cela est pourtant important car pour amarrer la station à un planétoïde, il ne faut pas être trop loin et “naviguer” manuellement n’est pas du tout une chose facile.


Survie
Pour moi, l’une des plus grosses faiblesses d’Astro Colony est la gestion de la survie. N’avoir que la jauge d’oxygène ne suffit pas. Être obligé de faire le plein d’O2 toutes les 30 ou 45 minutes n’est pas contraignant.
En plus, les colons qui arrivent vous demandent de la nourriture. Eux doivent se nourrir et s’alimenter, vous, pas le moins du monde. Donc bâtir des fermes ou autre pour ne pas en avoir vraiment besoin…
Logistique
Dans les jeux d’automatisation, bien souvent, le transport des ressources est un enfer. Surtout quand il est question de convoyeurs et de grilles un peu comme Factorio. Et si on ajoute la verticalité, c’est encore pire. Astro Colony propose des convoyeurs à vitesses variées ainsi que des blocs logiques que l’on peut coupler au convoyeur. J’ignore si cela est dû à mon manque d’avancement dans l’arbre de technologies ou bien si je les utilisais mal mais j’étais en manque de flexibilité sur les choses que je voulais mettre en place. Cependant les blocs logiques avancés permettent la mise en place de conditions de fonctionnement avancées, du moins si on prend le temps de bien penser les choses…