
Un restaurant caché du monde
Dans une ambiance cosy et agréable, le jeu nous transporte en douceur au cœur de notre izakaya. « Le nôtre », car le joueur est amené à le bâtir mur par mur, table par table. Autant dire qu’un gros travail de création vous attend !
Mieux encore, pour satisfaire le plus grand nombre, deux modes de jeu s’offrent à vous : l’un où vous débloquez progressivement tous les objets et designs, et l’autre (le mode libre) où votre créativité n’a pas de limite.
Après une brève introduction vous expliquant que cette petite parenthèse hors du temps a pour but de faire passer les défunts, vous devenez vite un menuisier affairé à poser du parquet.
Un tumulte de notes et de références
Si vous êtes amateur du Japon et de ses particularités, vous serez servi !
Les nombreux éléments de décor illustrent à la perfection le mobilier et les structures propres au pays. Les décorations se démarquent particulièrement, allant du cerisier japonais en fleurs à la traditionnelle statue de tanuki.
Vos convives sont, quant à eux, très singuliers : la plupart ressemblent à des hommes-poissons ou à des kappa (des créatures fantastiques proches de l’homme-grenouille, issues des mythes et légendes japonaises).




Outre les clients et les décors, le créateur du jeu a également mis à l’honneur bon nombre de festivals japonais. Chacun d’eux bénéficie d’ailleurs d’une explication textuelle pour les plus curieux.
Une ode au calme et à la nature
Le jeu se veut une expérience tranquille. Les clients ne s’agitent pas dans tous les sens si leur commande tarde à arriver. Et si le rythme vous semble trop calme, il est même possible d’en accélérer le tempo.
Pour ma part, j’ai mis un certain temps à découvrir qu’il était possible de fermer les portes ! Cela m’a valu une cadence effrénée durant près de deux heures.
Si les services vous fatiguent et que vous souhaitez simplement profiter de l’ambiance, qui, comme le nom du jeu l’indique, évoque un « parfum de nature » , laissez-vous séduire par le mode auto. Dans cette configuration, les clients se succèdent à vos tables, sont servis et repartent, le tout en vous laissant dans une posture de spectateur. Il vous reste tout de même la possibilité d’interagir avec les éléments de décor ou de modifier ces derniers à la volée.








Enfin, si le visuel de base n’est pas à votre goût, plusieurs thèmes apparaissent au cours de la partie. Il est également possible de personnaliser votre expérience, qu’il s’agisse de la musique d’ambiance ou des coloris de l’interface.
Bien moins bruyant qu’un véritable izakaya

Au Japon, les izakaya sont des sortes de bars-restaurants où l’on sert des boissons accompagnées de petits plats partagés. Si cet environnement ne vous est pas familier, sachez qu’il s’agit du lieu de retrouvailles par excellence pour les collègues qui souhaitent boire un coup après le travail. Il est très intéressant de voir que dans le jeu, l’ambiance y est extrêmement calme, la petite musique de fond étant presque le seul bruit audible avec les sons de la nature.
Dans la réalité, les izakaya sont pourtant très bruyants. Cela dénote d’ailleurs avec la vie publique japonaise (dans les rues et les transports) où le calme est omniprésent et les voix très basses. Néanmoins, il faut reconnaître que l’atmosphère conviviale qui s’en dégage est particulièrement engageante et typique.
Mon avis
Pour ma part, je reste bluffée par le travail accompli par le créateur du jeu. Les détails et les éléments graphiques sont somptueux.
Autant dire qu’après votre première création, vous aurez sans doute envie d’en commencer une autre pour voir jusqu’où peut aller votre imagination.
Le rythme du jeu me semblait assez soutenu (malgré l’absence de véritable « pression ») jusqu’au moment où j’ai découvert la possibilité de tourner le panneau sur « fermé ». J’ai également fortement apprécié l’option de passer le jeu en mode automatique.




La proposition globale est très bien réalisée : le rythme entre le service et la création s’enchaîne bien, et le titre est assez aisé à prendre en main.
Mon seul regret concerne l’absence de prise en charge de la manette, le combo clavier/souris n’étant clairement pas ma préférence. Néanmoins, une fois plongée dans le jeu, je n’ai pas vu le temps passer, bien trop occupée à m’amuser et à créer mon petit espace zen !