La saga culte reprend vie
Voilà un jeu que de nombreux joueurs attendaient avec une impatience presque fébrile… et nous y sommes enfin. Resident Evil Requiem est disponible, pour le plus grand bonheur des fans et des amateurs de survival horror. Impossible de passer à côté. Même celles et ceux qui ne jouent pas forcément à des titres horrifiques connaissent le nom de Resident Evil.
Car oui, que l’on apprécie l’horreur ou non, Resident Evil représente la référence du survival horror. La licence a défini les codes du genre. Elle a imposé une atmosphère unique. Elle a marqué l’histoire du jeu vidéo. Peu de sagas peuvent se vanter d’un tel héritage.
Capcom joue gros avec Resident Evil Requiem. Il porte les attentes de toute une communauté. Depuis son annonce, les discussions se multiplient et le retour du grand Léon S. Kennedy a clairement amplifié le phénomène. Léon incarne une figure emblématique de la franchise. Son nom évoque des souvenirs forts chez les fans. Son retour ne relève pas d’un simple clin d’œil nostalgique. Il suscite une attente réelle et massive. Beaucoup espèrent un épisode à la hauteur de son aura.
Alors, simple buzz ou véritable succès ? Capcom mise-t-il uniquement sur la nostalgie ou propose-t-il une expérience solide et marquante ? Resident Evil Requiem tient-il ses promesses ? Nous allons le découvrir ensemble. Je vous rassure cependant : cet article est garanti sans spoiler. Vous pouvez poursuivre votre lecture en toute tranquillité.

En toute clé-rété
Avant d’entrer dans le détail, je tiens à remercier Capcom ainsi que Warning Up pour l’envoi de la clé. Grâce à eux, j’ai pu découvrir Resident Evil Requiem en avant-première. J’ai ainsi eu l’opportunité de me plonger dans cette nouvelle aventure avant sa sortie officielle.
Cela dit, cet accès anticipé n’influence en rien mon avis. Lorsque je n’apprécie pas un jeu, je l’exprime clairement. Et lorsque j’adore une expérience, je le souligne tout autant. Et alerte spoiler : j’ai tout simplement adoré Resident Evil Requiem
Peur sur mesure
Avant de lancer votre partie, un petit détour par les paramètres s’impose… et croyez-moi, il y a de quoi s’amuser ! Capcom a pensé à tout, et les options disponibles sont nombreuses.
Au-delà des classiques (luminosité, volume audio, etc). vous pourrez personnaliser la vue de votre personnage. Capcom recommande certaines perspectives (et vous comprendrez très vite pourquoi) : la vue à la première personne pour Grace, et la troisième personne pour Léon. Libre à vous de choisir celle qui vous convient le mieux, selon votre style de jeu et vos préférences.
Vous pourrez également sélectionner la difficulté de votre partie. Pour ce test, j’ai opté pour le mode facile. Oui, je l’avoue, je suis faible… mais autant mettre toutes les chances de mon côté pour avancer dans le jeu et pouvoir vous écrire cet article !
Sachez que le mode de vue peut être modifié à tout moment pendant la partie. En revanche, pour changer la difficulté, il faudra recommencer une nouvelle partie.


Le pitch
L’aventure commence lorsqu’un corps est mystérieusement découvert dans un hôtel abandonné, victime d’une maladie inconnue et inquiétante. Grace Ashcroft, analyste du FBI et fille d’Alyssa Ashcroft (découverte dans Resident Evil Outbreak), est envoyée sur place pour enquêter… Un lieu chargé d’émotions, puisque c’est exactement là que sa mère est décédée huit ans plus tôt.
Ce qui semblait au départ n’être qu’un simple dossier à élucider se transforme rapidement en une descente en enfer. En explorant l’hôtel, Grace découvre que cette affaire est étroitement liée au décès de sa mère, mais aussi aux tragiques événements de Raccoon City, cette catastrophe biologique qui a marqué l’histoire de l’humanité.
Très vite, elle croise le chemin de Leon S. Kennedy, agent expérimenté de la DSO et vétéran des conflits bioterroristes. Contrairement à Grace, qui découvre la situation sur place, Leon connaît déjà l’ampleur de la menace et a un objectif bien précis : mettre fin aux recherches de Victor Gideon, un scientifique déterminé à poursuivre ses expériences sur le virus T…
Leurs trajectoires vont donc se croiser, s’entrelacer et parfois diverger, tandis que Grace doit naviguer entre enquête et survie, et que Leon poursuit sa mission pour stopper Gideon et contenir la menace. Ensemble, ils devront affronter les horreurs qui les entourent et survivre à chaque instant.
Graphiquement, Resident Evil : Requiem envoie du très lourd.
De nos jours, beaucoup de joueurs se fient d’abord à la qualité graphique pour juger un jeu… ce que je trouve un peu dommage, car le gameplay et l’histoire restent essentiels selon mon avis. Mais rassurez-vous : sur ce point, Requiem ne vous décevra absolument pas. Le jeu est splendide, du début à la fin. Les textures, les éclairages, les expressions faciales et les effets d’ombre et de lumière sont incroyablement soignés.
Et que dire des éclaboussures de sang ! Même lors des phases de combat les plus intenses, le jeu reste d’une beauté saisissante. Cela pourrait même en rebuter certains devant tant de réalisme… mais pour les amateurs de survival horror, c’est un vrai régal. Tout contribue à créer une atmosphère immersive et oppressante, digne des meilleurs épisodes de la saga.
Capture in-game
Capture cinématique








Pour ce test, j’ai joué sur PC avec une GeForce RTX 5060, et le rendu est à couper le souffle. Chaque détail, chaque scène… Resident Evil Requiem est graphiquement à la hauteur des attentes d’un jeu de 2026. À tel point que je n’ai pas pu résister… j’ai pris plus de 380 captures d’écran ! Oui, rien que ça. Autant vous dire que faire le tri pour choisir mes photos a été un véritable défi. Mais c’est bien là le signe que chaque image mérite d’être admirée, et que Capcom a une nouvelle fois frappé fort sur l’immersion visuelle.
Deux destins, une même menace
Si, au début de l’aventure, vous incarnez d’abord Grace, vous serez très rapidement amené à prendre le contrôle de Leon S. Kennedy. Et croyez-moi, le changement se fait immédiatement sentir. Le gameplay diffère totalement d’un personnage à l’autre.
Ces deux protagonistes semblent opposés à bien des égards, mais ils se complètent pourtant dans leur quête de survie. Grace adopte une approche plus vulnérable, où chaque déplacement demande de la prudence et où chaque affrontement peut devenir critique. Léon, lui, impose une présence plus assurée. Il avance avec davantage d’aisance dans les combats. Il encaisse, il riposte, il domine. En même temps, il faut dire que les zombies et lui, c’est une longue histoire… presque une histoire d’amour tant il semble habitué à les croiser sur sa route.
Grace, une héroïne sous pression
Grace est le premier personnage que vous incarnez dans Resident Evil Requiem. Agent du FBI, elle mène l’enquête sans imaginer un seul instant l’horreur qui l’attend. Très vite, la mission bascule et la survie devient sa priorité. En la contrôlant, vous devrez privilégier la discrétion. Observer. Écouter. Vous cacher dans les moindres recoins plongés dans l’ombre. Et, au moment opportun, courir vers les zones éclairées pour reprendre votre souffle… et, surtout, sauver votre peau.
Cela dit, Grace n’est pas totalement sans défense. Lorsque la situation l’exige, elle peut riposter. Elle a accès aux coffres de stockage, peut ramasser les pièces antiques, résoudre des énigmes, combiner des objets et utiliser un pistolet pour se défendre en cas de nécessité.. Son rôle ne se limite donc pas à fuir. Son inventaire reste cependant très limité. Vous devrez donc faire preuve d’organisation et de stratégie. Chaque objet compte. Chaque munition a son importance. La gestion des ressources devient essentielle pour avancer sans vous retrouver bloqué au pire moment.



Pour finir, Grace aura également la possibilité de collecter du sang sur ses adversaires. Oui, vous avez bien lu. Une fois le prélèvement effectué, elle pourra analyser les échantillons et créer des objets indispensables à sa survie. Grace, discrète mais ingénieuse. Avec Grace, Resident Evil Requiem devient un survival horror exigeant, où la tension occupe le premier plan. Une expérience à l’ancienne, où l’angoisse naît autant de la menace que de la fragilité du personnage. Et franchement, c’est exactement ce qu’on aime.
Léon, vétéran du cauchemar
Si Grace se distingue par sa discrétion et sa prudence, Léon, lui… est un véritable bulldozer ! Grace, c’est l’agent méthodique et réfléchie, tandis que Léon, c’est le Rambo du survival horror : puissant, direct, et capable de réduire les zombies en miettes sans sourciller.
Quand Léon sort le grand jeu
L’inventaire ? Aucun souci du côté de Léon ! À l’inverse de Grace, vous disposerez d’un inventaire conséquent en incarnant Léon. Les années d’expérience se font sentir, et vous aurez surtout à disposition de chouettes joujoux pour vous amuser contre vos adversaires.
Pas question cependant de faire n’importe quoi : il y a une limite, et vous devrez rester attentif à ce que vous transportez. Et bien sûr, il faudra toujours trouver les munitions qui vont avec pour pouvoir profiter pleinement de votre arsenal.

Resident Kombat
En plus de sa hache pour le corps à corps (que vous devrez aiguiser de temps en temps pour rester efficace) Léon a la possibilité non seulement de repousser ses ennemis, mais surtout de les frapper pour les achever en beauté. Et là, attendez-vous à une petite cinématique bien sanglante.
Oui, c’est violent. Oui, c’est sanglant. Et non, vous ne serez pas surpris si ça vous rappelle une fatality de Mortal Kombat : c’est parfaitement dans l’esprit du survival horror de Resident Evil.
Différentes scènes sont disponibles, et elles varient selon la posture de Léon ou l’arme qu’il utilise. De quoi démontrer, une fois de plus, toute l’expérience accumulée par notre vétéran préféré.

Ça ne compte que pour un !
Comme pour Grace, Léon aura la possibilité de combiner des objets, mais pas seulement. Vous pourrez également être récompensé pour chaque adversaire éliminé… ça fait plutôt plaisir, non ?
À l’aide d’un petit tracker, vous pourrez compter vos victimes et suivre vos performances en interagissant avec un coffre. Chaque ennemi abattu vous rapporte des points, qui pourront ensuite être dépensés pour acheter de nouvelles armes, des objets de soin ou des gilets pare-balles, ou encore pour améliorer ceux que vous possédez déjà.
À noter qu’il est également possible de vendre des munitions, des armes ou divers objets pour récolter des points supplémentaires et optimiser votre inventaire. Avec cette possibilité, vous n’aurez qu’une seule envie : tuer tout ce qui bouge !

Le plaisir ne fait que commencer
Resident Evil ne se limite pas à abattre vos adversaires… Dit comme ça, ça peut sembler étrange, mais c’est pourtant vrai ! Resident Evil Requiem regorge de secrets, d’objets à découvrir et de recoins bien cachés, ce qui prolonge considérablement sa durée de vie. Pour ma part, en prenant le temps de fouiller certains endroits (et d’y laisser quelques vies…), j’ai pu terminer le jeu en environ 7 heures (et je le précise encore, en mode facile).
Lors de cette première partie, je n’ai bien sûr pas pu mettre la main sur tous les objets à collecter ni ouvrir tous les coffres forts disséminés un peu partout. Une nouvelle partie sera donc nécessaire pour tout dénicher, et ça tombe bien : Capcom, comme à son habitude, propose le mode New Game Plus.

Le plaisir prolongé
Lors de vos parties, vous accumulerez des points de compétence (PC), qui pourront ensuite être dépensés dans la boutique avant de recommencer le jeu. Tenues, nouvelles armes ou même munitions illimitées… vous trouverez de quoi vous satisfaire et varier vos parties.
Comme pour chaque opus, les succès restent particulièrement motivants. Accessibles à tous (enfin, pour la plupart…), ils poussent à finir le jeu à 100 %. Et bien sûr, le fameux succès récompensant ceux qui terminent le jeu en moins de X heures est toujours présent, prêt à encourager les joueurs à se surpasser. Un sacré challenge, surtout quand on sait que certains adversaires sont prêts à vous traquer jusqu’au bout…

Petit raton, grandes galères
En plus de devoir affronter des hordes de zombies, vous aurez une autre mission… un peu plus mignonne, mais tout aussi chronophage : partir à la recherche de petites figurines en forme de raton laveur. Oui, vous avez bien lu ! Un petit clin d’œil évident à Raccoon City qui fera sourire les fans.
Au nombre de 25, ces figurines ne se laissent pas attraper facilement. Il vous faudra inspecter les moindres recoins, et certaines sont particulièrement bien cachées. Mais rassurez-vous, le jeu vous donne un petit indice sonore : lorsque vous entendez un bruit distinct, cela signifie que vous êtes très proche. Et quoi de plus frustrant que d’entendre ce son et de ne pas réussir à voir la figurine ?
Une fois que vous l’apercevez, vous avez deux solutions : tirer dessus à distance ou, mieux encore, utiliser votre couteau. Car dans Resident Evil, chaque munition compte, et économiser vos balles peut faire toute la différence.

Antiques mais indispensables
Dans le même registre que les petites figurines, vous aurez également la possibilité de mettre la main sur des pièces antiques (19 au total), disponibles à partir d’un certain stade du jeu. À la différence des figurines, ces objets ont une utilité bien précise : ils vous permettront de les échanger contre une série d’objets indispensables… dont la possibilité d’agrandir votre inventaire. Et croyez-moi, dans Resident Evil, pouvoir transporter plus d’objets, ce n’est clairement pas négligeable !
Cette fois-ci, pas de petit bruit pour vous guider. Il faudra compter uniquement sur vos propres sens et votre curiosité. Autant dire que la tâche ne sera pas toujours simple. Posées sur une table ou dissimulées dans un coffre-fort, ces pièces antiques vous obligeront à fouiller les moindres recoins avec attention.
Petite précision importante : ces objets ne sont utilisables que par Grace. Léon, lui, se passe volontiers de tout ce matériel… ses muscles suffisent amplement pour affronter les zombies !
L’ambiance oppressante de Requiem
Resident Evil : Requiem est un survival horror, et son objectif est clair : vous faire frissonner. Côté audio, le travail est remarquable et contribue énormément à l’immersion. Avec un casque, on se laisse happer par les bruits ambiants : le grincement d’une porte, le craquement du plancher sous vos pas, le souffle inquiétant d’un adversaire qui rôde… Ici, les musiques passent au second plan.
Côté ennemis, le jeu ne fait pas les choses à moitié. Bien sûr, vous croiserez votre lot de zombies classiques, mais Capcom ajoute également des antagonistes bien plus redoutables et carrément badass, même si, soyons honnêtes, ils ne rivalisent pas avec la belle et terrifiante Lady Dimitrescu !

Mon avis… à chaud !
Et voilà, après de nombreuses heures de casse-tête, de giclées de sang, près de 387 photos (et non, je n’exagère pas) et quelques sueurs froides, je viens enfin de terminer Resident Evil Requiem en 7h24 (oui, mode facile, ça aide un peu). Mais alors, pourquoi le mode facile ? Tout simplement parce que lorsque je joue à un jeu, j’ai envie de découvrir l’aventure avec plaisir, et non d’être frustrée toutes les cinq minutes en trébuchant au détour d’un couloir. Le mode facile m’a permis de vivre une expérience calme et sereine… enfin, “sereine” est un bien grand mot. Reste maintenant à poursuivre l’aventure en difficulté plus élevée, et autant vous dire que là, l’expérience s’annonce immédiatement beaucoup plus intense.
Mais le point que je souhaitais aborder concerne le lore du jeu, et pour cause : Resident Evil, c’est encore un peu nouveau pour moi. Alors que certains découvraient le premier épisode en 1996, moi, je courais encore dans la cour de l’école maternelle. Les années ont passé et je n’avais jamais vraiment suivi la licence, hormis les films. Puis est arrivé Resident Evil 7 : Biohazard, une vraie révélation et de loin mon préféré, suivi par Village, que j’ai adoré également. Resident Evil Requiem était donc une évidence, même si j’abordais ce dixième opus avec une petite appréhension.
Dans ce jeu, on retrouve Léon, celui que les anciens connaissaient bien. Pour moi, ce n’était qu’un nom. Bien sûr, j’avais quelques notions sur des personnages comme Chris ou Claire, mais ma peur était de ne pas comprendre l’histoire, faute de connaître réellement Léon… et finalement, aucun problème !
Même sans avoir touché aux premiers épisodes, le scénario reste clair et accessible, même pour les “nouveaux” joueurs comme moi. Entre les dialogues, les documents et les indices disséminés dans le jeu, vous pourrez suivre l’histoire sans aucune difficulté. Pour les fans de la première heure, en revanche, le plaisir est doublement présent. Les clins d’œil, les références aux anciens personnages et les petits détails sont autant de cadeaux qui rendent le jeu encore plus savoureux.
Le point positif, c’est que pour les nouveaux joueurs, on a désormais qu’une seule envie : se plonger dans les opus précédents ! Et ça tombe bien, puisque le deuxième, le troisième et le quatrième épisode ont tous eu droit à un petit remake, parfait pour rattraper le lore et prolonger l’expérience.












2 réponses
Ce qu’il ne faut pas lire, j’ai une Rtx 4080, un I9 13900k et 32g de ddr5 et la qualité graphique n’est pas au rendez-vous, les couleurs sont ternes et les graphismes sont d’un autre temps.
Bonsoir, chacun son ressenti 🙂 Pour ma part, j’ai trouvé le jeu vraiment très beau. Nous n’avons peut-être pas les mêmes attentes tout simplement.