Ce printemps voit arriver sur PlayStation un jeu qui sort un peu des sentiers battus, The End of the Sun. Si l’originalité peut être une bonne chose, est-ce le cas pour ce jeu en particulier?
Une attaque de phénix?
The End of the Sun commence avec un couple en train de se disputer. Soudain, un oeuf étrange éclôt et un phénix apparaît pour voler vers la femme toutes serres en avant. Le protagoniste que l’on incarne n’a rien à voir avec le couple, c’est un tisonneur. Une sorte de sorcier capable de voir des événements passés et de légèrement les modifier.

Les fils du destin
Tout au long de l’histoire de The End of the Sun, il va nous falloir trouver des feux mourants. En les attisant, le tisonneur a la possibilité de voir différentes étapes d’un événement qui, en général, ne se finit pas très bien. En modifiant de petits détails durant les étapes, il est possible de modifier complètement le dénouement de l’événement.



Une zone de recherche
En général, il faut retrouver un objet pour le mettre à un autre endroit. Parfois l’objet est simplement à deux pas de sa destination, parfois il est bien plus éloigné. Pour ne pas égarer le joueur, le tisonneur ne peut pas trop s’éloigner du feu qu’il est en train d’attiser. Si on sort de la zone de résolution de l’événement, un voile étrange apparaît et le joueur est notifié qu’il s’éloigne trop.

Causes et conséquences
Il n’est cependant pas forcément possible de résoudre tous les événements de The End of the Sun du premier coup. J’entends par là que, parfois, vous aurez besoin d’un objet acquis lors de la résolution d’un autre évènement. Une autre conséquence est l’ouverture d’un chemin permettant d’avancer dans l’intrigue.



Les saisons de la vie
Dans The End of the Sun, tous les feux ne sont pas tout de suite accessibles. En effet, suivant la saison dans laquelle vous êtes. Via un feu attisé, il est possible d’aller dans une sorte de hub qui permet de changer la saison.

Bien que cela change le paysage dans lequel vous vous balladez, il s’agit aussi d’une métaphore sur la vie d’une personne. Le printemps est l’enfance; l’été, la fleur de l’âge; l’automne sera la vie aux alentours des 30 ans et l’hiver sera la fin de l’année comme la fin de la vie.
Carte
Comme je le disais, les saisons auront bien sûr un impact sur votre environnement tout au long de votre exploration du monde de The End of the Sun. Et bien que ce ne soit pas un monde ouvert XXL, la carte est utile. Il est cependant important de dire que ce n’est pas une carte interactive, il faut oublier le petit marqueur “Vous êtes ici”. Vous n’avez qu’un simple bout de papier donc les zones sont révélées au fur et à mesure de votre exploration. Outre le côté orientation, la carte montre aussi les feux ravivés ou non ainsi que la saison durant laquelle on peut interagir avec.

Mon expérience
En un peu moins de six heures, j’ai terminé la trame principale sans trop de difficulté. Je n’ai cependant pas trouvé tous les secrets cachés de cet univers et les énigmes, bien que variées, ne sont pas prises de tête. Honnêtement, la plus grosse difficulté de The End of the Sun est l’orientation. Cependant, une fois encore, une fois les repères pris, on se déplace assez vite entre les différentes destinations.
Univers
J’ai d’abord eu un peu de mal avec l’univers proposé, les protagonistes me laissaient indifférents et j’ai continué pour faire le test. Mais rapidement, après trois ou quatre feux, on plonge dans l’intrigue qui semble, au départ, tout à fait décousue. Sur la fin de la trame, j’avais hâte de connaître et comprendre la fin de cette aventure. De plus, les créatures fantastiques et la mythologie propre au jeu n’étaient pas pour me déplaire.
Émotions
Le plus gros point négatif de The End of the Sun est à un niveau bien précis, les émotions des protagonistes. Les visages sont assez inexpressifs. Je sais que c’est un point complexe surtout si la modélisation des personnages est simple. Nous ne sommes pas sur le budget d’un triple A, donc je peux comprendre, mais d’un autre côté, je pense que l’histoire repose surtout sur les émotions. Du coup, très souvent, l’émotion est transmise par le texte et/ou l’intonation du doublage.

