Et si l’Enfer vous confiait… un skate ?
C’est ce que propose le jeu Skate Story, développé par Sam Eng et édité par Devolver Digital. Le jeu est sorti le 8 décembre 2025 en multiplateforme et est inclus dans le PlayStation+.



Démon de verre, Diable et pacte
L’histoire est simple. Vous êtes un démon de verre dans les Enfers et le Diable, en échange d’un simple pacte, vous proposera un skateboard. Pour retrouver votre liberté, il vous faudra atteindre la Lune, puis la dévorer. Pendant votre traversée des neuf strates des Enfers, vous visiterez des lieux comme Bagel Land ou le Ministère de la Mort. Vous rencontrerez des ennemis, comme Les Yeux, agacés de vous voir fouler les Enfers en skateboard jusqu’au Diable lui-même…



Apprendre à tomber
Le jeu ne demande pas une grande prouesse technique pour que vous le preniez en main avant de ressentir la sensation de glisse qu’il procure dès les premières minutes. Cependant, les Enfers regorgent d’obstacles que vous devrez contourner avec un powerslide ou franchir en survolant les flammes éternelles grâce à un ollie. Quant aux boss, ils vous demanderont d’effectuer des combos et des tricks variés afin de les vaincre. Mais n’oubliez pas : être un démon de verre implique que chaque chute semblera presque fatale.



La chute au service de l’esthétisme
D’ailleurs, le démon de verre ne donne pas seulement l’impression que chaque chute pourrait le briser, il devient également un choix visuel fort. Une partie de la beauté du jeu réside dans ses choix esthétiques : la transparence du démon, les reflets, les textures cristallines ou, à l’inverse, complètement glitchées. Ce mélange nostalgique des années 2000 avec un soupçon de néons futuristes fonctionne. Le jeu parvient à nous plonger dans un lointain rêve, presque familier. Et ça marche.



Blood Cultures
Et ce qui marche également, c’est la bande-son. Sam Eng nous propose ici un jeu qui s’accorde parfaitement avec l’univers du groupe Blood Cultures : un mélange de sonorités à la fois douces et très rythmées, qui restent en tête et accompagnent encore mes journées. Le jeu a un côté addictif. C’est une véritable expérience sensorielle. Il est décalé, étrangement beau, et l’ambiance sonore qui nous accompagne pendant notre traversée des neuf strates des Enfers rend le voyage d’autant plus immersif.
L’Enfer, c’est les autres
Durant notre voyage, nous sommes amenés à rencontrer quelques PNJ, aussi étranges que Frotue la grenouille ou HappyCube, mais aussi plus familiers, comme Rabbie, la petite lapine blanche qui nous sert de guide pendant notre exploration. On peut noter certaines correspondances avec notre réalité : les philosophes du lycée, Les Yeux qui scandent leurs interdictions de faire du skate, ou encore ce moment improbable où vous devrez… faire la lessive du Diable ?!


