Where the Forest Ends est un jeu d’action-horreur en vue isométrique édité et développé par MonkeyBassGames.
Il nous plonge dans un monde post-apocalyptique infesté de zombies, de pillards et d’autres joyeusetés du genre.
Un jeu plutôt linéaire, orienté combat, frénétique comme on aime, avec une bonne dose de gore et quelques idées intéressantes… Mais malheureusement, aussi plusieurs défauts qui reviennent régulièrement pendant l’aventure.
Une simple mission de récupération qui tourne mal
On incarne Herman, un survivant qui accompagne son frère Phil afin de récupérer une mystérieuse cache de matériel censée permettre d’éponger certaines dettes.
Le problème, c’est qu’une fois arrivé sur place, rien ne se passe comme prévu.
Déjà, la fameuse cache n’aurait même pas été laissée là par Phil.
Ce dernier aurait simplement entendu parler de son existence par un homme ivre.
Ensuite, les lieux sont infestés de zombies. Et pour couronner le tout, une fois la cache retrouvée, des bandits lourdement armés débarquent, nous capturent et nous enferment.



À partir de là, notre objectif est assez simple : survivre, s’évader et retrouver notre frère.
L’histoire ne casse pas 3 pattes à un canard, est surtout là comme prétexte pour défourailler du bandit et du zombie.
En tout cas, elle a au moins le mérite de nous donner une raison d’avancer d’une zone à l’autre.
Un gameplay orienté action et baston
Ici, si vous espériez parfois jouer la carte de l’infiltration, autant vous prévenir tout de suite, ce n’est clairement pas possible.
Impossible de s’accroupir, impossible de réellement se cacher, et la plupart des affrontements se règlent en fonçant dans le tas.
Heureusement, Herman dispose d’une bonne panoplie d’outils pour survivre.


On peut courir avec Shift, effectuer un dash avec Espace, envoyer de violents coups de pied retournés avec Ctrl, réaliser des attaques rapides, lancer plusieurs types de grenades, utiliser des medkits ou encore exécuter certains ennemis grâce à des finishers.
Les combats sont nerveux et bien sanglants. Le jeu ne fait clairement pas dans la dentelle et les têtes volent à la pelle.
L’arsenal également est plutôt généreux.






Au total, on débloque 12 armes à feu, 6 armes de mêlée et 4 types de grenades.
Au début de l’aventure, notre inventaire est limité à deux armes, mais on finit par débloquer davantage d’emplacements pour les fusils d’assaut et les armes de précision.
On ne peut par contre prendre qu’une arme de chaque type sur nous. Donc pas possible d’avoir deux fusils à pompe ou deux pistolets.
Un peu de craft, mais pas de progression du personnage
Tout au long de l’aventure, on récupère différents composants qui permettent de fabriquer des objets ou d’améliorer nos armes.
Pour cela, il faut passer par des établis disséminés dans la carte et les niveaux.
Le système fonctionne assez bien et permet de renforcer progressivement l’équipement.
En revanche, impossible d’améliorer Herman lui-même. Et c’est un peu dommage.
Surtout que son endurance est tellement limitée, que certaines situations deviennent parfois frustrantes.
On aurait aimé pouvoir améliorer (même légèrement) certaines de ses capacités physiques.


Une ambiance post-apocalyptique réussie
Même si le jeu est assez linéaire, les environnements arrivent à offrir un minimum de variété.
On traverse notamment une forêt, des marécages, des égouts, une sorte de casse automobile, une prison, une usine, etc.
Tous ces lieux conservent toujours cette ambiance post-apocalyptique sale et délabrée .








Visuellement, le jeu est globalement réussi.
La gestion de la lumière fait vraiment naturelle et ça apporte beaucoup à l’ambiance générale.
Par contre, heureusement que la caméra reste relativement éloignée. Car dès qu’on s’approche un peu trop de certains éléments, les limites techniques se font bien ressentir.
La caméra constitue également l’un des principaux défauts du jeu.
Impossible de la faire pivoter, ce qui complique parfois la lecture de l’action.
Certes, certains murs ou plafonds deviennent transparents lorsqu’on passe derrière ou sous eux, mais le système n’est pas toujours bien lisible et il arrive régulièrement qu’on perde de vue notre personnage.


Une intelligence artificielle complètement à la ramasse
Mais le point le plus noir du jeu, durant TOUTE l’aventure, c’est l’intelligence artificielle.
Les ennemis réagissent souvent de manière incompréhensible.
Il n’est pas rare de tuer un adversaire à quelques mètres de ses alliés sans qu’ils s’en aperçoivent, sans qu’ils bronchent, enfin sans qu’il ai la moindre réaction, quoi.

Parfois même, on peut tirer directement sur un ennemi éloigné sans qu’il ne cherche à comprendre ce qui lui arrive.
Le résultat donne souvent lieu à des situations involontairement drôle qui cassent pas mal l’immersion.
Et malheureusement, cela concerne aussi certains alliés, qui se mettent en travers de notre chemin, nous le bloquant, foncent dans le tas sans rien faire, etc.
Et en plus, il y a parfois quelques trucs pas logique niveau gameplay, comme des cocktails Molotov qui continuent de fonctionner parfaitement sur l’eau, par exemple…
En tout cas, tout ça fait que le jeu manque parfois sérieusement de crédibilité.
Le Tower Mode
Pour booster un peu la durée de vie du jeu (l’histoire principale se finit en environ 6h-7h), un mode « horde » qui s’intitule Tower Mode a été ajouté.
Ici, on doit combattre des vagues d’ennemis.
En tout pour finir ce mode, il faudra venir à bout de 90 vagues sans mourir. Évidemment, les ennemis deviennent de plus en plus coriaces au fil de la progression.
Et dans ce mode, impossible de sauvegarder. Si vous voulez en voir le bout, il vous faudra de la patience et de la dextérité pour ne pas mourir bêtement après plusieurs dizaines de vagues.
Important à noter : les munitions ne sont pas infinies. Il faudra donc jongler entre armes de poing et armes à feu, tout en utilisant vos balles judicieusement pour ne pas se retrouver en rade au pire moment.



Les vagues se passent sur un toit d’immeuble.
Sur ce toit on y trouve un établi (pour crafter ou améliorer nos armes), et un jukebox pour changer les musiques, et mettre celles qu’on préfère pour nous booster dans les affrontements.
À la fin de chaque vague, on reçoit et récupère des récompenses pouvant aller d’armes, de grenades à composant de craft, etc.
On commence la première vague avec un simple couteau, et plus on se rapproche de la 90ème, plus l’arsenal qu’on aura débloqué deviendra dévastateur.
Aussi, parfois, certaines vagues nous téléportent sur un autre grand toit d’immeuble, où il faudra faire face à un boss.