Quand je vous dis film macabre avec un style particulièrement dérangeant, vous pensez automatiquement aux œuvres de Tim Burton. Et à juste titre : quand il s’agit de macabre, difficile de ne pas penser à lui, c’est un peu le maître en la matière. Si vous aimez son univers, vous adorerez sans doute Gloomy Eyes. Mais qu’est-ce que Gloomy Eyes exactement ?
Gloomy Eyes a d’abord vu le jour sous la forme d’un court-métrage d’animation immersif d’environ 30 minutes, que l’on peut visionner gratuitement sur le site d’ARTE. Parallèlement, un jeu VR a été développé, permettant aux joueurs de plonger directement dans cet univers sombre et poétique. Pour finir, la version Steam sort le 12 septembre, et c’est celle-ci que nous allons découvrir ensemble, en explorant l’univers, les énigmes et la poésie macabre de Gloomy Eyes.

Au cœur de la nuit éternelle
Gloomy est un petit zombie et, comme la plupart des zombies, il déteste la lumière du jour ! Et ça tombe plutôt bien : dans ce monde, la lumière a disparu depuis longtemps. La nuit a pris sa place pour l’éternité, enveloppant tout dans une obscurité douce mais inquiétante. Pourtant, malgré sa peur, Gloomy nourrit un petit espoir… celui de voir le soleil, ne serait-ce qu’un instant.
C’est là qu’intervient Nena, une jeune humaine enfermée chez son oncle. À première vue, tout les oppose : l’un est un zombie timide et maladroit, l’autre une humaine pleine de vie, curieuse et intrépide. Mais parfois, ce sont justement ces différences qui créent des liens inattendus. Ensemble, ils vont braver un monde en ruines, rempli de dangers, de haine et de solitude, et tenter de raviver la lumière perdue. Et si l’amour, la confiance et la complicité pouvaient devenir une source de lumière, même dans l’obscurité la plus totale ?
Entre lumière et ténèbres
Dès le début de votre aventure, vous incarnez Gloomy, un petit zombie qui déteste la lumière. Ici, pas de soleil à l’horizon : la lumière provient de lampadaires, lanternes et autres sources artificielles. Chaque éclat est dangereux, et il faudra les éviter à tout prix. Heureusement, Gloomy n’est pas sans ressources : il peut lancer des objets, déplacer des murs ou s’approcher discrètement des autres zombies pour progresser dans cet univers sombre.
À l’inverse, Nena est humaine et n’a aucun souci avec ces lumières. Mais l’obscurité la terrifie : des zombies rôdent et représentent une menace constante. Malgré sa peur, Nena est essentielle pour avancer : elle peut sauter des obstacles, activer des leviers et explorer des zones inaccessibles à Gloomy.
Leur force réside dans leur complémentarité. À vous de les guider, de combiner leurs compétences et de traverser cet univers à la fois poétique, macabre et rempli de surprises.


Logique, rapidité et coopération
Le changement de personnage se fait très simplement : il suffit d’appuyer sur la touche indiquée pour basculer de Gloomy à Nena, ou inversement. Mais attention, ce n’est pas automatique ! Le jeu ne vous dira jamais quand il faut changer de personnage. C’est à vous d’observer votre environnement et de réfléchir, et c’est justement ce qui fait tout le charme de Gloomy Eyes.
Certaines énigmes sont relativement simples, mais d’autres se révèlent beaucoup plus complexes. Ici, ne comptez pas sur les indices, il n’y en a aucun ! Il n’est donc pas rare de rester bloqué plusieurs minutes sur un puzzle coriace.
Les énigmes sont variées et ne se ressemblent jamais. Parfois, Nena doit désactiver une lumière depuis une plateforme élevée, avant que vous ne passiez rapidement à Gloomy pour ramasser un objet ou franchir un obstacle. Ensuite, il faudra rebasculer sur Nena pour réactiver un levier… Il faut parfois aussi faire preuve de rapidité et de coordination !
En soi, les mécanismes restent assez simples, mais lorsqu’il s’agit de naviguer dans des zones précises, cela devient un vrai défi. Rappelons-le : Nena ne peut pas passer dans l’obscurité et Gloomy ne supporte pas les zones éclairées. Il faudra donc réfléchir au bon ordre, combiner leurs compétences et faire preuve de logique pour avancer.
Un univers vraiment glauque
Comme je le mentionnais plus haut, Gloomy Eyes évoque immédiatement l’univers de Tim Burton… et ce n’est pas pour rien ! Dès les premières minutes, on est plongé dans un monde fascinant et inquiétant, où le macabre et le poétique cohabitent avec un équilibre parfait. Les personnages possèdent ce côté étrange et caricatural typique de Burton : certains semblent tout droit sortis d’un conte gothique, d’autres oscillent entre humour noir et mélancolie profonde.
Les environnements renforcent cette atmosphère unique. Les contrastes de lumière, les ombres inquiétantes, la profondeur des décors… chaque détail visuel contribue à créer un sentiment mêlé d’émerveillement et de légère inquiétude, comme si chaque recoin pouvait cacher un danger.
Le scénario suit la même logique : il mêle mystère, émotion et humour noir, dans un univers à la fois familier et totalement étrange. Seul petit bémol : le doublage n’est disponible qu’en anglais. Mais la voix du fossoyeur, qui sert aussi de narrateur, compense largement ce détail : son interprétation est si réussie qu’elle nous plonge au cœur de l’histoire dès les premières secondes.

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