Gloomy Eyes

DATE DE SORTIE
12/09/2025
TEST RÉALISÉ SUR
PC
ÉDITEUR
Atlas V, Be Revolution Gaming, 3Dar, Fishing Cactus, ARTE France
DÉVELOPPEUR
ARTE France, Untold Tales
GENRE(S)
Horreur
LANGUES
Anglais audio avec des sous-titres français
PLATEFORME(S)
Nintendo Switch, PC, PlayStation 5, Xbox Series
COMPATIBILITÉ STEAM DECK
Non testé par Valve
MODE(S)
Solo
DATE DE SORTIE
12/09/2025
PLATEFORME(S)
Nintendo Switch, PC, PlayStation 5, Xbox Series
DÉVELOPPEUR
ARTE France, Untold Tales
ÉDITEUR
Atlas V, Be Revolution Gaming, 3Dar, Fishing Cactus, ARTE France
TEST RÉALISÉ SUR
PC
GENRE(S)
Horreur
COMPATIBILITÉ STEAM DECK
Non testé par Valve
MODE(S)
Solo
LANGUES
Anglais audio avec des sous-titres français

Quand je vous dis film macabre avec un style particulièrement dérangeant, vous pensez automatiquement aux œuvres de Tim Burton. Et à juste titre : quand il s’agit de macabre, difficile de ne pas penser à lui, c’est un peu le maître en la matière. Si vous aimez son univers, vous adorerez sans doute Gloomy Eyes. Mais qu’est-ce que Gloomy Eyes exactement ?

Gloomy Eyes a d’abord vu le jour sous la forme d’un court-métrage d’animation immersif d’environ 30 minutes, que l’on peut visionner gratuitement sur le site d’ARTE. Parallèlement, un jeu VR a été développé, permettant aux joueurs de plonger directement dans cet univers sombre et poétique. Pour finir, la version Steam sort le 12 septembre, et c’est celle-ci que nous allons découvrir ensemble, en explorant l’univers, les énigmes et la poésie macabre de Gloomy Eyes.

Gloomy Eyes

Au cœur de la nuit éternelle

Gloomy est un petit zombie et, comme la plupart des zombies, il déteste la lumière du jour ! Et ça tombe plutôt bien : dans ce monde, la lumière a disparu depuis longtemps. La nuit a pris sa place pour l’éternité, enveloppant tout dans une obscurité douce mais inquiétante. Pourtant, malgré sa peur, Gloomy nourrit un petit espoir… celui de voir le soleil, ne serait-ce qu’un instant.

C’est là qu’intervient Nena, une jeune humaine enfermée chez son oncle. À première vue, tout les oppose : l’un est un zombie timide et maladroit, l’autre une humaine pleine de vie, curieuse et intrépide. Mais parfois, ce sont justement ces différences qui créent des liens inattendus. Ensemble, ils vont braver un monde en ruines, rempli de dangers, de haine et de solitude, et tenter de raviver la lumière perdue. Et si l’amour, la confiance et la complicité pouvaient devenir une source de lumière, même dans l’obscurité la plus totale ?

Entre lumière et ténèbres

Dès le début de votre aventure, vous incarnez Gloomy, un petit zombie qui déteste la lumière. Ici, pas de soleil à l’horizon : la lumière provient de lampadaires, lanternes et autres sources artificielles. Chaque éclat est dangereux, et il faudra les éviter à tout prix. Heureusement, Gloomy n’est pas sans ressources : il peut lancer des objets, déplacer des murs ou s’approcher discrètement des autres zombies pour progresser dans cet univers sombre.

À l’inverse, Nena est humaine et n’a aucun souci avec ces lumières. Mais l’obscurité la terrifie : des zombies rôdent et représentent une menace constante. Malgré sa peur, Nena est essentielle pour avancer : elle peut sauter des obstacles, activer des leviers et explorer des zones inaccessibles à Gloomy.

Leur force réside dans leur complémentarité. À vous de les guider, de combiner leurs compétences et de traverser cet univers à la fois poétique, macabre et rempli de surprises.

Gloomy Eyes
Gloomy Eyes

Logique, rapidité et coopération

Le changement de personnage se fait très simplement : il suffit d’appuyer sur la touche indiquée pour basculer de Gloomy à Nena, ou inversement. Mais attention, ce n’est pas automatique ! Le jeu ne vous dira jamais quand il faut changer de personnage. C’est à vous d’observer votre environnement et de réfléchir, et c’est justement ce qui fait tout le charme de Gloomy Eyes.

Certaines énigmes sont relativement simples, mais d’autres se révèlent beaucoup plus complexes. Ici, ne comptez pas sur les indices, il n’y en a aucun ! Il n’est donc pas rare de rester bloqué plusieurs minutes sur un puzzle coriace.

Les énigmes sont variées et ne se ressemblent jamais. Parfois, Nena doit désactiver une lumière depuis une plateforme élevée, avant que vous ne passiez rapidement à Gloomy pour ramasser un objet ou franchir un obstacle. Ensuite, il faudra rebasculer sur Nena pour réactiver un levier… Il faut parfois aussi faire preuve de rapidité et de coordination !

En soi, les mécanismes restent assez simples, mais lorsqu’il s’agit de naviguer dans des zones précises, cela devient un vrai défi. Rappelons-le : Nena ne peut pas passer dans l’obscurité et Gloomy ne supporte pas les zones éclairées. Il faudra donc réfléchir au bon ordre, combiner leurs compétences et faire preuve de logique pour avancer.

Un univers vraiment glauque

Comme je le mentionnais plus haut, Gloomy Eyes évoque immédiatement l’univers de Tim Burton… et ce n’est pas pour rien ! Dès les premières minutes, on est plongé dans un monde fascinant et inquiétant, où le macabre et le poétique cohabitent avec un équilibre parfait. Les personnages possèdent ce côté étrange et caricatural typique de Burton : certains semblent tout droit sortis d’un conte gothique, d’autres oscillent entre humour noir et mélancolie profonde.

Les environnements renforcent cette atmosphère unique. Les contrastes de lumière, les ombres inquiétantes, la profondeur des décors… chaque détail visuel contribue à créer un sentiment mêlé d’émerveillement et de légère inquiétude, comme si chaque recoin pouvait cacher un danger.

Le scénario suit la même logique : il mêle mystère, émotion et humour noir, dans un univers à la fois familier et totalement étrange. Seul petit bémol : le doublage n’est disponible qu’en anglais. Mais la voix du fossoyeur, qui sert aussi de narrateur, compense largement ce détail : son interprétation est si réussie qu’elle nous plonge au cœur de l’histoire dès les premières secondes.

Galerie

CONCLUSION

Je suis une grande fan des œuvres de Tim Burton (Les Noces Funèbres restent, pour moi, un incontournable) et Gloomy Eyes réussit parfaitement à nous rappeler cet univers si particulier. On y retrouve ce mélange de macabre et de poésie propre à Burton, mais transposé dans un univers original. Chaque personnage, chaque décor, chaque éclairage respire cette atmosphère étrange, touchante et légèrement inquiétante, tout en proposant une expérience unique qui ne se contente pas de copier le maître.

Le jeu se distingue par son design unique, avec des décors en 3D très soignés qui créent une ambiance à la fois sombre et poétique. Le scénario, simple en apparence, touche le joueur en explorant la peur, la solitude et la complicité naissante entre Gloomy et Nena. On devine qu’ils vont tomber amoureux, mais malgré cela, on prend plaisir à découvrir leur relation, fragile et pleine de différences et c’est ce qui la rend si belle.

Les énigmes sont intelligentes et variées : certaines demandent réflexion et observation, d’autres rapidité et coordination entre les deux personnages. Elles représentent un véritable défi, peut-être un peu trop pour les débutants, surtout en l’absence d’indices, mais il faut s’accrocher car le jeu en vaut largement la peine.

On se prend très vite au jeu, dans cette nuit éternelle peuplée de lumières vacillantes et de secrets à découvrir. L’univers de Gloomy Eyes est à la fois inquiétant et fascinant, et l’on se surprend à sourire, à frissonner et à ressentir une réelle empathie pour les personnages. Que ce soit pour le design, le gameplay ou l’histoire, c’est une expérience que je recommande vivement, autant aux amateurs de mondes sombres et poétiques qu’aux curieux en quête d’un jeu véritablement original.

+ POINTS POSITIFS

  • Des puzzles qui demandent réflexion, observation et logique, sans jamais devenir répétitifs.

  • Un monde sombre, poétique et macabre, inspiré de Tim Burton.

  • La narration faite par le fossoyeur.

  • Une histoire émotive qui traverse la peur et l’obscurité.

  • Une durée de vie satisfaisante : selon votre rythme pour résoudre les énigmes, le jeu peut durer jusqu’à 6 heures.

  • Adapté même aux plus jeunes : le jeu ne tombe jamais dans le gore

- POINTS NÉGATIFS

  • Mais certaines énigmes peuvent être parfois trop difficiles en l’absence d’indices.

  • Absence de mode coopération : le jeu se joue uniquement en solo.

  • Beaucoup d’aller-retour : pour certaines énigmes, le second personnage ne suit pas automatiquement, ce qui oblige à naviguer d’un bout à l’autre des niveaux.

Cet article a été rédigé avec un service presse

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