Hell Clock est un rogue lite en vue isométrique avec une petite touche d’action RPG saupoudré de dark fantasy. Il est développé par Rogue Snail (Relic Hunters…) et édité par Mad Mushroom (Atomic Picnic, Splodey…).
8 ans après la guerre de Canudos
« Au XIXe siècle, une sombre page de l’histoire brésilienne s’est écrite dans les terres arides du Nordeste. Le village de Canudos était un sanctuaire où des milliers de pauvres hères avaient trouvé refuge. Cependant, lorsqu’ils refusèrent de plier devant l’armée de la toute nouvelle République du Brésil, leur résistance fut réprimée dans le sang et l’horreur. Plus de 25 000 hommes, femmes et enfants furent massacrés.
Vous incarnez Pajeú, qui a gagné sa liberté au combat, et qui lutte pour sauver l’âme du Conseiller, son mentor et guide spirituel de Canudos. À chaque descente, le temps se dilate, et vos pouvoirs s’accroissent au fil des horreurs toujours plus redoutables que vous affrontez : les forces du mal qui ont dérobé la tête du Conseiller et piégé son âme. »



Du cel-shading de qualitey
Comme vous pouvez le voir sur les images de ce test, Hell Clock arbore des graphismes cel-shading façon comics qui ne sont pas sans rappeler ceux de Curse of the Dead Gods.
Le style colle parfaitement avec l’ambiance dark fantasy du titre de Rogue Snail et nous en met plein les yeux.
Le sang coule à flot et le butin gicle de partout ! Et pourtant, la lisibilité reste impeccable. On ne perd jamais de vue notre perso, même lorsque l’écran est surchargé d’ennemis.




Un gameplay basé sur le temps
Armé de notre révolver et d’un sablier, notre cher Pajeú dispose de 7 minutes pour finir le jeu, et venir à bout de tout un tas de goules et autres forces du mal.
Ce chrono serré nous poussera parfois à faire des choix, comme faire l’impasse sur certains embranchements de la carte, pour aller le plus vite possible et ne pas mourir par manque de temps.
Cela impliquera donc de possiblement passer à côté de certaines caisses, voire même d’être obligé de ne pas tuer tous les méchants des niveaux.
Un cauchemar pour les complétistes, clairement.


Fort heureusement pour eux, un mode appelé « pèlerin » sera activable via les options. Il fige totalement le temps, vous permettant d’explorer chaque recoin sans pression. Plus besoin de se soucier de l’horloge infernale qui tourne.
À l’inverse, pour plus de challenge, les joueurs peuvent désactiver toute pause, pour plus de « réalisme ».
Avec cette option désactivée (la pause est une option à activer ou non), même lorsque vous montez de niveau et/ou que vous avez des améliorations à choisir, la pause ne se fera pas.
Autant vous dire que lorsqu’on monte de niveau en pleine action et qu’il reste encore plein de mobs autour de nous, il faudra être rapide à choisir nos bénédictions, au risque de périr rapidement.



Hell Clock : le jeu des bénédictions
Vous l’avez compris à ce que je raconte plus haut, notre personnage bénéficiera d’améliorations. Et c’est parfait, car elles sont cruciales pour progresser. Sans elles, finir le jeu serait mission impossible !
Ici, elles prennent la forme de bénédictions, réparties en plusieurs catégories :
Tout d’abord, il y a celles en jeu, dans les donjons :
Les bénédictions de Talent :
Que nous obtiendrons en gagnant des niveaux, et à chaque passage de niveau, nous aurons le choix entre 3 améliorations pour nos sorts/attaques.
Elles peuvent être communes, magiques, rares, voire légendaires.
Pour augmenter notre niveau, il faudra tuer !
Les bénédictions de Terre :
Celles-ci amélioreront les attributs de Pajeú, que ça soit sa santé, sa vitesse de déplacement, ses coups critiques, etc.
Pour les obtenir, nous aurons juste à interagir avec une statue en pierre apparaissant par moments vers la fin des niveaux.
Encore une fois, nous aurons le choix entre 3 améliorations différentes.
Mais attention, elles ne sont pas gratuites : il faudra payer en réfis, la monnaie du jeu, récupérable en tuant, lootant ou cassant tout ce qui traîne.
Les bénédictions d’Héritage :
Ces améliorations seront accessibles après avoir vaincu un boss.
Encore une fois, trois choix s’offrira à nous, et encore une fois, nous ne pourrons en prendre qu’un seul.
Ici, ces améliorations octroient des boosts uniques et puissants.
Cependant, ce qui est étrange, voire même débile, c’est qu’on pourra y obtenir des boosts pour des sorts d’attaque que nous n’aurons pas équipés. (On ne peut équiper que 5 sorts différents pour nos runs)





Et enfin, dans les niveaux, un peu aléatoirement, nous pouvons tomber nez à nez sur des autels qui augmentent temporairement une stat.
Dommage que dans le feu de l’action, il soit difficile de lire le nom de l’autel. C’est seulement ainsi que la caractéristique améliorée sera indiquée.
Donc autant vous dire que si ce n’est pas un boost pour la vitesse de déplacement, ce n’est pas toujours aisé de comprendre ce que l’autel a fait.

Voilà pour les améliorations en jeu.
Une fois mort, nous retournons dans le « hub ». C’est là que nous pourrons débloquer d’autres types d’améliorations, qui seront, elles, permanentes.
Dans tous les points ci-dessous, les améliorations seront achetables en échange de pierres d’âmes, que nous obtenons en jeu.
La boutique de Bénie de João Abade :
Pour acheter des améliorations d’équipements (ceinture, revolver, veste, etc.) et renforcer nos défenses et attaques.
Le grimoire de compétences :
Pour acheter de nouvelles attaques magiques ou d’armes.
Le reliquaire :
Pour équiper Pajeú d’objets magiques aux effets variés : santé bonus, ferveur, vitesse, double dégâts, etc.
Comme l’inventaire de départ est limité à un 4×3, il faudra bien réfléchir pour obtenir une configuration vraiment efficace.
Les objets eux-mêmes peuvent être améliorés via les pierres d’âme.
La grande Cloches :
À débloquer au fil de l’aventure avec des planches de bois.
Elle permet d’augmenter des stats spécifiques telles que : santé, dégâts de base, taille de l’inventaire, nombre de potions… ou même le temps disponible pour finir le jeu.
Oui, les 7 minutes de base peuvent être étendues. OUF.







Plusieurs manières de jouer
Dès le début, nous aurons le choix de la maniabilité à adopter pour le reste de notre aventure.
Que ce soit à la manette, au clavier, ou au combo clavier/souris, nous nous déplacerons ensuite un peu à la manière d’un Diablo.
C’est à dire qu’avec le curseur de notre souris, nous déplaçons Pajeú en cliquant sur l’endroit souhaité, puis en appuyant sur le clic droit ou des touches du clavier pour utiliser les attaques.
Dès le début, vous choisissez votre maniabilité :
- Manette
- Clavier + souris, à la Diablo (clic pour se déplacer, clic droit et touches du clavier pour attaquer)
- Clavier seul
Une petite aide à la visée est aussi présente.


